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5. Ossements fossiles découverts à Saint-Nicolas en 1 8ÎS9 , rapport déjà cité de M. Van Beneden.

plus lourdes qui sont le mieux conservées en général , ce qui indique que la conservation n’est pas due à la quantité plus ou moins grande de sable qui les couvrait après leur dépôt » '.

Mais, tous ces animaux ont-ils réellement vécu là où l’on découvre aujourd’hui leurs débris? En d’autres termes, leurs débris sont-ils en place? Pour répondre à cette question, examinons les conditions dans lesquelles ces restes se présentent dans les terrains qui les portent. Jamais nous n’avons recueilli, au Pays de Waas, une coquille fossile encore garnie de son animal qui, le plus souvent, est remplacé par le terrain où gît la coquille ou par une concrétion qui s’y est formée. Les coquilles de notre argile rupelienne se trouvent parfois dans le plus parfait état de conservation : non-seulement, toutes les parties en sont intactes, mais l’épiderme même du test, qui se détache cependant si facilement, n’a subi aucune atteinte, et jusqu’à sa couleur et son luisant naturels, tout est conservé; on dirait des coquilles nées de hier. Si, dans les bivalves, les deux valves sont le plus souvent séparées, on en trouve aussi dont les valves se couvrent, et qui sont alors remplies d’une concrétion argilo-calcaire qui les tient hermétiquement et solidement fermées. Toutes les dimensions d’une espèce, depuis les individus les plus petits jusqu’aux plus grands, et, par conséquent, tous les âges de cette espèce se rencontrent. Ces conditions là se présentent chez un grand nombre de coquilles de Basele et de Rupelmonde, et ne permettent pas de douter que des coquilles aussi bien conservées ne soient en place. Mais, il n’en est pas toujours ainsi. Très fréquemment, les coquilles de notre argile sont avarieés : ou elles sont privées de leur épiderme et de quelques-unes de leurs parties, ou elles sont déformées, crevassées, encroûtées de sulfure de fer, ou percées par le taret ; au lieu d’être libres, elles sont quelquefois emprisonnées dans un septaria, ou bien, plusieurs individus de même espèce ou d’espèces différentes sont agglutinés ensemble ou rassemblés en groupes par la pyrite. Ces coquilles avariées, qui s’observent surtout à Saint-Nicolas, à Saint-Paul et à Stekene, n’autorisent cependant pas à croire qu’elles sont moins en place cpie les belles coquilles de Rupelmondc et de Basele, parce que, à côté d’a variées, on en trouve aussi d’intactes, et parce que, malgré leur détérioration, elles ont conservé leurs arêtes et leurs angles, et que, par conséquent, leurs dégâts

i. Ossements fossiles découverts à Saint-Nicolas en I8î>9, rapport déjà cité de M. Van Beneden.

s’expliquent par toute autre cause que par un roulement et un ballottement à travers les vagues qui nous les auraient amenées de loin. Quant aux coquilles du crag, nos communes se divisent également en deux classes : à Calloo, Doel , Kieldreclit, Beveren et Melsele, un grand nombre sont intactes, quoiqu’encroûtées parfois de concrétions formées par le terrain où elles reposent. A Saint-Nicolas, Belcele, Saint-Paul et ailleurs, les coquilles du crag manquent en général, et, s’il y en a, elles sont à l’état de moules ou à l’état d’empreintes, ou bien, elles sont brisées ou déformées, mais jamais elles ne portent la preuve d’avoir été ballotées et transportées, et d’être étrangères au

golfe de la mer du Nord que nous avons décrit. Les débris osseux, différemment coloriés selon la couleur des sables où ils se trouvent, se présentent également dans des conditions diverses. En 1871, on découvrit dans l’argile de Basele, un squelette complet d’Halitherium robustum , dont le professeur Van Beneden a entretenu l’Académie dans une de ses séances '. « Les cétacés — dit le même savant — dont les débris se trouvent en si grande abondance à Saint-Nicolas, semblent être ensevelis dans leur intégrité » 1 2 : évidemment, les animaux dont le squelette se retrouve entier, ont vécu et succombé sur place. Moins rarement, on trouve réunies un nombre plus ou moins grand de pièces d’un même squelette, principalement de la colonne vertébrale : dans l’argile, ces pièces sont alors souvent avariées comme les coquilles, et sont, comme elles, ou libres ou soudées par la pyrite, tandis que dans le crag, ces pièces sont toujours libres et

couchées parfois (mais très rarement) dans l’ordre de leurs connexions anatomiques. Ces portions de squelette, surtout si elles sont considérables, proviennent d’animaux qui ont dû vivre dans nos parages ou dans nos environs. « Malheureusement pour la science — dit le capitaine Le Hon — l’ancien golfe d’Anvers de l’époque pliocène présentait peu de profondeur, et dans les tempêtes, les vagues reprenaient

les restes des animaux charriés dans ce golfe par les courants, les

roulaient sur le fond et les brisaient par leur ressac. Il est résulté de ces circonstances, que ces débris, tels que les ossements et les dents, ont été mêlés et disséminés dans toutes les directions, le plus souvent brisés, et qu’on ne rencontre que très-exceptionnellement quelques

1. Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 1871, 2e série, tome XXXII, Nos 9 et 10, page 201.

2. La côte d’Ostende et les fouilles d'Anvers. Discours cité (le M. Van Beneden page 21 , note 2.

vertébrés ou quelques dents d’un même individu , réunies du ns un petit espace » De ces débris ainsi disséminés et brisés, un certain nombre sont plus ou moins roulés, et sont donc exotiques comme les cailloux roulés qui les accompagnent souvent; mais la majeure partie, quoiqu’ayant été pendant un temps plus ou moins long le jouet des vagues, n’eu est point roulée, principalement à Saint-Nicolas et à Anvers : le corps des vertèbres est presque toujours intact, les cartilages infra-vertébraux sont souvent respectés, et les apophyses épineuses et transverses, quoique brisées à leurs extrémités, sont assez bien conservées. Malgré leur dissémination et leur dégât, on peut donc dire que ces derniers débris appartiennent à des animaux qui ont vécu ici, ou qui faisaient dans notre golfe des apparitions périodiques.

Uue remarque curieuse à faire, c’est que « tous ces animaux, dont ou ne trouve cependant les débris qu’à quelques pieds de profondeur, semblent différer de ceux de l’époque actuelle » \ Les rangs inférieurs seuls font peut-être exception à cette règle : « parmi les coquilles, en effet, il s’en trouve un assez grand nombre qui ont continué leur existence dans la mer du Nord » 1 2 3 4, et « à mesure que l’on se rapproche des terrains les plus modernes, l’on voit s’accroître le nombre des analogues vivants et fossiles » !. Dans les mammifères marins, au contraire, les différences sont nombreuses et notables, et frappent sur le nombre, la taille et la forme. « Il n’y a pas longtemps, on pouvait encore demander, si les animaux aquatiques des dernières époques géologiques, montraient ces mêmes successions de formes bizarres qu’on observe dans les faunes terrestres, et si le milieu qu’ils habitaient ne les avait pas préservés de ces extinctions subites qui ont fait disparaître les dinothérium, les mastodontes et tant d’autres genres remarquables » s. Aujourd'hui, que des découvertes paléontologiques nombreuses ont été faites partout, cette question est résolue, et l’on peut dire que « toutes ces espèces enfouies dans ces vastes couches de sable, ont disparu de nos mers, et que les analogues même

1. Préliminaires d'un mémoire sur les poissons tertiaires de Belgique, page 1.

2. La cote d’Ostende el les fouilles d’ Anvers. Discours cité de M. Van Beneden, page 10.

s. Rapport de M. De Koninck sur la découverte d'ossements fossiles faite à Saint-

Nicolas, inséré dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique , 28e année, 2e série, T. VIII, N» 11.

4. Mémoires couronnés et mémoires des savants étrangers, publiés par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles. T. XVII, 18-13-44 , page 5.

s. Ossements fossiles découverts à Saint -Nicolas en 1839, rapport déjà cité de M. Van Beneden.

n'iiabitenl plus que des régions beaucoup plus méridionales... Le phénomène le plus apparent pour le naturaliste qui fait la comparaison entre la mer d’aujourd’hui et la mer du crag, c’est la rareté de certaines especes dans les temps modernes, leur extrême abondance dans les temps passés. Ce n’est qu’à de longs intervalles, qu’on aperçoit actuellement sur notre littoral quelque dauphin égaré ou quelque baleine qui a dévié de sa route. Le cétacé qui vient aujourd’hui échouer dans nos parages, est, en général, un individu isolé que sa bande répudie ou que les tempêtes ont séparé de la communauté. Ce n’est pas ainsi que vivaient autrefois les nombreuses espèces de la mer du crag : plusieurs de ces grands cétacés devaient y avoir leur station régulière, pendant que d’autres y faisaient des apparitions périodiques » *. « Si aujourd’hui, nous ne trouvons plus qu’une seule espèce de phoque sur les côtes de Belgique, nous ne voyons pas moins, à la fin de l’époque tertiaire, de nombreuses espèces et des genres bien différents habiter ces parages et rappeler, par leur abondance et leur variété, les régions boréales et antarctiques, où, pendant une seule saison, les pêcheurs tuent encore jusqu’à des centaines de mille de ces animaux. Et si leur abondance rappelle ces régions favorisées, nous pourrions en dire autant de la taille, puisque nous en voyons qui rappellent les morses et d’autres dont les dents ont pu être confondues avec les défenses de dinothérium... Il est assez remarquable que l’on arrive ainsi, pour certains animaux aquatiques, au même résultat que pour plusieurs mammifères terrestres : ce n’est pas seulement le nombre de formes et d’individus qui a diminué depuis l’époque miocène, mais il y a une différence non moins grande dans le nombre de genres et dans la taille. Pictet a pu écrire dans son ouvrage classique sur la Paléontologie : les phoques, qui sont aujourd'hui si abondants dans nos mers, ont laissé peu de traces à l'état fossile. Si le savant paléontologiste de Genève avait aujourd’hui à faire cette comparaison, il s’exprimerait tout autrement. Ce sont les phoques de nos mers qui sont rares, et ceux de la fin de l’époque tertiaire, au contraire, abondants » 1 2. « Il est inutile de faire remarquer le contraste frappant qui existe entre les reptiles qui ont foulé notre sol, aux diverses époques de l’histoire du globe, et ceux qui l’habitent encore aujourd’hui. Nous ne trouvons plus une seule tortue vivante; nous avons encore quelques

1. La côte d'Ostende et les fouilles d’Anvers. Discours cilé tle M. Van Beneden.

2. Les Phoques fossiles du bassin d’Anvers, par M. P. -J. Van Beneden. Extrait des Bulletins de l’Academie ren/ule de Belgique, 2e série, tome XLI , N° i, Avril 1876, page (i,

espèces de lézards qui ne dépassent pas la taille d’un rat ordinaire; nous avons également quelques couleuvres d’un pouce d’épaisseur tout au plus, tandis que les tortues, pendant toute la période tertiaire, étaient nombreuses et atteignaient souvent une taille gigantesque » *. Ces différences dans le nombre, la taille et la forme, (pie nous venons de signaler entre les mammifères et les reptiles marins fossiles et

entre les vivants, se constatent également chez les oiseaux, les poissons et chez les animaux en général qui vivaient dans la mer tertiaire ou qui en fréquentaient les côtes. En comparant les habitants de cette mer à leurs analogues de la mer actuelle, on est saisi des divergences, et on est presque tenté de croire à une création nouvelle, et

nous comprenons que la paléontologie ait pu donner des armes aux partisans de la transformation des espèces et de la négation de l’espèce en général, c’est-à-dire à ceux qui ont avancé que les especes zoologiques ne sont que des déviations d’un type primitif, opérées par le temps.

Avant de clore ce que nous avons à dire sur les généralités de la mer tertiaire, disons un mot sur le climat qui régnait alors, sur la

profondeur de la mer, sur la nature de ses eaux, et sur la distinction

qu’on peut y faire. « La paléontologie prouve que, entre la fin du

dépôt des terrains primaires et le milieu de la période crétacée, le climat de nos contrées a ressemblé beaucoup au climat actuel des

tropiques » * 2. Cette situation paraît s’être prolongée jusqu’à la période

suivante, puisque, « de l’abondance et de la dimension des reptiles fossiles, il faut nécessairement conclure que, jusqu’à la lin de l’époque tertiaire, la température de la Belgique a dû être au moins égale à celle des régions tropicales d’aujourd’hui. Avec l’abaissement de température a surgi la prédominance des animaux à sang chaud, qui portent en eux leur propre foyer. Les reptiles peuvent se chauffer aux rayons du soleil; les oiseaux et les mammifères se chauffent par le

secours de leur propre respiration » 3. « Notre mer tertiaire n’avait pas une grande profondeur : les bancs de coraux et de mollusques des zones profondes font défaut dans la faune belge de cette époque, tandis que les groupes littoraux et sublittoraux y sont largement

(. Les reptiles fossiles en Belgique, notice par P. -J. Van Beneden, exlraite des Bulletins de l'Académie rogale de Belgique, 2e série, tome XXXI, N° 1, 1871.

2. Société belge de géographie. Bulletin. Première année, 1877, N° 6. p. 595.

3. Les reptiles fossiles en Belgique, notice par I'.-.). Van Beneden, extraite des Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 2e série, tome XXXI, N° 1, 1871.

représentés » « Si la composition chimique de l’eau de cette mer

a changé comme ses habitants, c’est ce que nous ignorons encore » ’1 2 * *. Ce que l’on sait, c’est que cette eau était « évidemment salée » 5 * : « l’argile, en effet, est parfois salifère, c’est-à-dire imprégnée de sel marin » \ et « les fossiles des marnes argileuses rappellent, en général, les animaux qui habitent les eaux saumâtres » s. On peut distinguer dans la mer tertiaire, deux grandes époques successives : celle pendant laquelle la mer a déposé l’argile rupelienne, et que, pour ce motif, on appelle parfois mer rupelienne; celle pendant laquelle a eu lieu le dépôt des sables du Système scaldisien ou crag, et qui se nomme quelquefois mer scaldisienne ou mer du crag. A en juger par la puissance respective de ces deux dépôts, la première de ces mers a régné bien plus longtemps que la seconde. Chacune d’elles nourrissait des espèces propres, mais, pour éviter des redites, nous les classerons et les décrirons sans tenir compte du gisement où se retrouvent leurs débris; et, pour rester fidèle au titre de notre livre, nous nous bornerons aux espèces dont les restes ont été exhumés au Pays de Waas.

Les mammifères étaient représentés, dans notre mer tertiaire, par l’ordre des carnassiers amphithériens, et par l’ordre des cétacés. Les débris fossiles ont permis de distinguer, dans le premier de ces ordres, deux groupes naturels. « Le premier groupe, que l’on peut comparer à des plantigrades, plient leurs membres postérieurs sous le ventre: ce sont les morses et les otaries, c’est-à-dire les amphithériens semi-terrestres » 11 . Trois formes ou trois espèces de morse ont été reconnues jusqu’à présent, ce sont : Trichecodon Koninckii (Van Ben.), Alachterium Cretsii (du Bus), et Trichecus rosmarus; c’est de cette dernière espèce qu’on a trouvé, dans le crag de Saint-Nicolas, la moitié supérieure d’un tibia. « Le second groupe comprend ceux qui tiennent les membres postérieurs étendus en arrière, et (pii ne peuvent les fléchir sous le ventre; ce sont les phoques ordinaires » 7 *, qui sont plus ou moins aquatiques

1. Exposé sommaire de ta géologie de la Bel gigue , par le capitaine d’état-major Hennequin , p. 3t.

2. La cède d'Ostende et les fouilles d'Anvers. Discours cité de M. Van Boneden.

s. Ossements fossiles découverts à Saint-Nicolas en 1839, rapport déjà cité de M. Van Beneden.

i. Minéralogie par J. -J. d'Omalius-d’Hallog , p. 108.

s. Géologie de la Belgique, par J.- J. d'Omalhis-d'Halloy , p. 327.

fi. Les Phoques fossiles du bassin d’Anvers, par M. P. -J. Van Beneden. Extrait déjà cité, page 10.

7. Les Phoques fossiles du bassin d’Anvers, par M. P. -J. Van Beneden. Extrait déjà

cité , page 1 1 .

et dont on a pu établir treize espèces, à savoir : Mesotaria ambigua (Van Ben.), Paleophoca Nystii (Van Ben.), Callophoca obscura (Van Ben.), Platyplioca vulgaris (Van Ben.), Gryphoca similis (Van Ben.), Phoeanella pnmila (Van Ben.), Phocanella minor (Van Ben.), Phoca vitnlinoides (Van Ben.), Monotherium Delongnii (Van Ben.), Monotherium aflîne (Van Ben.), Monotherium aberration (Van Ben.), Prophoca Bousseani (Van Ben.) et Prophoca proxima (Van Ben.). Toutes les espèces de ce second groupe ont été créées d’après des restes fossiles provenant du crag d’Anvers, le Pays de Waas n’ayant pas encore fourni, jusqu’ici , des débris de ce groupe de phoques. A côté de ces deux groupes de carnassiers amphithériens , on peut admettre encore un troisième, celui des Squalodontes qui correspond aux Zeuglodontes de l’Alabama de l’Amérique du nord. Les ossements recueillis à Anvers, ont fait reconnaître l’espèce désignée par M. Van Beneden sous le nom de Squalodon antverpiensis , dont quelques dents ont été trouvées également à Saint-Nicolas '. En voici le tableau : les espèces dont les noms sont imprimés en caractères italiques, sont celles dont des débris ont déjà été trouvés dans le crag du Pays de Waas.

Carnassiers amphilhéricns fossiles du crag du Pays de Waas et des environs d’Anvers.

Phoques plantigrades, plus ou moins terrestres.

Phoques pinnigrades, plus ou moins aquatiques.

Squalodontes. . . .

Trichecodon Konincldi (Van Ben.) Alachterium Crelsii (du Bus) Trichecus rosmarus Mesotaria ambigua (Van Ben.) Paleophoca Nystii (Van Ben.) Callophoca obscura (Van Ben.) Platyplioca vulgaris (Van Ben.) Gryphoca similis (Van Ben.) Phocanella pumila (Van Ben.)

minor (Van Ben.)

Phoca vilulinoïdes (Van Ben.) Monotherium ûelougnii (Van Ben.)

afline (Van Ben.)

aberratum (Van Ben.) Prophoca Rousseaui (Van Ben.)

proxima (Van Ben.)

Squalodon antverpiensis (Y 'an Ben.)

i. M. le professeur Van Beneden, dans ses différentes notices sur les fossiles du crag du Pays de Waas, n’a pas encore mentionné des restes de Squalodon recueillis dans ce même Pays ; mais, après avoir examiné la planche accompagnant le mémoire présenté par ce professeur à la classe des sciences de l’Académie royale de Belgique, le 2 Mars 1867, nous avons acquis la certitude de lui avoir envoyé deux ou trois dents de Squalodon trouvées dans le crag de Saint-Nicolas.

Mais, c’est principalement l’ordre des cétacés qui était largement représenté dans notre mer du crag. Le tableau suivant donnera nue idée de leur abondance. Comme dans le tableau précédent, les espèces dont les noms sont imprimés en caractères italiques, sont celles dont des débris ont déjà été trouvés dans le crag du Pays de Waas.

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