‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 45 sur 67 · Dupont, ouvrage cité, pp. 103 et · texte numérisé non relu

Dupont, ouvrage cité, pp. 103 et

s. Congrès international des américanistes , compte-rendu delà seconde session , T. I. p. 40. a Erant Menapii propinqui Eburonum lin i bus, perpetuis paludibus silvisque muniti...

1 II i , nulla coacla manu, loci præsidio freli, in silvas paludesque confugiunt... Nam, Morini Menapiique, quod inlelligebanl maximas nationes, quæ prœlio conlendissent , puisas superatasque esse, continentesque silvas ac paludes habebant, eo se suaque

omnia conlulerunl ». (C. Julii Cœsaris commenlarü de belto gallico , Lib. III, Cap. XXVIII, Lib. VI, Cap. V).

d’autres animaux sauvages, dont les restes se retrouvent aujourd’hui sur les laisses de nos rivières, dans les alluvions quaternaires et dans la tourbe. Nos indigènes leur faisaient la chasse à l’aide de flèches à pointe de silex, dont ils se servaient comme d’armes de Irait, car aucune observation ne tend à faire croire qu’ils connaissaient l’arc '. Mais, ce notait évidemment pas avec de semblables armes, quelle que fût leur adresse à les manier, que ces hommes pouvaient se rendre maîtres d’animaux aussi puissants ou aussi agiles. Nous sommes donc conduits à admettre qu’ils avaient recours à la ruse et aux pièges 1 2 * * * *. Lorsqu’ils parvenaient à tuer un de ces animaux, ils ne prenaient pas la peine de le transporter purement et simplement dans leur demeure; ils dépeçaient l’animal sur place et apportaient au logis, outre la peau et les chairs, la tète et les os des membres, parce qu’ils trouvaient dans ces os la cervelle et la moelle, dont, à la manière des Esquimaux, ils étaient très friands. Pour en extraire la moelle, ils brisaient ces os de façon à en détacher les épiphyses et a diviser les diaphyses en travers et en long; c’est ce qui résulte clairement de l’inspection de nos fragments : leurs épiphyses, en effet, ont sauté par la violence des chocs, les arêtes des cassures sont vives, et les fragments portent la marque d’instruments tranchants et contondants. Ainsi brisés et vidés, ces os constituent leurs kjokkenmüdding ou déchets de cuisine 7‘. A l’exception des omoplates qu’ils transformaient en outils, et des dents dont ils se faisaient des parures, tout le reste du squelette était abandonné sur le lieu d’abattage. Les chairs se mangeaient crues, à moins de supposer que le vase dont nous avons recueilli un tesson, ne servît à leur faire subir un certain degré de cuisson; car ce tesson et l’extrémité carbonisée du fragment de métacarpien de bœuf, prouvent que nos aborigènes connaissaient le feu qu’ils se procuraient, soit par le frottement de deux morceaux de bois l’un sur l’autre, soit par la percussion d’un silex sur un rognon de pyrite *. Les peaux des animaux tués à la chasse étaient dégraissées par des grattoirs, et cousues à l’aide d’aiguilles armées de crins ou de lanières de peau fraîche, et fabriquées avec des éclisses d’os arrondies, lissées et percées d’un

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