‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 46 sur 67 · ibidem, p · texte numérisé non relu

ibidem, p

s. Kjôkkenmôding est le nom donné par M. Sleenstrup aux déchets de cuisine des

populations de l’àge de la pierre du Danemark. (Compte rendu du congrès international

cité, p. 199).

t. Dupont, ouvrage cité, p. Iü3.

chas. Comme nous l’avons fait remarquer, le grattoir de la Planche IV Fig. 2 de gauche, réunit toutes les tailles nécessaires pour la fabrication de ces aiguilles '. Nos colons de Rupelmonde, comme les peuplades des âges de la pierre en général, se distinguaient donc à peine des bêtes fauves par leurs instincts et leur manière de vivre. C’était réellement l’homme à l’état de nature. Vivant au jour le jour du produit de leur chasse, ils avaient une installation si misérable, des outils tellement informes, qu’on serait tenté de douter si ces silex et ces ossements d’animaux, sont réellement les œuvres et les restes de repas d’êtres humains * 2 3 4.

M. Dupont admet sans peine l’existence de l’homme de l’âge de la pierre polie dans la Basse Belgique 5, et en produit lui-même la preuve. Mais — ajoute-t-il — « on n’a pas encore signalé d’indices de l’existence de l’homme à l’époque quaternaire dans la Basse Belgique. Des centaines d’ossements de mammouth et d’espèces perdues ou émigrées, provenant de cette région, ont été examinés, et je n’ai pu observer, sur aucun d’eux, ni entaille ni aucune marque de l’action de l’homme » *. Dans cette période quaternaire, il est vrai, l’Escaut avait une largeur considérable. Ses crues ordinaires et extraordinaires, coïncidant avec des pluies fréquentes et abondantes, inondaient souvent une bonne partie de ses vallées, dont le sol, par conséquent, a dû rester pendant très longtemps bourbeux et inhabitable. C’est cette considération qui semble faire croire aujourd’hui â l’impossibilité même de la résidence de l’homme quaternaire dans la Basse Belgique, et surtout sur les rives de l’Escaut au Pays de Waas. Mais, nous avons du mal à nous rallier à cette opinion. Comme nous l’avons déjà dit eu 1873, il nous répugne de croire que l’homme contemporain du renne et du mammouth n’aurait habité, en Belgique, que les cavernes des bords de la Lesse et de la Meuse, puisque, dans nos plaines

4. « Les appropriations des éclats de silex nous montrent, en outre, que ces vêtements étaient des peaux d’animaux , le grattoir servant à épiler celles-ci et les poinçons à faire des trous pour la couture. S’ils se fussent vêtus de tissus, ces poinçons si solides eussent été inutiles et les grattoirs sans raison d’être. Au surplus, la connaissance des vêtements tissés est tellement en opposition avec les mœurs de ces hommes, qu’on pouvait, à priori, déclarer qu’ils ne la possédaient pas, et que la dépouille des animaux servait seule à les couvrir ». (Dupont, ouvrage cite, p. HH).

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