Ibidem, page
i. « Un cours d’eau use le terrain par le frottement de ses eaux, et surtout par tes cailloux qu’elles entraînent ». (Compte rendu du Congrès international cité , p. 125 J.
s. Sur la Carte du littoral de la Flandre en 861 , annexée au livre de Mr P. Bortier intitulé Le littoral de la Flandre au IXe et au XIXe siècles — carte que l'auteur dit avoir dressée d’après les ouvrages de Mensonis, Alting ' (Descriptio Frisiœ 1701), Smallegange, Grammaye, ainsi que d’après les renseignements fournis par les cartes du docteur Meynne, les indications de l’historien Lansens et J. Van der Maelen — la rivière de La Durme ne se trouve pas encore indiquée. C’esl là évidemment une lacune. La Durme doit
l’est du Pays de Waas et traversé la Zéelande, s’est déchargé dans la mer du Nord dont il est resté une artère. Ainsi s’explique, en grand, la formation de notre fleuve, comme s’explique, en petit, la formation des sillons sinueux qui se creusent dans le sable par l’averse d’un orage *.
La physionomie de l’Escaut * 1 2 à l’époque quaternaire, était bien differente de celle qui existe de nos jours. Pendant bien longtemps, ce fleuve a conservé son régime torrentiel. Comme il n’avait pas de digues, il était sujet à se gonfler sur une grande échelle, ce qui lui donnait alors une largeur extraordinaire ; et c’était sans doute pendant ces temps de crues, que sa puissance d’approfondir son lit était considérable 3. « Les courants diluviens — dit M. Belgrand — étaient destructeurs et par conséquent chargés d’une grande quantité de limon ; c’était une véritable mer de boue qui se déplaçait. Or, il est un fait bien établi par les travaux de Dubuat : tant qu’une eau courante est animée d’une vitesse dépassant 0m20 par seconde, les limons en suspension ne se déposent pas. Dès que la vitesse s’abaisse au-dessous de Ü"‘20 , il se forme brusquement un premier dépôt de limon grossier, puis les limons fins s’abaissent lentement comme un nuage, et forment un second dépôt au-dessus du premier » *. C’est conformément à cette loi, que l’Escaut, devenu enfin plus calme par suite de la diminution des pluies et de l’abaissement des eaux, a cessé de creuser sa vallée, et y a déposé, au contraire, les divers terrains qu’il charriait en grande abondance, terrains qui, ô la longue, ont exhaussé le niveau de la vallée, en même temps qu’ils ont rétréci le lit du fleuve.
L’ensablement sur certains points et l’érosion sur certains autres points du fond ou des rives de l’Escaut, mais principalement les
s’être formée en même temps que l’Escaut. Comme celui-ci, elle a son bassin et ses lignes de faîte particuliers.