Dupont, ouvrage cité, pages 54 et
2. L’Escaut porte les noms de : Tabuda, chez Ptolémée ; Scaldis, chez César ; Scald , dans une charte de 677; Scaltus, dans une autre charte de 860; Isca-lilh’ (la rivière grande), dans la langue celtique. La Durme, en latin Durma ou Donna, portait le nom de Seine inférieure, lors de l'annexion de la Belgique à la République Française.
a. La violence du courant diluvien doit avoir déblayé, au fond des lits actuels de l’Escaut et de la Durme, tous les terrains meubles qui surmontaient alors le dépôt d’argile: car, aujourd’hui encore, le fond des lits de ces deux cours d’eau au Pays de Waas , est formé d’argile couronnée d’une mince couche de sable caillouteux grisnoirâtre, lequel est mêlé de limon (spier) en s’approchant d’Anvers.
r. Compte rendu du Congrès international cité, page 133.
endiguements et les inondations qui ont eu lieu dans les premiers temps, ont dû changer souvent la direction et le confluent de l’Escaut et de la Durme, dans les limites du Pays de Waas. Voici ce que de vieilles chartes, les traces de l’ancien cours de ces rivières et l’étude des terrains qu’elles traversent, nous permettent de dire à ce sujet. Tout porte à croire que le Moervaart actuel n’était d’abord qu’une ramification secondaire de la Durme, et n’est devenu son rameau principal ou sa continuation que depuis sa canalisation. Autrefois, c’est la Zuidleede (anciennement Zeule) qui paraît avoir continué la Durme ou avoir été son rameau principal. En effet. La Zuidleede, qui, sur la carte de Peeters se jette dans le Moervaart sous les noms de Zwarte gracht et Fondatie gracht \ coule dans une partie plus centrale et, en général, plus déclive du bassin de la Durme que le Moervaart; elle présente, en outre, ces nombreuses sinuosités si propres aux cours d’eau naturels que le Moervaart n’a pas. Mais, la couche de marne calcaire — qui est un dépôt de la rivière comme le prouvent ses coquilles fluviatiles, et qui se trouve sur les deux rives de la Zuidleede et seulement sur une rive du Moervaart voisin — nous semble établir suffisamment que la Zuidleede, et non le Moervaart, doit avoir été la continuation de la Durme, au moins dans le temps où ce dépôt s’est fait. La largeur de ce dépôt, qui s’étend, à droite de la Zuidleede, jusque près de la chaussée traversant de l’est à l’ouest la commune d’Exaarde, et, à sa gauche, jusqu’au Moervaart, nous donne, en même temps, une idée de l’amplitude de l’inondation qui a donné lieu à ce dépôt. Continuée par la Zuidleede, la Durme entrait donc au Pays de Waas au nord-ouest du château Vraneken 1 2 3; partant de ce point, elle prenait la direction de l’est, en s’inclinant jusqu’au territoire d’Exaarde et en suivant, ensuite, la limite actuelle entre Exaarde et Moerbeke; arrivée aux confins de Sinai, elle y recevait le Moervaart, tournait alors à
1. Topographische kaart van liet voormalig Land van Waas, door G. A. Peeters, 1870.
2. Sur la Carte topographique des rives de l’Escaut occidental et du canal de Gand à Terneuzen ; indiquant les Polders, Digues, Ecluses, Wateringues, ainsi que les Limites des Flandres et de la Zelande, par A. E. G. (Geldof), 1832, la partie de la Zuidleede, appelée par Peeters Fondatie gracht, est nommée Oude Leede; cette même partie est nommée Oude vaarl, sur la carte qui accompagne llet distrikt St. Nikolaas, voorlieen Land van Waas, door ,/r. A. J. L. van clen Bogaerde; sur la carte de la Belgique, publiée, en 1873, par le Dépôt de la guerre, la Zuidleede conserve le nom de Zuidleede jusqu’à son embouchure dans la Durme vis-à-vis de la rue dite Ramstraat.
s. Le château de feu Vraneken, est situé sur le territoire d’Exaarde, section Scheepken, et appartient, de nos jours, à M. P. booms.