de Caumont, Cours d’ antiquités monumentales
arrivée à Heirbrugge, elle se divise en deux branches : une inférieure (Leege-heirweg), qui longe la Durme et l’Escaut, et une supérieure (Ilooge-heirweg) , qui se dirige vers des parties plus élevées et plus intérieures du Pays. La branche inférieure passe successivement par Lokeren, Zeven-weeën-kapel , Prontrave-wyk, Waasmunster, Sombeke, Elversele, Thielrode, Tamise, De zwarte flesch, Den hazennesl, Den hengst, Den rapenberg, Basele, Cruybeke et Burght pour aboutir à la Tête-de- Flandre. La branche supérieure, arrivée par Kop-kapel jusqu’au Roosen, s’y bifurque en deux rameaux, un supérieur et un inférieur : l’inférieur passe par Ketelken, Hey-kapel, De sterre, De kettermuit, Hoog-kameren, Veldhoek, De bank, Haasdonck, Den escli , et rejoint le Leegeheirweg près de Sleutelhof; le rameau supérieur remonte d’abord jusqu’au Luitentuit, puis descend jusque sous Sehreyberg, passe par Belcele, De nachtegaal, Saint-Nicolas, De sterhoek, Saint-Martin, et, arrivé à Beveren, se confond avec la chaussée gouvernementale jusqu’à la Tête-de-Flandre. Des communications existaient, en outre, entre ces deux routes principales et plusieurs stations intermédiaires; les anciennes cartes nous ont conservé le souvenir de quelques-unes de ces communications : c’est ainsi que la route du sud était reliée à celle du nord 1° par un embranchement qui partait de Lokeren et passait par les hameaux Roosen, De onde baas, Steenen muur, Den os et la commune de Kemseke ; 2° par un autre embranchement qui , partant de Waasmunster, suivait les rues dites Brakenstraat, Cleemstraat, Hoogstraat, Groenstraat et Kollemausstraat jusqu’à Kemseke.
Les substructions de Steenwerk, les puits en bois de Steendorp, et les Oude heirwegen que nous venons de décrire, établissent donc sans conteste : 1° que, du temps de la domination romaine en Belgique, le Pays de Waas et plus particulièrement les environs de Belcele et de Basele, étaient déjà habités par un peuple civilisé; 2° que, s’il est vrai, comme César le prétend dans ses commentaires, que le pays des Ménapiens était inaccessible et rempli de bois et de marais i, les voisinages de Belcele et de Basele faisaient exception à cette règle, et devaient être déjà, à cette époque reculée, des contrées défrichées, saines et productives, puisqu’ils servaient de résidences à des peuplades adonnées à la culture de la terre et aux arts manufacturiers.
i. « Erant Menapii propinqui Eburonum finibus , perpeluis paludibus silvisque muniti... 1111 , nulla coaela manu, loci præsidio freti , in silvas paludesque confugiunl suaque eodeni conférant ». (Cœsaris comment, de lietto Gallieo , Lib. VI, Cap. V).