‹ Le pays des AmazonesChapitre 12 sur 149 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

naviguer sûrement et au large, il fallait d’autres ressources. On les trouva : l'imprimerie et la boussole conquirent Punivers.

Les Portugais rêvaient depuis longtemps de se servir des découvertes récentes pour se diriger sur la mer ténébreuse et toucher aux Indes Orientales par une nouvelle route. Pendant qu'ils se prépa-

raient à cette entreprise, que Louis de Camoëns devait immortaliser,

ils apprirent le 6 mars 1493 qu'un pilote ligurien, dont ils n'avaient |

pas voulu utiliser les services, les avait devancés et revenait du .

Cathay (la Chine) et des îles de Zipangri (le Japon). #

Christophe Colomb était persuadé, en effet, qu'il était allé jusqu'aux Indes ; quatre-vingts personnes de son équipage l’affirmaient, d'ailleurs, sous serment. En réalité, il avait découvert l'Amérique sans le savoir. (ray

Isabelle de Castiile et Ferdinand d'Aragon lui procurêrent les moyens d'exécuter un nouveau voyage, et, quand il repartit le 27 septembre 1493, il était porteur de lettres pour le grand Khan de Tartarie.

Tandis que Colomb se fourvoyait ainsi, en donnant un nouveau monde à la civilisation, le Portugais Vasco da Gama revenait des Indes véritables le 29 aoút 1499, aprês avoir doublé le cap des Tempêtes.

Cinq mois ne s'étaient pas écoulés depuis le retour de Vasco da Gama, lorsque l’un des anciens compagnons de Christophe Colomb, un Espagnol, dont on a trop oublié le rôle brillant, Vicente Yañez Pinzon, commenca à reconnaître, dès le 26 janvier 1500, toute la côte septentrionale du Brésil, et découvrit l'embouchure de cette mer d’eau douce — Mar Dulce — qu’on appela plus tard le fleuve des Amazones.

C'est seulement trois mois après le passage de Pinzon qu’un autre Portugais, Pedro Alvares Cabral, faisant voile vers les Indes Orientales, était poussé sur les côtes du Brésil (22 avril 1500).

La nouvelle de cette heureuse découverte fut portée au roi D. Emma-

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