‹ Le pays des AmazonesChapitre 13 sur 149 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

nuel de Portugal par deux lettres (1) : l’une,de Pero Vaaz de Camjnha ; l’autre, du bachelier maître Johan, physicien et chirurgien de son Altesse le roi de Portugal, écrites toutes deux de Porto-Seguro, dans « l’île de Vera Cruz », nom primitif du Brésil, le 1° mai 1500. Mais il suffit de lire la lettre de Pastronome de l'expédition pour s’assure. que le Brésil, qu’on croyait une île, se trouvait déjà noté sur une

mappemonde connue alors (2) et relativement ancienne.

Quoiqu'il en soit, c'est à Pedro Alvares Cabral et aux Portugais que revient l'honneur de la première prise de possession du nouveau pays.

Cependant la fièvre des conquêtes aventureuses s'était emparée de

tous les esprits en Europe. Comme on l’a ditavec originalité, « tous, jusqu'aux tailleurs, demandaient à aller découvrir de nouvelles terres.» La discorde menaçait de se mettre de la partie, chaque nation du vieux continent convoitant le gros lot. Selon les mœurs du temps, on

en appela au Pape, et l’on convint de s’en remettre à son arbitrage.

Alexandre VI, Rodrigo Borgia, essaya de concilier le Portugal et l'Espagne par la célèbre bulle Inter cœætera du 4 mai 1493. Il traça d'un pôle à Pautre une ligne de démarcation imaginaire passant à travers les Açores et les îles du Cap-Vert. Il fut convenu que tout ce qui serait à l’est de ce méridien appartiendrait aux Portugais, et que toutes les terres à l'ouest seraient réservées aux Espagnols. Si cette ligne eût été respectée, une très petite partie du Brésil seulement serait

devenue possession portugaise.

Plus tard, la ligne de démarcation fut portée à. trois cent soixante-

(1) Alguns documentos do Archivo Nacional da Torre do Tombo acêrca da navegação e conquistas Portuguezas, Lisbôa, 1892, pag, 108 et 121.

(2) « Quanto, señor, al sytyo desta tierra, mande Vosa Altesa traer un napamundj que tjene Pero Vaaz Bisagudo, e por ay podra ver Vosa Alteza el sytyo desta terra; en pero, aquel napamundj non certyfica esta tierra ser habytada, o no. Es napamund) antiguo; e ally fallara Vosa Alteza escripta tanbyen la Mina. Ayer casy entendjmos por aseños que esta era ysla, e que eran quatro, e que de otra ysla vyenen aqui almadjas

Fa pelejar con ellos, e los Ilevan catjvos. » Ibid. p. 122.

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