‹ Le pays des AmazonesChapitre 16 sur 149 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

drada, avait autorisé la fondation d’une imprimerie dans la même ville (1707). Dès que la nouvelle en parvint à Lisbonne, les autorités supérieures donnèrent des ordres pour que l'imprimerie füt fermée, et l’on défendit expressément d’en ouvrir d’autres.

Jamais aucun peuple n’a établi autour d'une colonie de pareilles murailles de Chine. L'Angleterre permettait à ses colonies d'Amérique d’avoir des imprimeries et des journaux ; l'Espagne elle-même laissait paraître des journaux à Buenos-Ayres et fondait des établissements d'instruction supérieure à Lima, à Caracas, à Santiago, à Santa-Fé et à Mexico.

Ce n'est qu’en 1808, quand le régent du royaume, Dom João, alla s'établir au Brésil, qu'on eut une imprimerie à Rio-de-Janeiro. Encore ne publiait-elle qu’un journal paraissant deux fois par semaine en petit format, et ce journal ne contenait-il que les actes officiels et quelques nouvelles de l’étranger, soumises au préalable à une censure sévère.

En 1821, l’année qui précèda la proclamation de l'indépendance du Brésil, il n’y avait encore dans toute la colonie que trois petits journaux.

Si bien gardé, cependant, que fút le Brésil, les étrangers y pénétrèrent. |

La nationalité portugaise s'était effondrée sur le champ de bataille d'Alcazar-Quivir, où périt Dom Sébastien (1580). Les Espagnols devinrent maîtres du Portugal et de ses colonies. Le sombre Philippe II régna sur cette nation chevaleresque. Les Hollandais, en guerre avec l'Espagne, se jetèrent sur ses colonies etallèrent au Brésil. Ils réussirent, non sans difficultés, à y établir leur domination depuis le rio Sam-Francisco jusqu’au Maragnan (1624-1654).

Les Français les avaient devancés et devaient les suivre. La colonisation française s'implanta au nord et au sud du Brésil, à Maragnan et à Rio-de-Janeiro. Les matelots de Dieppe prétendent en avoir connu les côtes septentrionales dès l’année 1524, et il est certain

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