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Vue de Santo-Antonio (rio Madeira

Le Madeira (:), dont le nom primitif était Cayary, la rivière blanche,

(1) Noticia abreviada {mas vardadeira) que se dá do rio Madeira, etc. : Man. de l’Inst. Hist. et Géog. de Rio, sans date et sans nom d'auteur. — Descripção dos rios Madeira e Tapajoz : Man. de la fin du xvine sièc.: Inst. Hist. et Géogr. de Rio. — José Goncalves da Fonseca: Navegação do rio Madeira, principiada em 25 de Setembro de 1749 : Man. de PInst. Hist. et Géogr. de Rio. — Alex. Rodrigues Ferreira : Memoria para em seu lugar se inserir quando se ordenar o Tit. da antiguidades do rio Madeira : Man. de 1786, collec. de D. Ant. R. de Carvalho. — Francisco José de Lacerda e Almeida e Antonio Pires da Silva Pontes : Informações sobre as latitudes geographicas da fo; do rio Madeira, 1789: Man. de la Bibl. Nat. de Rio. — Charles Wilkes : Exploring Expedition during the Years 1838-1842 : Madeira-Brazil..., New-York, 1858. — J. M. da Silva Coutinho: O rio Madeira, Manaós, 1861. — Quintino Quevedo : O rio Madeira e suas cabeceiras, Rio, 1861. — J. M. da Silva Coutinho: Relatorio da Exploração do rio Madeira, Rio 1865 [Relat. do Minist. da Agric.) — J.e F. Keller: Relatorio da Exploração do rio Madeira, Rio, 1864. (Relat. do Minist. da Agric.) — L’abbé Durand : Le Madeira et son bassin, Paris, 1875, Bull. de la Soc. de Géogr. 6me s., X.

40 LE PAYS DES AMAZONES dont on a fait, à tort, Ucayali, doit son appellation portugaise de Madeira, la rivière aux bois, à l'énorme quantité de troncs d'arbres et d'arbres déracinés qu'il entraîne dans son courant. Lorsque les eaux sont basses, ces arbres s’arrêtent parfois sur des bancs de sable, s’y accumulent en grandes masses et forment souvent de véritables îlots forestiers, assez consistants pour lutter contre la violence des flots. Cette rivière, entièrement brésilienne, est formée par la réunion du Beni (1) avec le Mamoré. Les nombreuses chutes d’eau qui obstruent une partie de son cours supérieur en rendent la navigation très difficile sur un trajet de 400 kïlomètres environ, encombrés de cataractes aussi pittoresques que dangereuses. Pour parer à cet inconvénient, on a tenté, à plusieurs reprises, de construire une voie ferrée, dont nous aurons occasion de parler plus loin. La vallée du Madeira, le plus beau peut-être des affluents de l'Amazone, est l’une des plus étendues du globe; elle commence dans les escarpements des Andes et va se confondre avec celle de l’Amazone ; sur son cours de 5,000 kilomètres environ, plus de 1,000 peuvent porter des navires d'un assez fort tonnage. Le Madeira était déjà connu des Portugais à l’époque de l'exploration de Pedro Teixeira (1637-39). En 1716, le capitaine João de Barros Guerra y fit une expédition contre les [Indiens Toràs, et le sargento-mor Francisco de Mello Palheta Pétudia entièrement en 1725. De La Condamine (2) en vit l'embouchure au mois d'aoút 1743. De nos jours, cette rivière a été explorée par un grand nombre de Brésiliens et par quelques étrangers, tels que le colonel Earl Church, Pinkas et Keller-Leuzinger. Le Madeira recoit, sur ses deux rives, un grand nombre d’affluents, parmi lesquels nous citerons : le Carapanatuba (site abondant en moustics), le Capaná, le

Baêtas, | Aripuaná, | Aráras (la rivière aux aras), le Manicoré, le Mar-

(1) Alex. Rodrigues Ferreira : Descripção de varios rios (Beny, Mamoré, etc.) : Man. de la coll. de D. Ant. R. de Carvalho.

(2) De la Condamine: Relation abrégée d'un voyage dans l'intérieur de l'Amérique méridionale... Paris, 1745, p. 132.

| mellos, le Machado ou Gyparana (la rivière de la hache), le Jacaré

(la rivière aux caimans), le Tucunaré (la rivière au poisson tucunaré,

À - Erythrini sp. major), le Jamary (la rivière aux grandes calebasses), le Mutum (la rivière aux hoccos), etc. L'un de ses affluents, le rio Abuná (la rivière aux hommes noirs). a pris depuis peu une grande “importance, grâce à ses terres à caoutchouc. Le Beni et le Mamoré — ce dernier recevant le Guaporé (1) — forment le Madeira, ainsi

— que nous Pavons vu. Mais, après s'être joint au Mamoré, le Guaporé perd son nom, et c'est le Mamoré qui, uni au Beni, devient la puissante Rivière aux Bois.

Après avoir recu le rio Negro près de la ville de Manaos, Amazone change de nomet devient le Solimões ou haut Amazone (2). Un canal, l'Uüquiry, sortant du grand fleuve un peu au dessus de l’endroit où il recoit la Rivière Noire, débouche de nouveau dans le Madeira, tandis qu'un autre canal, le Guariba (Singe hurleur). met en communication également le Solimões avec le rio Negro.

Sous son nom de Solimões. le haut Amazone a de nombreux affluents. A gauche, lorsqu'on le remonte en partant de Manáãos, on trouve : le Manacapurú (la rivière aux habitants les plus beaux), le Jurupary-Pindá (la rivière du hameçon du diable indien), le Codajaz, le Japurá, le Copeä, le Tonantins, l’Itaquy, le Maniatúba, le Tabatinga, etc. ; à droite : le Purús, le Mamiá, le Coary, l'Urucüparanä (là rivière au roucou), le Taruá, le Giticaparaná, le Caiamé, le Teffé, le Juruá, le Jutahy, le Jundiatúba, le Comatiá, le Jurupary-Tapéra, le Capacete, le Javary, le Curuçá, le Xiquirána, gonflé par le rio Preto, et beaucoup d'autres.

Le Japurá, Yapurá, Yapuru ou Hyupurá (3), sert de limite aux

(x) Alex. Rodrigues Ferreira: Rio Guaporé : Man. de 1786, collec. de D. A. R. de

Carvalho. :

(2) Keller-Leuzinger : Voyage d'Exploration sur l'Amazone, Paris, 1874, « Tour du Monde ». — L'abbé Durand : Le Solimoes ou haut Amazone, Paris, 1873, Bull. de la

Soc. de Géog., 6: s., v.

(3) Henrique João Wilkens : Diario da Viagem que fez... ao antecipado exame do Rio Japurá, partindo da villa da Ega no dia 23 de Fevereiro de 1781 : Man. de PInst.

Etats-Unis du Brésil avec la Colombie : "Igarapé (1) d'Avatiparanä ou Auatiparana (la rivière au Maïs), qui unit cette rivière à l’Amazone, marque la ligne de partage politique, laquelle se continue par une ligne idéale, allant du Japurá au rio Negro. Un de ses bras, qui va au Guaviare ou Guaibero, le met en communication avec "Orénoque. C'est par ce p assage naturel que Felipe d'Utre gagna l'Orénoque, en 1541, à la recherche du décevant El-Dorado. Une grande partie du cours du Japurá, dont la longueur est de 2,800 kilomètres, est obstruée par des rapides, ce qui n'empêche pas qu'il soit possible de le remonter en bateau à vapeur sur une étendue de 1,500 kilomètres au moins. Il compte un grand nombre d'affuents : on en cite plus de 30.

Le Purús (2), appelé aussi Pacajá ou Pacayä par les Indiens Canamerys. et Beni, Inim ou Wayni par les Indiens Pamarys, a un cours de 5,650 kilomètres ; son embouchure mesure 2,000 mètres de large. Exploré principalement par un Brésilien. le colonel Labre, il a pris un essor considérable, dú à ses richesses en caoutchouc. à ses nombreux affluents et à la facilité de sa navigabilité en tout temps, puisque, même à l’époque des basses caux, on peut le remonter sur un parcours de 1,500 kilomètres. Canutama et Labrea, dont on ne connaissait même pas les noms il y a un quart de siècle à peine, sont devenus des centres de commerce importants. Parmi les affluents de

cette rivière, on peut mentionner : sur la rive gauche, le Macahau,

Hist. et Géogr. de Rio. — Raymundo Mauricio: Participação em fórma de itinerario... acerca da diligencia que fizéra para descobrir communicação pelor rios Capory e Piquid para o Jagurá..., 1787 : Man. de la Bibl. Nat. de Rio. — J. M. da Silva Coutinho : Exploração do rio Hyupurä, Rio, 1865 (Relat. do Minist. da Agric.) -

(1) Igára, petit bateau, canot; pé, chemin : chemin de petites embarcation ; Igarapé amazonien est le bayou des Américains du Nord.

(2) Serafim da Silva Salgado : Relatorio sobre a exploração do rio Purüs, Manãos, 1853 'Falla do Cons. H. F. Penna, presid. do Amaz.) — J. M. da Silva Coutinho: Relatorio da exploração do Rio Purús, Rio 1862. (Relat. do Minist. da Agric.)— W. Chandless : Notes on the river Purús, London, 1866, Journ. of the R. G. S., XXXVI. — A. R. P. Labre: Rio Purís, Maranhão, 1872. — Lopo Gonçalves Bastos Netto: Rio Purüs. Rio, 1897. (Relat. do Minist. das Relac. Ext.)

grossi du Tapanha, qui lui-même reçoit le Cainaha ; les deux Mamo- Tia, merim et assú (petit et grand), dont l’un a un cours de 870 et

l’autre de 745 milles; le Pauhiny, d'une longueur de 978 milles ;

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