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Rue et Imprimerie à Labrea (rio Purús

PInauhiny, dont le cours est de 1,073 milles; sur la rive droite, le Jacaré, 360 milles ; le Mucuim, 590 milles ; le Mary, 653 milles; le Passiä ; l’Ituxy, 692 milles, grossi de PAputary; le Sepatiny, 762 milles ; l’Ariaman ; le Turuhã: PAquiry (1) ou Acre, le Searihan; et dans le haut Purús, le Hyacú ou laco, le Macapá, le Paysandú et le Bom-Jardim.

Le Juruá, dont la longueur est de 2,000 kilomètres, était connu dès le milieu du xviº siècle : c'est par là que descendit Pedro de Ursua,

(1) W. Chandless: Apontamentos sobre o rio Aquiry, Rio, 1866. (Relat. do Minist. da Agric.)

en 1560, sur l’ordre du marquis de Castañete, vice-roi du Pérou, et c'est là qu'il perdit la vie, assassiné par deux de ses officiers, épris autant de son butin que de sa femme, la belle et malheureuse Iñez. On avait un peu délaissé cette rivière jusqu'il y a une trentaine d'années ; depuis, elle est devenue l’une des plus prospères, et nous verrons ; lv loin qu'elle est desservie par des lignes régulières de bateaux à vapeur, sur un parcours de 1,500 kilomètres. Ses affluents — PAndirá, le Tarauca, le Gregorio, le Môa ou Mú — sont très fréquentés.

Le Jutahy,autre affluent du Solimões, dont le cours a une longueur de 650 kilomètres, a pris, lui aussi, un développement remarquable. Il est également sillonné par des vapeurs qui y font un service régulier, sur un trajet de 500 kilomètres. Parmi ses affluents, on cite le

Maçarahy, le rio Preto, le Maruhas et beaucoup d’autres.

Le Javary, Yavary ou Hiauary, dont la longueur est de 945 kilomètres, sert de limite au Brésil avec le Pérou, qui est maître de l'une de ses rives : cette rivière est l’un des grands centres de production

de caoutchouc.

Le rio Negro (1), la Rivière Noire, qui baigne Manãos — appelé aussi Quiary, Gurigua-Curú, Urüna et Guarana-Guasama, dans son cours inférieur, tandis que son cours supérieur, au-dessus des rapides, portait le nom de Uéneyá ou Uéneassù — est l’un des principaux tributaires du Fleuve-Océan, de même qu'il est l’une des plus larges rivières de ce bassin si abondant en larges cours d’eau. Sa longueur

n'est pas inférieure à 1,700 kilomètres.

Il se réunit à l’Amazone, à peu de distance de Manäos, par quatre

(1) Ignacio Semartoni : Sequentes noticias do Rio Negro, Man. de la fin du xvue siècle, Bibl. Nat. de Rio. — Synopse de algumas noticias geographicas..., Barcellos, 1764 : Man. de la Bibl. Nat. de Rio. — Segunda Parte da Historia dos rios..., Man. de la fin du xvine siècle, Bibl. Nat. de Rio. — Antonio Pires da Silva Pontes e Francisco José de Lacerdae Almeida: Catalogo de algumas das observacoens astronomicas feitas nos lugares do Rio Negro, 1780, Man. de la Bibl. Nat. de Rio. — Alfred R. Wallace: On the Rio Negro, 1853, Journ. of the R. G. S., XXIII. — L'abbé Durand : Le Rio Negro et son bassin, Paris, 1872, Buil. de la Soc. de Géogr., 6º sér., III.

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