Infirmerie des hommes à la Santa Casa da Misericordia
consultations gratuites aux malades pauvres. Les mœurs du pays interdisent à tout habitant de " Amazonie de mourir de faim et de misère.
Il est, cependant, nous le disons à regret, un service que l'Etat a négligé pendant trop longtemps, et dont le vice-gouverncur en exercice actuellement, le colonel José Cardoso Ramalho junior, un enfant du pays, s'occupe avec raison, et vient de réorganiser. Nous voulons parler de la protection des Indiens encore sauvages. Nous reviendrons
plus loin sur ce sujet capital. Pour le moment, bornons-nous à cons-
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rater que les crédits employés dans ce but jusqu’à une époque récente
étaient absolument dérisoires et que l’on n’a rien tenté dans ce sens “avec méthode.
Les Franciscains, sous la direction du P. Gesualdo Macchetti,
avaient établi trois missions dans ce vaste Etat: l’une sur le rio … Uaupés, avec 400 Indiens ; l'autre, la plus ancienne et la plus prospère, à Sam-Francisco ; la dernière à Sam-José de Maracajú.
A la fin de l’année 1897, les pères de la congrégation du Saint- Esprit, sous la direction du Père J.-B. Parissier, ont fondé un institut agricole d'arts et métiers sur le rio Teffé, au point de la jonction de
* cette rivière avec le Solimões. Quoique tout récent. l'établissement est en pleine prospérité, et il faut espérer que le concoure del’Etatne lui fera pas défaut, car l’œuvre est de celles qui se recommandent d'elles-mêmes. Au lieu de tenter d'appeler à la civilisation les Indiens adultes, tâche qui leur semble encore plus éphémère dans ses résultats que difficile dans son application, les Pères du Saint-Esprit paraissent
“décidés à entreprendre une œuvre plus rationnelle: ils créent des
écoles d'enseignement pratique moderne pour y former le cœur et l'esprit des jeunes indigènes, qui, plus tard, deviendront autant de propagateurs des saines méthodes dans leur milieu. Le projet est hardi et bien digne de l'intelligence du grand prélat qui l’a inspiré, Mgr Roy, supérieur général de la congrégation du Saint-Esprit, avec résidence à Paris. |
Quoiqu'il en soit, il résulte de tous les rapports des autorités que, s'il existe des Indiens intraitables et rebelles à tout commerce avec les civilisés, comme les Parintintins, il en est d’autres, de mœurs plus douces, qui paraissent se prêter très bien à la vie sédentaire et sur lesquels l’action moralisatrice de l'Evangile peut s'exercer efficacement, au plus grand profit de l'Etat et de l'humanité.
Ces Indiens pourraient former des noyaux agricoles autour desquels
la colonisation européenne viendrait se grouper.
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