La pêche à: la flèche, dans l'Amazone
est guère qu’un passe-temps, et c'est à peine si l’on tire assez de venaison pour sa consommation personnelle. Elle y offre. cependant, un champ illimité, et nous avons déjà vu ailleurs les richesses de ce genre dont abonde l’Amazone. La seule chasse dont on s'occupe un peu est celle du cerf, pour en vendre la peau. — En 1894-05, on a
exporte de Manäos 7,930 peaux de cerf, d’une valeur d’un peu plus de
14 contos; et, en 18655-90, on en a exporté 9,629, valant presque 15 contos et demi, sans parler de 2,733 k., exportés d’autres points de l'Etat.
L'agriculture proprement dite est l’objet de la même indifférence de la part des habitants, à cause des bénéfices fabuleux et immédiats qu'ils trouvent dans l'extraction des produits forestiers.
On peut même affirmer qu’elle est moins avancée aujourd’hui qu'il y a un siècle, car le café, le riz, indigo, le coton, le tabac n'y sont plus guère cultivés. Et cependant un écrivain de la fin du xvur siècle, le naturaliste Rodrigues Ferreira, disait que dans l’Amazone Vindigo sauvage poussait partout sans aucune culture, y atteignant de 5 à 6 pieds de haut, et il ajoutait : « L'indigo y est aussi commun que la mauve en Portugal. » Près de S. Gabriel, on avait même installé une usine pour la préparation de Vindigo.
Ce naturaliste était parti de Barcellos, alors chef-lieu de la capitainerie devenue l'Etat de l’Amazone, en mission officielle, et nous possédons le récit de son intéressante excursion. Il parcourut toute la région du rio Negro. Partout sur son chemin domine la culture du caféier, que l'habitant est obligé d'importer aujourd’hui.Le cacaoyer ne réussit guère. Rodrigues Ferreira répète constamment que la principale culture du pays est le café, même avant le manioc.
A Moreira, il signale 3 planteurs qui récoltent 88 arrobes de café (environ 1,293 kilogr.). Ils ont l’habitude d’abriter leurs caféiers à Pombre des ingazeiros (Inga dulcis).
Le riz rouge était indigène et poussait spontanément. Le riz blanc avait été importé de la métropole. Le marquis de Pombal, qui daignait descendre à ces détails, recommandait la culture du riz indigène. Malgré son avis, cette culture cessait dès 1763, le riz blanc ayant été introduit deux ans auparavant et ayant donné tout de suite de meilleurs résultats. La production en était tellement grande que dès 1784 on avait installé à Para 8 moulins pour décortiquer le riz blanc de
cette région.
En même temps, à la demande du naturaliste portugais, Antonio Villela do Amaral (r) écrivait en 1787, à Barcellos, un Traité sur "Agriculture particulière du rio Negro, et l'abbé João Daniel (2) donnait une nouvelle méthode pour le travail agricole.
Les différents gouvernements ont essayé tous d'arrêter cette déca-
dence. Aucun n’y a réussi : les uns n’ont pas vécu assez longtemps
pour présider aux réformes qu’ils avaient provoquées; les autres ont eu recours à des procédés empiriques, destinés fatalement à avorter ; tous se sont heurtés à l'irrésistible courant économique qui porte ces populations vers les industries qui, tout en n’exigeant aucune préparation longue ni aucune aptitude spéciale, sont, cependant, beaucoup plus lucratives et d’un rapport plus immédiat, comme le sont les industries extractives forestières. é
Aussi, tandis que l'exportation du caoutchouc et celle de certains autres produits forestiers augmentent dans des proportions vraiment extraordinaires, celle des produits réellement agricoles diminue-t-elle d’une manière attristante, comme il est facile de le constater d’après les tableaux suivants :
CAFE 1820718302 mine mon: de Rene nn eee 6.200 arrobes (3) RUA ere eee cer FH TOITS NS CE à 270 — TO60=1870 = se secret ee. fa CRC 34 — opere Naapa coan decr bis é onardd Da roc dom bu néant — COTON 1807-1808 2er A AUDIO SO SRA ado ele 103 arrobes 1871-1872 etre rene reset EC 109 kilogr. 1805-1800 meer DE coca de sd de RSA nona Ce néant —. TABAC e ee Es Gi nus otoa oo cdoabandanõo! 100000 dobro 5.620 arrobes ONE pop ad oh snes cos aBndsas sus o DA TC sá 2.270 — 1800218700 cia SERA SO, ARR ues Gr — TOSLSLOB2- Peeters 60 kilogr.
1895-1896 (d'Itácoatiára, Santo-Antonio et Mauès).. 2.906 —
(1) Man. de la Bibl. Nat. de Rio.
(2) Quinta Parte do Thesouro descoberto no Rio Maximo Amazonas, Rio, 1820. (3) L'arrobe vaut 14 kgr. 690.
Il n’y a guère que le cacao qui continue d’être un peu cu:tivé sur une échelle assez limitée, mais suffisante pour que ce produit figure - encore à un rang passable dans le tableau de l'exportation de l'Etat. . Cette culture, qui semblait menacée, il y a quinze ans, de suivre la
destinée de tant d’autres, s'est même relevée pendant les dernières
années. Le tableau de l’exportation va nous le démontrer :
CACAO Quantité Valeur ARSO- EGO fa er tee Lhbogoes TO 50.397 kilogr. — RES LEO 2er eee meer SS SRE FASE nei 23.558 — — LÉO croco nee une 168.711 — 158 contos RES SEO O Eee reecc--e see 174.548 — 149 —
A cette exportation, il faut ajouter celle de Parintins, d'Itácoatiára
et de Mauês qui, en 1895-06, s'est répartie de la manière suivante :
CACAO 1895-06 Quantité Valeur De Parintins........ OR Rs ate SECR Sa 504.228 k. 423 contos TITRE TTL SOME NOR ORE Es EN EEE Jal SE 106 — LE SECTOR ICSI E 87.488 k. Si —
L'exportation de cacao de tout l’Etat s’est donc élevée, cette année-
là, à 797,639 k., d'une valeur officielle de 759 contos.
LE
L'élève du bétail, qui donne les plus beaux résultats, surtout dans … la zone baignée par le rio Branco, a été fort négligée, et c'est maintetenant seulement qu’une Compagnie ayant son siège à Pará cherche » à acquérir des pâturages pour l'élevage en gros. L'Union Fédérale possède, nous l’avons dit précédemment, un certain nombre de fermes
dans cet Etat; elle n'en tire aucun profit et cependant refuse de les
nombre de 134, dont 10 dans le rio Branco même, et les autres dans ses affluents, ainsi répartis : 1 dans le Mocajahy, 3 dans l’Agua-Bôa- Grande, 1 dans le Cuitanahü, 1 dans le Sam-Laurenço, 14 dans le Cauamé, 1 dans l’Agua-Boazinha, 43 dans le rio Uraricuéra, 1 dans
le Truarú, 2 dans le Parimé, 1 dans l'Arumine, 1 dans le Majary,
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