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raient, à l'exception des vêtements, rien à acheter, ni comme objets de première nécessité, ni comme objets de luxe. Ils seraient abondamment pourvus de porcs, de bœufs, de moutons, volailles, œufs, beurre, lait, fromage, café, cacao, mélasse, sucre, de fruits délicieux,
de tortues et d'ceufs de tortue, et une immense variété de gibier don-
nerait à leur table une grande variété de mets. Les légumes non plus ne leur manqueraient pas. Ils trouveraient des fruits, cultivés ou sauvages, d'une abondance au delà de leurs désirs, et d'une qualité telle que seuls les riches peuvent se les procurer dans nos pays. Une fois les besoins matériels satisfaits, que de beaux jardins et de belles allées ombragées ne pourraient-ils pas dessiner ! Comme il leur serait facile de construire des serres naturelles sous les arbres des forêts, et de collectionner les plus belles espèces d’orchidées dans le voisinage ! Que de jolies et élégantes avenues de palmiers ne pourraient-ils pas aligner ! Que de splendides plantes grimpantes n’y trouveraient-ils pas pour tapisser les murs de leurs maisons et garnir les berceaux de leurs jardins! »
Ce tableau, tout poétique qu'il paraisse, n'a rien de forcé. Il est la peinture fidèle du genre de bonheur qui attend le colon de Vavenir.