‹ Le pays des AmazonesChapitre 7 sur 149 · XII PRÉFACE DE LA PRÉSENTE ÉDITION · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE DE LA PRÉSENTE ÉDITION

nent américain, ont compris que la vapeur est aujourd'hui nécessaire à la mise en valeur du sol. Ces pays ont construit à Penvi des chemins de fer, qui ont servi non seulement à l'écoulement de leurs produits, mais à l'immigration, plus utile encore, de colons gui ont fécondé leurs terres par le travail.

» Le Brésil ne pouvait pas négliger cette condition du progrès économique dans notre siècle.

» Îl sait quelles institutions, quelles habitudes de travail et d'épargue, quelles mœurs politiques et sociales sont favorables au développement pacifique d'une grande nation.

» Il y a treize ans, il n'a pas craint de décréter, par un acle de libéralité spontanée, qui était en même temps un acte de prévoyance, la suppression graduelle de l'esclavage, qui n'a été oblenue ailleurs que par la volonté d'une métropole ou à la suite de luttes terribles, et il fait, depuis cette époque, de généreux efforts pour hâter le moment de la libération définitive.

» Il a abattu, sur de vastes espaces, les forêts de ses serras voisines de la côte, pour y planter des caféiers. Malgré les crises agricoles et les difficultés de la concurrence commerciale qui ont parfois découragé son ardeur, il est parvenu, en un demi-siècle, à décupler le chiffre de ses récoltes et de son exportation de café.

» Il n'ignore pas que, s'il a pris le premier rang dans le commerce de celte denrée, il doit en grande partie ce résultat aux facilités que la navigalion perfectionnée lui a procurées pour porter ses produits jusque sur les marchés de l'Europe et des Etats- Unis ; l'élargissement des débouchés a stimulé la production, et l'abondance de la marchandise offerte a contribué. à son tour à

étendre davantage le marché.

» Il importe à la grandeur future, comme à la fortune présente

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