Macae See eee cer poetacne ac
Les recettes de la douane de Manáos ont donc été supérieures aux
recettes réunies des huit douanes de Florianopolis, Parabyba,
Th. Parnahyba, Uruguayana, Victoria, Natal, Penedo et Macahé.
Ainsi, non seulement les revenus afférents au gouvernement loca] croissent constamment, mais encore la quote-part de l’Amazone destinée à l'Union Fédérale va toujours en augmentant. Cependant, par un de ces aveuglements dont sont seuls capables les gouvernements qui ne sont pas en communion d'idées avec le peuple qu’ils administrent, la douane de Manäos est toujours installée dans la même baraque délabrée où elle fonctionnait alors qu’elle n’était pas appelée à contrôler un mouvement de marchandises se chiffrant par des millions.
Pendant la même période, les exportations ont pris un développement encore plus considérable, comme il est aisé de le constater en examinant le tableau suivant :
Exportation de la province de l’Amazone
(Valeur officielle)
Années fiscales Valeur en contos Différence en contos
1876-77....... SEIS a een = 2.600 —
LOBOS De ea ot seia es ee eco 7.343 + 4.743 NC mo E SI AO Re 10.342 + 2.099 LOS 2-0 98 e So e area Ê à 13.064 + 2.722 RD mer mes eee secte 12.877 — 187 DOC D eee ea o o/a Paga é 13.058 - 181 LOST be SENSO EAÇÕEr 16.576 + 3.518 RUB 09. o ole cisto me sente a(o ice 14.635 — 1.941
Mais c'est principalement depuis que l’Amazone a acquis son autonomie que ses ressources sont devenues à la fois plus grandes et plus régulières. Voici, en effet, le chiffre de son exportation, en valeur officielle, depuis 1892 :
Exportation de l'Etat de l'Amazone {Valeur officielle)
Années Valeur en contos Difference en contos
Der mme o » AECECIDULS ELIANE 31.232 —
Années Valeur en contos Différence en contos EN SÉRIE on Bone SG CA Jos none 48.489 + 17.257 1894 ct RER lr es 44.836 — 3.653 ES tee er ele Carpet 51.995 + 7.159 PREUSS ELSE GS ES ARE 64.608 + 12.613 1897-08 (résultats provisoires).... 90.000 + 25.392
En six ans, la valeur de l'exportation a triplé. Même en calculant ces valeurs au change excessivement bas de 7 d 1/2 par 1,000 réis, la valeur officielle de l'exportation sur place serait encore, en 1897-08, de 70,593,759 francs.
On peut voir qu’en 1876-77, la valeur officielle de l'exportation de l'Amazone n'était que de 2,600 contos, qu'en 1836-87 elle atteignait déjà 14,635 contos, et que dix ans après elle s'élevait à près de 90,000 contos.
Il ne faut pas se lasser d'insister sur ces progressions du commerce amazonien : elles prouvent que certains pays de l’Amérique du Sud, trop peu connus de l’Europe, offrent des exemples de prospérité que l'on se plaît à reconnaître seulement aux Etats-Unis de l'Amérique du Nord, et elles sont bien faites pour solliciter les entreprises commerciales de l’ancien monde.
Le commerce direct de l’Amazone avec l'étranger est de date trop récente pour qu'il ait déjà produit tous ses fruits. Il ne date, en effet, que de 1874, et déjà il dépasse toutes les espérances. Jusque-là, les transactions de la place de Manãos avec l'étranger ne se faisaient que par l’intermédiaire du port de Pará.
C'est au Danemark que revient l’honneur d’avoir ouvert les premiers rapports avec ce marché. Le 25 mars 1874, un bâtiment à voiles, portant le pavillon danois et jaugeant à peine 263 tonneaux, faisait son entrée dans le port de la capitale, venant d'Hambourg. L'impulsion était donnée, et, le 30 avril suivant, un petit bateau à vapeur de 595 tonneaux, sous pavillon anglais, arrivait de Liverpool et inaugurait la navigation subventionnée, dont le promoteur fut M.
de Brito Amorim, un Portugais.
intao éd.
Depuis lors, les relations de Manáos avec Liverpool, le Havre et Lisbonne ont suivi une marche normale, grâce au service de navigation régulière établi depuis 1877 par la Red Cross Line, de MM. Singlehurst, Brocklehurst et Cie.
Pendant les six premières années, voici les produits que les steamers de cette ligne chargèrent à Manãos à destination de l’Europe,
ce tableau ne se rapportant qu'au caoutchouc transporté :
Caoutchouc exporté directement de Mandos sur les steamers de la « Red Cross Line »
Années Pour Liverpool Pour le Havre Total RU STORE 14.781 kg. » 14.781 kg.
OZ ae e=f= ota efa 238.303 » 15.415 kg. 253.718 » VOTA Ens RES a 266.101.» 18.470 » 284.571 »
Sete monte 370.899 » 10.413 » 387.312 »
LEG Las e sos. 266.466 » 32.906 » 209.372 »
DEDE see CS PBRR 389.915 » 38.672 » 428.587 »
Ainsi, pendant les six premiéres années, cette ligne n'avait transporté de Manáos en Europe que 1,668,341 kg. Or, pendant le premier semestre de 1897 seulement, elle en a apporté en Europe autant que pendant toutes ces années-là réunies. En effet, elle a transporté 1,529.024 kgr. de caoutchouc, sans parler de 8,305 hectol. de châtaignes du Brésil, 44,545 kgr. de piassava, 12,408 kgr. d'huile de copahu, 2,601 kgr. de cacao, etc.
- Quant au commerce de l'Etat de l’Amazone avec les Républiques limitrophes, le tableau suivant en donnera une idée suffisante :
Exportations des Républiques limitrophes en transit par l'Etat de Amazone
Nomsdes Quantité Valeur Années Républiques de caoutchouc en contos RR o... PÉFOU-.---- rase 196.517 k. — = Bolivie 2. 53.698 » — — Vénézuela........ 4.345 » —
Noms des Quantité Valeur Années Républiques de caoutchouc en contos
1809-00: eee ete Benoit EEE 1.896.248 » 8.465 — Bolivie ever 729.040 » 4.323
— Venezuela no 49.494 » 310
1896-97 (un semestre seul). Pérou........... 479.756 » 2.298 — Boliyie 5. str 355.736 » 2.606
— Vénézuela....... 9.147 » 47
Il est facile de voir que le commerce de transit accuse, lui aussi, une ascension continue et rapide.
Complétons ces renseignements en donnant la liste des lignes de navigation de l’Amazone : pour l’Europe, pour " Amérique du Nord, pour "Amérique du Sud, pour les divers ports du Brésil, et enfin pour les différents points de l’intérieur de l’Etat.