SCÈNE VII
■ Les mêmes, RIGANDARD, puis NATALIE.
RIGANDARD, d’un air solennel '*".
A toutes les personnes ici présentes, salut !
JONAS
C’est vous, Aimé ! .. Par quel hasard ?..
* Théo, Rose, Jon. Val.
** Théo, Rose, Val. Jon. au fond.
*** Rose, Val. Théo, Jon., au fond.
**** Val. Jon. Rig. Rose, Théo.
R I G A N D A R U, bas à Jouas.
Chut !.. éCOUtC et profite !.. (il passe près de Valentin. Haut et trèsgrave*). Monsieur Desrives, vous savez avec quelle fidélité M. Berthoud a maintenu jusqu’ici les conventions de votre mariage J car Gaëtan est la loyauté même !
THÉO, à part. •
OÙ va-t-il en venir? (Natalie arrive par le fond k droite. Elle s'arrête en voyant son oncle et écoute.)
VALENTIN**
Eh bien ! Monsieur, parlez donc.
. rigandard.
Aujourd’hui, ces conventions doivent se rompre. Pleurez avec moi, M.Berthoud est ruiné!
NATA LIE, A part.
Que dit-il donc?
RIGANDARD.
De fatales spéculations l’empêchent même de donner à sa fille la modeste dot qu’elle vous apportait... Certes nous savons que vous aimez Natalie, qu’elle vous rendrait heureux!.. Mais, quoi? ce n'est pas pour ça qu’on se marie... etnous comprenons que vous soyez forcé de vous dégager. M. Berthoud va audevant de cette nécessité; il vous rend votre parole... vous êtes libre.
JO N AS, >' écriant.
Mais j’épouse Natalie sans dot, moi!
RI G AN DARD, bas à Jonas, en lui serrant le bras.
Tais-loi, maladroit., ne gâte pas ton bonheur!
VALENTIN, à part.
Natalie ruinée!., pas d’hésitation possible! ce serait une lâcheté! (Haut.) Monsieur Rigandard, allez dire à M. Berthoud qu’aujourd’hui j’irai fixer avec lui le jour du mariage 1
RIGANDARD, déconcerté.
Ah! Ventre-de-lion! Valentin, ce que vous faites là, c’est beau comme Corneille, Comtfië la colonne, eodltae là mër! (Bas à Jonas.) Mais c’est trop beaül .
ROSE, bas à Théo, en lui montrant Valentin.
Dites-lui que c’est bien, moi je pars... (Elle remonte un peu.)
* Val. Rig. Jon. Rose, Théo.
** Val. Rig. Nat., au fond; Jon. Rose, thêo.