LA MER DE BEHRING
lueur d'espoir! En tout probable que deux b] sauvé d'un écraseme Pendant qu'ils étaient emprisonnés dans ce &renier, ils entendaient au-dessus d'eux les énormes débris de l'avalanche Au-dessous, l'eau mo
qui tombaient san nfait {oujours, Evrasés ou noyés !
Mais par un miracle
» On peut le dire, le toit de la maison, ses solides ferrnes, résista, et Ja Maison elle-m
supporté sur ême, après s'être enfoncée à une certaine Profondeur, s'arrête, mais alors l’eau dépassait d'un Pied le niveau du grenier, Mrs. Paulina réfugier jusque Pendant tant q’
cas, le grenier
semblait devoir résister, e 0cs de glace, s’arc-
til était ’avaient
boutant au-dessus du faite, nt immédiat,
S Cesse,
ses yeux se rouvrirent, et prononca ces mots, que la destruction de la ibles en cette circanstance :
« La mer! Ja mer!,
Mais, en ce moment,
Le premier soin du lieutenant Hobson, pendant cette journée, fut dé relever la situation de l'ile. I] n° falla
it plus songer à la quitter, puisque
la chaloupe était détruite, et que la mer, libre enfin, n’offrait pas un point solide autour d'elle. En fait d'icebergs, il ne restait plus ‘que ce reste de banquise, dont le sommet venait d'écraser le cap Bathurst, mais dont la base, profondément immergée poussait l'ile vers le sud,
En fouillant les ruines de la maëson principale, on avait pu retrouver les instruments et les cartes de l’astronome que Thomas Black avait tout d'abord emportés avec lui, et qui n'avaient point été brisés fort heureusement. Le ciel était couvert de nuages, mais le soleil apparaissait parfois, et le lieutenant Hobson put prendre hauteur en temps utile et avec une approximation suffisante.
De cette observation, il résulla que ce jour même, 12 mai, à midi, l'ile Victoria occupoit en longitude 168° 12’ à l’ouest du méridien de Greenwicb, et en latitude 63° 37’. Le point, rapporté sur la carte, se trouvait être pa: le travers du golfe Norton, entre la pointe asiatique de Tchaplin el le cap américain Stephens, mais à plus de cent milles de l’une et de l'autre côte,
« Il faut donc renoncer à atterrir sur le continent? dit alors Mrs, Paulina Barnctt.
— Oui, madame, répondit Jasper Hobson, tout espoir est fermé de ce côté, Le courant nous porte au large avec une extrême vitesse, et nous ne pouvons compter que sur la rencontre d’un baleinier qui passerait ca vue de l'île.
— Mais, reprit la voyageuse, si nous ne pouvons alterrir au continent, pourquoi le courant ne nous porterait-il pas sur une des îles de la mer de Bebring? »
C'était encore là un fréle espoir, et ces désespérés s’y accrochèrent, comme l'homme qui se noie, à la planche de salut, Les iles ne manquaient pas à ces parages de la mer de Behring, Saint-Laurent, Saint-Mathieu, Nouniwak, Saint-Paul, Georges, etc. Précisément, l'ile errante n'était pas très-éloignée de Saint-Laurent, assez vaste lerre entourée d'ilots, vt.,en tout cas, si on la manquait, il était permis d'espérer que ce semis des Aléoutiennes qui ferme la mer de Behring au sud, l’arréterait dans sa marche. |
Oui, sans doute, l’île Saint-Laurent pouvait être un port de salut pour les hiverneurs, S'ils le manquaient, Saint-Mathieu et tout ce groupe d'ilots dont il forme le centre se trouveraient peut-être encore sur leur passage. Mais ces Aléouliennes, dont plus de huit cents milles les sépara’ent, il ne fallait pas espérer les atteindre. Avant, bien avant, l'ile Victoria, minée, dissoute par les eaux chaudes, fondue par ce soleil qui s’avançait déjà dans le signe des Gémeaux, serait abimée au fond de la merl
ot mener —
ontrées quel-
soit au trente.sixième cendent la mer Arcalitude, Mais Ja limite la température, et elle 8 prolongés, Jes glaces et c’est tout le contraire
» Celle précocité de la saison chaude, en celte année 1861 : nt amener la dissolution de l'île Victoria. Déjà ces eaux ring étaient vertes et non plus bleues, aux approches des icebergs, suivant la remarque du navigateur Hudson. On devait donc, à tout Moment, redouter une catastrophe, maintenant que la chaloupe n'existait plus.
l'ouvrage, et en s intempéries d'un climat lrès - capricieux, ristaient fréquem-
et oa put ex-
ns utiles, des
des armes, de les pompes d'aération, Je résérvoir à air, etc,
Dès le lendemain de ce jour, le 13 mai » On avait dû renoncer à l'espoir Saint-Laurent. Le Point de relèvement indiqua que fort à l’est de celteile, et, en effet, les Courants, généra-
butter contre le
É a Ed FT
Il observait l'état de la mer.., (p. 318).
l'espoir d’atterrir de cette façon. Seules, les îles Aléoutiennes, tendues comme un immense filet semi-circulaire sur un espace de plusieurs degrés, auraient pu arrêter l'ile, mais, on l’a dit, pouvait-on espérer de les atteindre? L'ile était emportée avec une extrême vitesse, sans doute, mais n "était-il pas probable que cette vitesse diminuerait singulièrement, lorsque les icebergs qui la poussaient en avant se détacheraient par une raison quelconque, ou se dissoudraient, eux qu’une couche de terre ne protégeait pas contre l’action des rayons du soleil ?
Le lieutenant Hobson, Mrs. Paulina Barnett, le sergent Long et le maître charpentier causèrent souvent de ces choses, et, après mûres réflexions, ils