‹ Le pays des nègresChapitre 86 sur 114 · GRANDEUR ET DECADENCE · texte numérisé non relu

GRANDEUR ET DECADENCE

rédigé pour eux une pétition dans laquelle ils réclamaient le droit d'envoyer un représentant à l'assemblée provinciale de l'Ouest, qui allait ouvrir ses séances au Port-au- Prince. Les Pompons blancs de la ville, ameutés par un Valentin de Cuillon, envahirent sa demeure, l'arrachèrent des bras de son épouse et de ses enfants, le traînèrent par les rues et, lui ayant fait subir mille outrages, le tuèrent.

— Hélas! répondis-je, c'était l'époque fatale où les amis de Moreau de Saint-Méry, l'auteur de la Description de la partie française de Saint-Domingue, furent insultés au Cap parce que celui-ci avait demandé à l'assemblée électorale de Paris, dont il était membre, la liberté des esclaves.

Aucun monument commémoratif ne marque la place où est tombé Ferrand de Baudières, tué pour avoir servi d'organe aux gens de couleur.

Tant que cela me revient à l'idée, reprit mon cicérone qui me voyait rêveur, il faut que je vous dise que trois académiciens français, Godin, La Condamine et Bouguer, envoyés au Pérou, en 1736, pour déterminer la figure de la terre, firent ici un séjour de trois mois pendant lesquels ils se livrèrent, à ce que disait mon père, à toutes espèces d'expériences scientifiques. Enfin, en 1867, notre second empereur, Faustin P'", est mort ici, au milieu de nous. De quel autre monarque pourrait-on en dire autant 1

Pour voir et revoir le Petit-Goave deux ou trois heures suffisent. Je passai le reste de la journée avec le commandant. A la nuit tombante, je donnai Tordre de remettre à la voile, bien que le temps parût être à la tempête et, malgré les représentations de mon hôte, qui fit tout ce qu'il put pour me retenir jusqu'au lendemain.

Les fameux vers du premier chant de V Enéide semblaient revivre sur la mer. Mais Papaloute, le fils de Petit- Mot, était un caboteur expérimenté ; le Vent, d'une extrême

violence, soufflait dans la direction que nous prenions : donc nous irions plus vite.

La barque, en effet, bondissait sur les vagues comme une pierre avec laquelle on fait des ricochets. Je m'enveloppai de mon manteau et je me couchai sur le fond qu'ébranlaient les profondes et orageuses secousses de l'eau. Je fermai les yeux et j'arrivai à cet instant où l'on a en soi tout ensemble quelque chose d'éveillé et quelque chose d'endormi.

Les flots en délire mugissaient, sifflaient, grinçaient, râlaient, aboyaient, glapissaient. Tout à coup un grondement fauve sort de l'ombre et parvient jusqu'à moi, à travers tout le hourvari. Je secoue mon assoupissement ; je me dresse sur mon séant, j'écoute, même grondement à la fois terrible et menaçant.

— Qu'est cela?... demandai-je à Papalonte qui tenait à deux mains la barre du gouvernail.

— Un paniou- fouillé, je crois.

— Et qu'appelez-vous ainsi?

— Une bête qui vit dans la mer. Elle est énorme, porte des cornes ainsi qu'un cabri et peut renverser un canot. Mon père m'a raconté qu'à la hauteur de la Petite-Gonave un panioii- fouillé a enlevé le gouvernail de la berge qu'il conduisait.

Ces sortes d'anecdotes maritimes, peu agréables par elles-mêmes, le sont encore moins racontées au milieu d'une tempête dans les parages où s'est passé le fait qui en est le sujet. Il est peu réconfortant pour un passager, si bon nageur qu'il soit, d'apprendre qu'à l'endroit même où il se trouve, une barque a été chavirée par un habitant de l'abîme et que le même accident peut arriver à celle qu'il monte. Bien peu, je crois, voudraient faire une pleine eau en compagnie d'un cétacé qui se permet des plaisanteries si déplacées. Il n'est pas besoin non plus d'être libre-pen-

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sear pour soutenir que, si la baleine de Jonas est un canard biblique, les requins sont une réalité dévorante dans la mer des Antilles.

Par curiosité je me penchai sur le plat-bord pour tâcher d'entrevoir le monstre qui nous suivait, espérant une proie, ôpdwv èiri ô{vo'ira itdvTov. La nuit était si noire que les flots paraissaient d'encre et qu'on n'y pouvait distinguer aucun objet. N'était-ce pas un de ces poissons manares qui ont une tête de bœuf ? Je crois plutôt que c'était un requin-marteau.

Afin d'échapper à ces visions truculentes, je me recouchai et, dieu merci, je ne tardai pas à m'endormir profondément. Rien ne favorise le sommeil mieux que le vent.

Je ne me réveillai que le lendemain matin à cinq heures. Encore fallut-il pour cela le choc assez violent de la barque qui abordait et lo frottement de sa quille sur un fond de gravier qu'elle labourait. J'ai ouvert les yeux. J'étais dans un port de l'aspect le plus singulier.

Devant moi échouées, des planches de sapin disposées en radeau et enchevêtrées d'une manière inextricable. Derrière des navires de différentes nations, mouillés à toucher la terre. A droite et à gauche, des maisons d'un étage, faites en bois, serrées les unes contre les autres, le long de rues étroites.

Sur une éminence l'église, dans une position qui m'a rappelé celle de Notre-Dame delà Garde à Sainte- Adresse, faubourg du Havre. Un cercle de mornes qui reparaît partout au-dessus des toits semble faix'e une niche à la ville.

C était Miragoâne.

— Eh bien, Papaloute, nous sommes arrivés ?

— Oui, chef.

— Prenez alors mes sacs de voyage et débarquons. Vous allez les porter, n'est-ce pas? jusqu'à la maison où je descends.

— Oui, général,

Je regardai ma montre. Les aiguilles marquaient quatre heures et demie. Les maisons n'étaient pas ouvertes à cette heure matinale. Cependant, au détour de la rue que nous avions prise, j'aperçus un homme prenant le frais sous une galerie. J'allai à lui. Papaloute, aux mains mes sacs de nuit, qu'il portait comme des seaux un porteur d'eau, me suivait à une distance respectueuse.

— Monsieur, dis-je à ce matineux miragoânajs, voudriez-vous m'indiquer la maison de M. Coligny Lecomte ?

— Volontiers.

Et il appela une petite fille, qui était dans la rue :

— Sjphilise, conduis monsieur chez Coligny.

Je remerciai mon complaisant indicateur et je suivis la petite fille. Après avoir traversé trois ou quatre rues ou ruelles, nous nous trouvâmes à la porte de M. Cohgny Lecomte, hermétiquement fermée comme celles des maisons voisines. Pas un bruit de l'intérieur ne transpirait. Toute la maisonnée dormait encore. Je me gardai bien de troubler son sommeil et je revins vers l'homme de la galerie.

— Monsieur, je n'ai pas voulu réveiller M. Coligny Lecomte. Voulez- vous me permettre de déposer chez vous mon petit bagage en attendant?

— Certainement^ monsieur. Entrez donc...

Papaloute déposa mes sacs de voyage dans un coin ; je

réglai mes comptes avec lui et il regagna sa barque.

Aussitôt mon hôte imprévu me fit servir du café. Ensuite on m'apporta de l'eau pour me débarbouiller. Je lui demandai de qui j'avais l'honneur de recevoir tant de politesses.

— De Cicéron Lecomte, le propre frère de celui que vous cherchez...

— Comme cela tombe bien ! je suis toujours dans la famille... Vous me connaissez peut-être de nom : Je suis l'auteur de la Littérature ffançaise cC outre-mer.

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— M, Edgar La Selve ?...

— Précisément.

— Je m'estime fort heureux de vous être agréable.

M. Cicéron Lecomte achevait de prononcer ces mots lorsqu'entra son neveu, jeune poète d'mfiniment de talent qui, prévenu par lui sans doute de mon arrivée, s'empressait de venir me chercher.

— Pourquoi n'avez-vous pas frappé, maitre?,.. dit-il en m'abordant.

— Il n'y avait pas nécessité de vous déranger de si bonne heure.

— Mais on vous attend à la maison.

— Allons !

Je remerciai de nouveau M. Cicéron Lecomte et j'allai trouver la famille de son frère par laquelle je fus reçu comme un membre de retour d'une absence.

Après le premier repas, M. Cicéron Lecomte vint me prendre pour m'amener à la campagne. Il avait organisé, de concert avec quelques amis un barbaco, c'est-à-dire une partie de plaisir. J'acceptai et nous partîmes à cheval.

Le lieu du rendez-vous n'est pas éloigné de la ville. C'était l'habitation Dufour, du temps des colons magnifique sucrerie, qui n'est plus aujourd'hui qu'un monceau de décombres.

Au cours du repas, que nous fîmes en plein air, la conversation tomba sur la dernière révolution, celle de 1868, pendant laquelle Miragoâne, tour à tour au pouvoir des Cacos et des Piquets, fut bombardée un jour depuis neuf heures du matin jusqu'à quatre heures du soir, mise à sac et finalement livrée aux flammes.

Nous redescendîmes en ville au crépuscule.

Quelques heures bien employées suffisent pour connaître Miragoâne qui n'offre pas de curiosité de haute attraction.

D'abord embarcadère de la paroisse du Fond-des-Nègres ou mieux Saint-Michel, elle devint peu à peu bourg. Son agrandissement notable date de 1812. Là où de fortes barques jetaient l'ancre s'élèvent des maisons sur des terrains conquis sur les flots, grâce à des remblais qui les font reculer. Rien de plus simple. On achète une portion de morne et une portion de baie. On fait tomber le morne et la mer est comblée. Le tu n'iras pas plus loin du roi Knut n'est plus une impossibilité. Ce développement rapide de Miragoâne a pour cause l'ouverture au commerce étranger de son port très profond et exposé seulement aux vents du nord. A l'entrée émerge un îlet ombreux et frais, la Frégate, qui sert de but de promenade, le dimanche.

Je passai Ruit jours à Miragoâne, sortant matin et soir. Aussi j'eus bien vite vu Cérou où furent fusillés, en 1868, des Cacos et des Piquets n'ayant pour toute tombe que des tas de pierres et qui dorment côte à côte dans l'éternelle paix de la mort ; le fort Malette dans lequel est enterré un général indigène dont je n'ai pas retenu le nom ; le fort Bréa, le fort Réfléchi, le Carénage, la Source espagnole, le Cercle ou Détour, promenade le long de la mer, qui conduit à la Source salée où j'allais me baigner avant le lever du soleil ; le pont de Miragoâne, dont j'aurai l'occasion de reparler; et, enfin, à une lieue et demie de la ville, l'étang, miroir éclatant et métallique encadré d'une bordure de montagnes, que les premiers habitants d'Haïti appelaient Caguani, et dont les eaux, se frayant un passage dans leurs épaisses bases, viennent sortir au Carénage.

Quelque envie que j'eusse de rester plus longtemps avec l'excellente famille qui m'hébergeait, changeant de mode de voyage, je partis à cheval de Miragoâne, le 18 février, à cinq heures du matin, en compagnie de plusieurs jeunes gens qui voulurent m'accompagner jusqu'à l'Anse-à-Veau.

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Nippe, — L'Anse-à-Veau. — Le Bec-du-marsouin. — Les deux Caïmites — Peslel. — Corail. — Gom^n. — Le Pelil-Trou-des-Roseaux. — Jérémie. — Biar.chet jeune. — H. Fery. — Le Calvaire. — Guinaudraie. — L? camp Ivonet. — Le fort Mafrane. — Laurent Férou. — Un des actes de son administration.

La journée s'annonçait magnifique et fort gaie. Le chemin, qui longe la mer, est plat et assez facile. Le Trou- Forban dépassé, nous sommes arrivés en deux heures à la Rivière-Froide, sur les bords de laquelle deux rangées de laveuses, qui n'avaient d'autre vêtement qu"un lambeau de toile sur les hanches, broyaient consciencieusement au soleil leur linge entre deux pierres, comme si elles eussent voulu en faire de la pâte à papier.

Nous avons traversé à gué cette rivière et notre brillante et poudreuse cavalcade est entrée à midi dans le port de Nippes qu'on appelait autretois Petite-Rivière du Rochelois ou simplement Rochelois.

Si mes descriptions ne vous ennuient pas trop, je vais vous dire en courant ce que c'est que Nippes.

Nippes est l'embarcadère des denrées des quartiers circonvoisins. Les petites barques peuvent seules y aborder; encore n'y sont-elles pas à l'abri des vents du nord ni des raz-de-marée. Autrefois il était défendu par une batterie à

merlan à droite et par une batterie à barbette en maçonnerie à gauche. De ce dernier point on découvre au large, quand l'atmosphère est limpide, la Petite-Gonave et la Grande-Gonave.

A Nippes nous déjeunâmes chez le magistrat communal, oncle de l'un de mes compagnons. On nous servit un de ces hétérogènes mais plantureux repas créoles, qui restaurent à merveille un voyageur affamé.

Une seconde étape de trois lieues nous conduisit à l' Anseà-Veau, chef-lieu de l'arrondissement de Nippes, lequel doit sa dénomination au Morne-à-Veau sur lequel on l'a bâti, il y a plus d'un siècle, vis-à-vis de l'extrémité occidentale de la Gonave, la pointe de l'Acajou, L'église date de 1740. Elle est située dans la partie haute du bourg et dominée par une batterie sans canon: On me parla d'un étang en pleine montagne, sur la route du Petit-Trou, dont l'eau est saumâtre, sans doute parce que les filtrations de la mer l'alimentent. Il y a, paraît-il, dans le canton de l'Acul-des-Savanes, des minerais de fer et des pierres brillantes qui coupent le verre aussi bien qu'un diamant.

12n me promenant je vis, au pied de l'arbre de la Liberté, un tombeau, celui de Jean-Louis-François, décédé en 1806. Sous Rigaud, il combattit successivement le parti colonial, les Anglais et Toussaint Louverture. En

1802, lorsque Pétion se fit indépendant, il s'insurgea au Haut-du-Cap. Il était alors officier dans la 13° demi-brigade coloniale. Quand Geffrard pénétra dans le département du Sud à ta tête de ce corps, il passa colonel. En

1803, au camp Gérard, il reçut de Dessalines le brevet de général de brigade. Plus tard il fut fait divisionnaire.

A sa mort le bruit courut qu'il avait été empoisonné par Jacques I. Le mécontentement, qui couvait dans les campagnes, éclata aussitôt. Un habitant, Germain Pico, voisin du fort des Platons, prit les armes et s'empara du fort

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peudant une fête. Mais Geffrard, en revenant de l'Anse-à- Veau où il avait été rendre les honneurs à Jean-Louis François, l'en chassa et le reprit. Pico, mis en fuite, fut tué dans les mornes par un nommé Blaize.

Comme l'Anse-à-Veau n'offre absolument rien de remarquable, je m'informai tout de suite si je pourrais gagner Jérémie par mer. Ce moyen de transport est encore le plus commode en Haïti et il me fallait retourner le cheval sur lequel j'étais venu à M. Cicéron Lecomte, qui me l'avait prêté. Par le plus rare et le plus heureux des hasards, il y avait en partance une petite goélette du port de dix tonneaux, neuve et propre, et portant à sa proue ce nom croyant et de bon augure : Dieu merci, ie fis prix avec le patron. Le lendemain, 19 février, il mit à la voile et nous quittâmes l'Anse-à-Veau. Autrefois les bateaux de fort tonnage pouvaient jeter l'ancre dans son port. Aujourd'hui il n'est accessible qu'aux petites barques. Un banc de madrépores s'étend chaque jour à l'entrée et l'obstrue tandis que le sable, charrié par la petite rivière qui s'y jette, le comble à l'intérieur. C'est dans ces eaux que fut noyé, en 1802, par les indépendants, Bardet, chef de bataillon de la 13« coloniale, très-dévoué à la métropole et qui, à l'arrivée de l'expédition, avait ouvert le fort Bizoton au général Boudet.

La mer était douce et le vent favorable. Les voiles en ciseaux donnaient à la barque l'apparence d'un gros albatros qui glisserait sur l'eau, les ailes dressées. Vers six heures nous découvrîmes dans un enfoncement de la côte le Petit-Trou que je nomme seulement pour mémoire.

Dieu 7nerci traversa la baie des Baradères ou Baradaires, selon l'orthographe employée par Moreau de Saint- Méry, fermée par le Bec-du-Marsouin. Cette presqu'île, rattachée à la grande terre par les Etroits, est ainsi appelée parce qu'elle a, en effet, la forme du poisson de

ce nom. Elle a, du S.-O. au N,-E.. cinq lieues de longueur sur une largeur variant entre cinq kilomètres et un.

Aussitôt l'horizon se garnit sur tous les points. Nous entrons dans un étroit canal. Du côté de la pleine mer se dressent les deux Caïmites, îlets couverts de bois de construction dont le plus grand a deux lieues carrées. La petite Caïmite est en face même de Pestel, bourg qui a gardé le nom d'un colon de ce quartier, et dont l'embarcadère est abrité des vents du nord, d'ordinaire si furieux.

Le deuxième bourg, qui se montre à l'opposite du Grand-Récif, est Corail, ainsi désigné parce que primitivement on y élevait des porcs. Avant la Révolution une sucrerie remplaça le Corail. On y fit un embarcadère. Quel lues maisons se groupèrent sur les bords. Ce bourg naissant devint le chef-lieu de la commune. Les habitants, que les brigandages des esclaves chassaient de leurs habitations, venaient s'y réfugier. Durant l'insurrection de Goman, les citoyens du quartier de la Grande Anse s'y réunirent pour repousser les révoltés, qui réussirent à s'en emparer plusieurs fois. Samedi-Télémaque, le vainqueur des Piquets, y mourut de mort subite, le 24 juin

Le port de Corail, garanti par de nombreux ilets, sert de carénage aux bâtiments de Jérémie.

Sur la route, trois lieues avant Jérémie, le cavalier trouve le Petit-Trou des Roseaux, autrefois Petit-Trou de la Grande-Anse, embarcadère qui eut une importance passagère pendant la révolte de Goman, prolongée près de quatorze ans. On doit la pacification de cette localité, d'abord à la sage administration du général Bazelais, à qui A. Pétion confia le commandement des arrondissements de Jérémie et de Tiburon, et qui obtint la soumission de plusieurs chefs de la révolte, ensuite à la ferme volonté du président P. Boyer, qui en décida l'extinction.

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