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MŒURS, COUTUMES ET INDUSTRIE

laires. où lo voyageur faliguê no iiduvail Iruiivcr un loit pour aluiler sa tète.

La grande masse, })eut-è(re la jiUis grande, de la population de la Scandinavie, pendant la dernière partie de l'époque païenne, vivait 4lans des villages (|ui, en majeure partie, peuvent avoir porté alors les mêmes noms et eu la mèni(> situa! ion qu'à présent, on au moins jusqu'au moment où la nouvelle division du ]tays les lit disparaître. On peut le voir par cotte circonstance, qu'à côté de cliaque village, surtout dans les provinces autour du lac Malar, il existe encore des cliam}»s funéraires où reposent les populations [laïennes do ces villages. Comme l'art de lnùlor la chaux ot les briques ne fut probablement introduit dans le N'onl (pi'au temps du christianisme, les maisons de cette époque furent évidemment do la mémo sorte que celles dont on a découvert les ruines à Hiorkou, ou lac Mâlar. Ces ruines, les plus anciennes do la Suéde, consistent en morceaux d'argile durcie qui ont retenu parfaitement leurs formes. C'est par eux que nous |)ouvons dislinguei' outre doux sortes do bâtiments, les huttes de terre et les maisons de bois dans losquollos les jointures entre les solives sont fermées par de l'argile. Los ruines do bâtiments do la première sorte nous offrent des morceaux iFargile de formes irréguliéres, habituelloment lisses sur un côté, mais sur l'autre — tourné à l'intérieur — offrant des impressions do brindilles ayant souvent [ilus d'un demi-pouce d'épaisseur.

La partie interne de ces maisons consistait généralement en une <'hambre carrée, oblongue, donl les côlés les plus longs étaient bas, souvent moins élevés (pi'uno haulour d'iiouimo, et manquant de fenêtres ainsi que de portos. L'entrée se trouvait à une extrémité, et un porche la protégeait. Loi'S(|iron y ailaiilail luio fouélic, on la plaçait sur lo toit, (pii all.iil on pointe ot r(q)osait sur i\rii traverses portant d'un mur à l'autre. Ils n'avaient point do cheminée, seulement une ouverture dans h' loit ]iar où soitait la l'innée qui s'élevait de l'àtro, situé au milieu de la chambre. Le toit était couvert on paille, en gazon, ou avec des bardeaux. Le mobilier, dans les maisons des paiens, n'était ni abondant ni précieux. Des bancs et des couchettes attachés aux murs, de grandes tables en face de ces bancs, et une armoire ou doux pour conserver les trésors de la famille, tels étaient los articles

priiicipaux du mobilier, sinon loul le mobilier. On a parlé (lucbiiicl'ois (le rliaiscs, mais pas soiivenl. Odin s'exprime ainsi d'après le chant de

ll.'ivanial :

Slli' hi ciiaisc d'or, (lillilud m'a ilniiiu'' A Iioii'r le coûteux liydiiMiiel.

El, dans une sai^a irlandaise, on nons dit conimenl nn liomme loiiilla dans un nioulii-nle lombal de Norvège, eu lUll, el v trouva

riiiii' riiiiii|iii' ;ivor li^nres. prés I.evode, en Gollanil.

ll("i ybou (habitant du umuliculei assis sur une chaise, ayant sons ses pieds nue cassette remplie d'or el d'ari^cnt. On a également li'onvè, et d luie façon assez inallenilnc, des restes de coussins de l'èpoipie des Vikings. il y a (|ui'lipies années, on a l'ail uni' seniblalde découvei'le dans nn nmnlii-uli' londial li.ius l;i p.iilii' sud-esl de la Norvège.

Il est exIréuienii'Ml |n'obable ipie la niajeiu'e partie des forts en jnerrc! ipie l'on voit siu' les haideius, dans diverses provinces, ont été construits comme refuges et coninn' protection contre les attaques et les incursions des ennemis. Ils S(MiI en grand nombre autour du .M;ilar el d.ins les iles de ce lai'. La planelie suivante repi'éseule un de ces l'orls à Ismanslorp, eu Oland. Le mur, en blocs de granit el en calcaire, est très solide, bien (pie l'on n'y V(»ie auciuie trace de mortier; sa bailleur com|torle environ (piinze pieds, et sa largeur neuf au sommet, où il n'est pas endommagé. Plusieurs ouvertures con-

nUINES A ISMANSTdHP i2\)

(luisent à ce l'oil donl le dinmèlre n'a pas miiins de 400 pieds. On apeiroit encore à rinléiieur les murs de fondation de nombreuses maisons.

Pour l'aire du feu, on se servait de sili'x cl de lHi(|n('is en ncier, dont beaucoup oui été Irouvés dans les tombes de cet âge. On peut se former une idée assez exacte des ustensiles employés durant cette période, d'.ipi'és ceux trouvés d.ins les tombes. Une i|uantité de vases

Fort à Isiiiansl(ii-|i, en Oliuicl.

surtout ont été conservés. Les ustensiles de cuisine élaienl de bronze, d'argile, de pierre ou de fer; les vases ;i boii'e, d'or, d'argent, de verre, d'argile et |)lus généralemeni di' c(n'ne. On se servait de conleaux, et on avait aussi des cuillers de bois et de coi-ne. On a Irouvé lies vêtements en fourrure, en peaux, en laine el en lil. et qnelipn'fois eu soie; les ornements de bronze, d'argent et d'or étaient aussi en usage. Des dés et des échiipiiers ont été découverts et aussi des traces de pièces d'écliecs, (|ni prouvent que ce jeu doil avoir été conini pendant le ix" siècle, sinon avaid.

Le mode d'inhumation durant l'éporpii' Viking est démontré par le grand nombre de tombes de cette période ; on les trouve en Norvège jusqu'à Lofoden ou sur la terre ferme. On voit par ces tombes

(|uo l;iiilùl on Iii'ùl.iil les corps et qiio t.iiitùt on l.'s enlerr.iit s;iiis les lirùlei-. Li-s lombes sont m:iniiié:'s soit par des monlicules ou des pierres eu carré, par une li.uure à Irois pointes, ou par les contours (l'un navire. Ce dernii'i- imlicc était probablement sur des lombes de V'ikings. Au sommet des monticules, ou voit souvent des pierres rondes, a ptrémontées de cercles ou d'autres figures.

Prés (le Biôrkon, appelé ;inssi Hirka. on a ti'ouvé hcmcdup de monticules funéraires, pr(dialdi'uienl |ilns (pi"( ii loid anhc lien delà Scandinavie; le nombre de ceux encore visibles dépasse douze cents; maison en a énormément détruit pendant les siècles passés. Dans ces dernières années, onae.xaminé avec soin i)lus de cin(| cents de ces tombes ; tout ce (pi'on y a découvert prouve (pielles ont appartenu à la dernière partie de l'ère j)aïenne.

Une remarquable pierre riniiipie a été trouvée dans l'église de Roks, en Ostergotland. C'est la plus longue inscription iiini(pie sinla(|uelle ou ait encore mis la main. La voici traduite:

Ces runes sdiit laite.-; en iiii'iiioife de Vainod ; Varen, son \mv, les a laiilées Après la iiioil de son lils.

Je parle do mon (ils, (pu piil doii/e l'ois un donlile Ijnlin sin- des lioniines difiï'cenls. Je dis ceciconinii' l'antre, ecniinient il l'nl entom-i' par ne((r Iroujies tl'enneniis \eniis de l!edi;ols, et trouva ainsi la mort dans la liataille.

Antielois. le roi,

Ca|iitaiiie des coinaLiciix N'iiùngS,

ili'iliiail sur li's licnds (li''l!ejdsea.

(îe roi ^éni'reux

Ksi aniK' sur son coursier,

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