‹ Le pays du soleil de minuitChapitre 119 sur 147 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

Norvège méridionale. — Un longue grande roule. — La po|iuliilion fermière. — Belles fermes. — Maisons conforlaWes. — Villes de Norvège. — Comment on maintient la paix piibliiiue. — l'ieux excnrsionnisles. —La demeure d'un Juge. — Prestation de serment. — Saelersdal. — Un jieuple de haute taille. — Costumes du Saelersilal. — Vieux Stabburs en Osse. — Ciraotère du peuple du Saetersdal. — Valle. — Paul Panlsen.

La Norvège, à son êxlrémitt' méridionale, forme un riuil.icictix pronioiiloiic treiiviron 2(10 milles de largeur dans sa parlic la plus développée, et de 125 milles de longueur, se terminant à Lindesnaes, en latitude 57° 59'. — Ce vaste territoire est borné à l'ouest par la mer du Nord, et au sud, ainsi qu'à l'est, par le SkagerRack, dontl'e.xtrémité intérieure esl, pour ainsi dire, le lîoi'd Christiania, qui court du nord au midi. Les fiords n'ont pas la grandeur de ceux plus du nord. Les seuls lerrains plais de la côte de Norvège, Listerland, Dalaren et Jaederen, se lri)iiv(Mil ii'i. A Listerland, liitis piiares sont loiil près l'un de laiilre, et ont été ainsi construits pour (|u"on les voie séparément en cas de danger. Une grand'route borde la cote de Christiania au cap Tungnaes à ipiehpies milles au nord de Stavanger, distante de 500 milles, où h; liitid Bukiie empêche d'aller plus loin. — C'est une continuation du grand chemin ([ni court le long des rivages de la Suède et de la Norvège, depuis Haparanda jusqu'à Christiania, distance d'environ

468 LE PAYS DC SOLEIL DE MlNLlï

200 milles. On y voit île nombreuses rivières sur les eaux tlesquelles on fait flotter les bois en immenses quautités, car les grandes forêts y sont très communes.

Les vallées renferment les meilleurs districts a ratoires de Norvège, et leur [lopnlation fermière est toute dilTèrente de celle (jue nous avons décrite dans les montagnes. Dans les fermes confortables, les maisons sont peintes en blanc et ont des toils en tuiles rouges, à la vieille mode hollandaise. Des pianos, des livres et des journaux }iiouvenl la cidture de ces gens dont les habitations soni enluurèes de vergers et de jardins. Tout le long de la route de Christiania à Dranimen, on a des vues cliarmaides sur la mer et sur le pays, et, en longeant la cùte, le trajet est des plus beaux. La planche suivante, qui représente Hof, donne l'idée des maisons d'une ferme importante.

Le dimanche, les fermiers vont à Téglise, avec leurs familles, dans des voitures et des carrioles de fantaisie. Les hommes portent haliituellement de hauts chapeaux de soir, on des feutres avec de larges rubans gris ou noirs; en été, ils mettent des vestes de toile. Les femmes, en chapeau, bonnets, châles et jatpiettes, sont velues comme les fermiers de l'Angleterre ou des États-Unis. Après Féglise, ils tiennent des réunions hebdomadaires dans lesquelles les comniéiages vont Inu' train.

La Norvège est une contrée particulière, en ce (pie ses cités et ses grandes villes, à (|uelqnes exceptions }n'ès, sont situées sur la cùte. On s'y adonne principalement aux pêcheries et au commerce des bois. Celles (]ui sont consacrées aux affaires de bois sont construites près de remboucliui'e de rivièics et de cours d V;iu i|iii coidenl à ti'avers le pays où l'on trouve de vastes forêts, tandis que celles ipii s'occupent des pêcheries sont localisées daiTis la position géographique la plus avantageuse. Plusieurs villes augmentent d'importance ; d'antres demeurent sans changement, ou t(unbent en décadence, selon ipie le hareng (juitte telle ou telle partie de la côte.

La plupart ont été construites pour se conl'ormer aux irrégularités dn bord roilieux on des collines pierreuses (pu les ceignent de tous (•(■)tés, et les maisons sont perchées sur chaque roc en .saillie, ce qui ' produit un singulier elfel. La propreté des rues est remanjuable; les maisons sont en bois et bien peintes. Il n'y a jtoinl de centres niainifaciuriers, in de grandes industries du fer en Norvège. Certaines

Page 1