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Le gallon équivaut à 4 litres 54. 34b mill

106 LK PAYS Dl" SUI.EIL DE MINLIT

Le mode liabiluel pour aller plus au nord est de prendre le steamer hebdomadaire de Bosîkop à Hanimerfest. Le lialeau touche à un grand noml)re d'endroils; a|)rès avoir (piillé le liord, nous passâmes entre les îles, el une course de Ireize heures nous eoiiduisil à Hammerfest, à l'extrémité nord-ouest de Kvalù, ile très rajjprochée de la terre ferme, à une latitude de 70° 40'; on dit que eelte ville est la plus septentrionale qu'il y ait au monde.

Ces ports de mer norvégiens sont cachés par de hautes montagnes et généralement ils frappent soudainement les yeux. Je fus surpris de voir à une si haute latitude une ville aussi commerçante; plus de cinquante navires, principalement des schooners, étaient à l'ancre. Les pavillons anglais, russe, norvégien, suédois et allemand s'y trouvaient représerdés; deux steamers se préparaient à partir; ici un navire anglais déchargeait du charbon, là un russe, d'Archangel, s'allégeait de sacs de farine; d'autres prenaient des cargaisons de morue séchée ou salée, d'huile de l'oie de morue, etc.

On voyait des bateaux, des allèges et des barques de pèche amarrés au quai en bois, auprès ducpiel on a construit des magasins: le port est abrité el les navires y sont en sûrelé; la ville a une population d'environ di'ux mille cinq cents habitants. En parcourant les rues et le long (les (piais on aperçoit des capitaines russes avec leur longue barbe, des pêcheurs et des matelots, des Finlandaises et des Norvégiennes mises à la deriuère mode, car la crinoline, le chignon et le chapeau « tuyau de poêle » ont réussi à s'iidroduire même ici.

Il y a peu de villes au monde — s'il y en a toutefois — bâties sur un lieu plus stérile ou entouré (riiii jiaysage aussi triste, aussi désolé; l>as un arbre, rien que des lochers luis et sombres. Aucune route ne conduit hors de la ville, car il n'existe point de fermes plus loin, et la contrée environnante ne fournit i)as de bois; les rues sont étroites. Tarière principale suit le bord de la baie; ipielques habitations soni grandes et commodes, el l'on est frappé du nombre considérable de magasins de tout genre.

Le sens olfactif de l'élranger est désagréablemeid affecté par l'odeur du poisson (|ui prédomine par toute la ville, car les habilants fabri(}uenl l'huile de foie de morue, particulièrement de la sorte brune, dont la senteur et la fumée n'ont rien de réjouissant; mais, ainsi que

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