JUMS NOMS DE FEMMES
fViiimcs en livs iir.iiiilo siiroxcilation, L'iiiic iTrlIrs (''l.iil cii biillo à un vidli'iil ;icfès ifliyslrrip, iili'iiriinl c\ ciiiiil qiio ses |)éclu''s ne lui seraient p;is panlDUiiés cl qu'elle ii'.iil en curer! Deux ou Iniis di^ ses compagnes, plus calmes, essayaient de l'apaiser eu lui disaul (|ue Dieu pardonnait à tous les péclieurs qui croyaient en lui. En même temps le prêcheur hypocrite lisait à hautcvoix des versets de la Bible, qu'il savait toujours approprier à l'occasion par mie inlerprélaiion forcée, afin d'etTraycr ses anditeiu's, et de tenqis eu lenips insérail dans son discours l'espérance du [lanlou pour le pécheur nqieulaiil. La pauvre créature demeura pendaid plus de deux heures dans un dau.nerenx élat d'agitation; enfin, l'épuisement lareudil plus calme el elle i)arlil, accompagnée de (juelques amies, satisfaite enfin de ce que ses péchés lui seraient pardonnes.
Toutes les femmes de l'endroit semblaient atil'olées de ce prédicateur; mais les hommes le goùlaieni peu. Des scènes de ce genre, m'a-t-on dit arrivent souvent dans ces hameaux, suiloul eu liivtM'. quand les gens n'ont rien à faire. De tels prêcheurs font beaucoup de mal et jamais de bien.
Les femmes portent de jolis noms, et louj(nn's par deux, — comme Maria, Olivia, Sara, Clara, Joséphina, Ghristina, Carolina, Augusta, Lovisa, fiustafva, Engla, Calhrina, Anna, Carin, Erika, Mathilda, Margarela, Alberlina, Eugénia, Brila, Evelina, Eva, Magdalena, Ulrika, Kajsa,Sophia, Nina. Les hommes eu ont nniins ; les [ilus communs sont Gustaf, Olof, Anders, CatI, .lolian, Erik, Nils, Elias, Pehr, Zachris, Thomas, .Jouas, Erans.
A mou retour à Umea, je m'aperçus que ma bourse était (date, découverle (pn lui loin de m'être agréable, attendu que je n'avais pohit de leltre de ciédil sur la bampie de ce! eiidroil et Stockholm se Irou- VaitàoOO milles de là. Par bonheur, la ville possède une slaliou iélégrapliique el j'envoyai à mes banquiers ù Stockholm tm message les [iriant de télégraphier à une personne d'ici de me remeltre de l'argent. La réponse arriva bientôt, me favorisant d'un crédit illimité.
La banque était lui simple bâtiment en bois, sans volets aux fenêtres, quoiqu'elle eut quelquefois en caisse de fortes sommes; évidemment les voleurs avec eflVacliou n'avaient rien à faire en ce pays. Le direcleur et les employés de l'institution me reçurent avec la considération qui s'attache aux personnes en proportion du montant dont elles sont créditées, de même que dans les autres pays. Or, j'avais un ci'édit illimité;
lecteur, jugez de ma réception! Je ne suis de quelle l'açitn la iii)\ivelle se répandit dans Umea que j'avais acliclé d'immenses étendues de forêts, et mon étonnement fut grand lorsipie le direcleur de la banque me demanda si j'avais besoin de 30, ou iO,UOO dollars. Quand il m'eut appris poui'quoi il supiiosait que je lui demanderais autant d'argent, je ne pus ipie rire aux éclats d'un commérage aussi ridicule. Quelques centaines de dullars furent tout ce que j'exigeai.
Mon voyage dans la vailér d'Umea avait été le sujet d'une foule de
llassja simple.
commentaires. A celte épo([ue, la Scandinavie était parcourue dans toutes les directions par des spéculateurs, riches et pauvres, venus des villes, avides d'acheter des forêts et même des bouquets d'arbres. C'était une vraie manie, une rage; si seulement ils pouvaient acheter les arbres sans le sol, leur foilnui'. pensaient-ils, étal! faite; lieunnix si les fermiers consentaient à leur vendre leurs bois. Au début, beaucoup les cédèrent à bon marché ; mais avec le temps la valeur augmenta et les plus malins, qui n'avaient [las vendu, demeurèrent les maîtres de la situation et ublinrenl des prix énormes, qui allèrent augmentant tous les jours. ImiMii le hallnn creva; la Scaiidiiinvio passa d(> mauvais mo-