‹ Le paysage; choix de textes précédés d'une étudeChapitre 13 sur 67 · C. Van Mander · texte numérisé non relu

C. Van Mander

Le flamand est paysagiste. — On constate que, d'une manière générale, les peintres de notre pays ont une prédilection marquée pour le paysage ; que, tout au moins, ils ont été habiles dans ce genre, au rebours des Italiens, qui nous disent habiles paysagistes et se qualifient, eux, de maîtres en l'art des figures.

Le livre des Peintres, trad. par II. Ilymans' (Rouame, éditeur).

G. de Lairesse (I64i-i7ii).

Le pal/sage au XVI 1° siècle. — Quant aux sites dans le goût des peintres paysagistes modernes, comme ceux d'Everdingen, de Pynakker, de Ruysdaal, de Moucheron, ils ne demandent que des accompagnements communs, tels que cabanes, chaumières, pêches, chasses et autres semblables occupations champêtres, qui y sont aussi propres que des sujets pris de l'histoire ou de la fable ; car ce ne sont, selon moi, que les accessoires qu'on fait servir dans un site, qui lui donnent un air antique ou moderne ; à moins que ce ne soit quelque lieu moderne connu qu'on veuille représenter, dans lequel l'antique ne convient point, quoique Breughel, Paul Bril et Bol en aient donné l'exemple, en confondant la nature commune avec la nature héroïque, car la nature est à présent ce qu'elle a été de tous les temps, et ses productions n'ont point varié dans leurs espèces. La nature est donc toujours commune, c'est-à-dire imparfaite ;

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