LE CHOIX DU SITE
clignait des yeux, penchait la tète, tantôt à droite, tantôt à gauche. Gi-oux lui ayant dit que Sigalon serait content de sa façon de procéder, lui qui prétendait qu'on devait surtout s'occuper des masses : « Oui, répondit Corot, des masses, toujours des masses !... >, Quanta Courbet, il s'était installé n'importe où : « Où que je me mette, déclara-t-il, ça m'est égal; c'est toujours bon pourvu qu'on ait la nature sous les yeux ».
Cité par Ed. Sarradin. Histoire du Paysarje en France (H. Laurens, éditeur).
J. Breton (1827-1906).
Le inotif. — Dans chaque région fréquentée par les peintres, il y a ce qu'ils appellent le motif ,f /. C'est celui où tout nouveau venu court d'abord pour en faire le sujet de sa première étude. Les confrères sourient sans rien dire, car ils y ont été pris eux-mêmes.
Eh bien ! ce motif est le plus banal des environs. Mais il étale pittoresquement son insignifiance et tous, à la première sortie, y plantent leur chevalet.
Ce n'est que bien plus tard, parfois après une longue expérience, qu'ils découvrent une vraie beauté à des choses qu'ils n'avaient pas crues dignes de remarque.
Vn peintre paysan (Lemerre, éditeur).
F. Henriet.
Comme?it s'installe le paysagisle. - Celui-là^ côtoie avec son bateau de vertes rives et manœuvre avec une égale dextérité la gaffe et le pinceau. Cet autre, comme Ziem, a fait aménager arf hoc une voiture foraine où l'on fait tant bien que mal son ht, sa soupe et ses chefs-d'œuvre.... sous l'œil un peu trop vigilant de la maréchaussée, à laquelle il faut toujours être en