‹ Le paysage; choix de textes précédés d'une étudeChapitre 38 sur 67 · XII. — L'OUTILLAGE DU PAYSAGISTE · texte numérisé non relu

XII. — L'OUTILLAGE DU PAYSAGISTE

Ainsi qu'on le verra par la citation de Desportes, Vatlirail du paysagiste n'est pas aujourd'hui différent de ce qu'il était au XVU" siècle. Il est vrai que je ne sache pas qu'alors aucun peintre se soit avisé comme Millais de faire construire un atelier démontable. Je vous souhaite de pouvoir voiis offrir ce luxe ou seulement le petit bateau de Daubigny. Bien des épreuves vous seront épargnées ; le coup de vent qui arrache le parasol, la pluie qui vient à tomber sur votre aquarelle, un troupeau de vaches curieuses qui flairent de trop près votre esquisse, etc. Si vous êtes le modeste et traditionnel piéton qui va par la campagne, chargé de son attirail, suivez les indications de Fraipo?it. Et faites-vous des manies ! Lors- * qu'on veut réussir dans le paysage, il faut être tout à son travail et ne pas avoir le souci de se disputer avec un outillage de fortune.

A. -F. Desportes (166M743).

Outillage d'un paysagiste à la fin du XVII^ siècle. — Lorsqu'il allait aux champs, il portait ses pinceaux et sa palette toute chargée dans une boîte de fer-blanc, il avait une canne avec un bout d'acier long et pointu pour la tenir ferme dans le terrain, et, dans la pomme d'acier qui s'ouvrait, s'emboîtait à vis un petit châssis du même mêlai auquel il attachait le porte-feuille

et le papier. Il n'allait pas à la campagne chez ses amis sans

emporter ce léger bagage.

Cité par M. Pierre Marcel d'après le neveu du peintre. Histoire du Paysage en France (H. Laurens, éditeur).

John Millais (1829-1896).

L'atelier transportahle de Millais. — Sir John Millais, quand il devait peindre un de ses fameux paysages d'Ecosse ou d'ailleurs, faisait envoyer d'avance par le chemin de fer un atelier transportable, habilement construit en bois, avec, à l'intérieur, un espace suffisant pour que l'artiste pût s'y tenir debout commodément, et lui permettre d'examiner son travail à une distance raisonnable.

Cité par Walter Goodman. The Magazine of art, juin 1901 (traduction H. Guerlin).

Daubigny (1818-1878).

Le bateau de Baubigny. — Le jour où Daubigny s'avisa d'organiser une manière d'atelier dans la cale de son bateau, il ouvrait au canotage de nouveaux et de plus glorieux horizons. Ce fut par un froid matin de novembre 1837 que Daubigny s'aventura pour la première fois à travers les brumes de la Seine. Son bateau fut baptisé au départ par les quolibets des blanchisseuses du nom de Botin qu'il conserva depuis.

Le paysagiste aux champs (Achille Faure, éditeur, 1866).

G. Fralpont (né en 1849).

Matériel de campagne d'iai aquarelliste. — Voici, en résumé, ce qu'il est indispensable d'avoir sur soi :

Palette,

Couleurs,

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