‹ Le péché et la rédemption: d'après Saint PaulChapitre 14 sur 29 · ARE · texte numérisé non relu

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est le premier-né de toute créature, » — xpuréronos donc srisews (Col. 1,15). Cette parole est. si claire et si précise que les théologiens n'auraient dû jamais la perdre de vue. Elle se trouve au fond de toutes les conceptions christologiques et sotériologiques de l’Apôtre. Paul ne donne que quelques indications sur la substance dont a été formé le Premier-né. Elle n’est pas terrestre, elle est « céleste, » — ëroupdos (1 Cor. 15, 48); elle n’est pas matérielle, elle est « spirituelle » — rvevyanixée (v. 44): elle est « incorruptible, » — äsbapros (v. 53), douée d’«<immortalité, » — Süavasia (v. 54). Adam a élé fait « âme vivante » (yévero eis duyñv Lüsav); le Fils à été fait « esprit vivifiant » (eis mvedma Cworotoëy, 1RCor 15: 45):

Mais c'est de Dieu que procède tout (re5 0605, xoÿ Cwuonotobvros Ta rävra, | Tim. 6, 10 Rom. He 36; 1COE: 5, 6). Jamais Paul ne dit que le Fils est, comme le Père, de toute éternité. Dieu seul est élernel au sens absolu : & pévos duvdorns, 6 Based roy Bactheuévru nat nüptos TOY nuptevévrwv, à pévos Eywv &bavastay (1 Tim. 6,15.16). Ce Dieu, seul maître souverain, de qui procèdent toutes choses et de qui toutes les seigneuries et puissances tiennent leurs pouvoirs, ce Dieu en qui seul réside l’immortalité, « manifestera en son temps notre seigneur Jésus-Christ (èrigavela 505 xuptou huoY Tsoë Xptoroë), qui à fait une belle profession devant Ponce-Pilate » (1 Tim. 6, 13. 15). On voit ici l’opposition entre le « Seigneur des seigneurs de qui toutes les seigneuries tiennent leurs pouvoirs » et notre « seigneur » Jésus-Christ. Paul accentue à plusieurs reprises cette distinction essentielle entre Dieu et le Christ. «Nous n'avons qu'un seul Dieu, dit-il, le Père, qui a

fait toutes choses (ei; 0ebç, 8 murho, 26 ob +à révra); et un seul

seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été laites » (uat ets vôptoc, ‘Insods Xptorès, dv où và mévra, 1 Cor. 8, 6). « Il y a diversité dans les ministères, mais le même seigneur (8 adrès xôpuoc); et 11 y a diversité dans les opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous, » — 6 D aùrèc Debc, 8 éveoy@v Tà tévra y täcw (1 Cor. 12, 5. 6). La même distinction se trouve exprimée dans la première Epître à Timothée: « Il y a un seul Dieu, et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus-Christ» (ch. 2,5). Les chrétiens sont «de Christ,» comme Christ est « de Dieu » (bec E Xotoroë, Xotorbs dE 0:05, À Cor. 3, 23). Dieu est « le chef de Christ, » comme le mari est « le chef de la femme » (xeçoh DE quvans 8 dvhe, xepañn Cë Xptoroÿ à Océs, Coral 3). Toutes choses seront soumises au Christ, « sauf, bien entendu, celui qui lui a tout soumis » (S%hov, re Eurds vod brordÉavros ar® <à réa, 1 Cor. 15, 27). Et lorsque toutes choses seront soumises au Christ, « alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a tout soumis » {sére vai adrèc à vibes brorayh- GETAL TO ÜtotTasavtt adté Ta Tdvra); et cela : « afin que Dieu soit tout en tous, » — fa Ÿ 6 Bebs Ta mévrx àv räw (20) Dieu est le commencement et la fin de toutes choses : « toutes choses sont de lui, par lui et pour lui » (2£ aèreÿ, Jai de adrod, nai etc adrèv à révra, Rom. 11,36). Le Christ « vit pour Dieu, » — & 5 66 (Rom. 6, 10); de même (cru) les chrétiens « vivent pour Dieu » ((üwras 1% 66) « en Jésus-Christ » (v. 11). 3 C’est à Dieu qu'en dernière analyse, PApôtre rapporte toutes choses. A lui seul la gloire d’éternité en élernité : à à d£a ele robe alüvas 767 atovov (Gal. 1,5; Rom. 15,6. 4,26: 16/27;Æ4Cor 10,31: Eph.3;21; Phil.#,

A6 — 20; 1 Tim. 1, 17; 6, 16). Et, qu’on le remarque bien, quand l’Apôtre parle de cette gloire de Dieu, il ne comprend sous le terme de Dieu que le Père, et non le Fils. « Que Dieu vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres, selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (Rom. 15, 6). « À celui qui peut vous fortifier, conformément à mon évangile et à la prédication de Jésus-Christ, à Dieu, seul sage, soit gloire au siècle des siècles, par Jésus- Christ »(Rom. 16, 25. 27).« À celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au delà de tout ce que nous demandons, soit la gloire dans l'Eglise et en Jésus-Christ » (Eph. 3, 21). « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa richesse, en Jésus-Christ. A lui, notre Dieu et Père, soit gloire au siècle des siècles » (Phil. 4, 20). Les chrétiens portent des fruits de justice, « par Jésus-Christ, à la gloire de Dieu » (Phil.1, 11). Si « toute langue doit confesser que Jésus-Christ est le Seigneur, » c’est « à la gloire de Dieu le Père,» — els débav Oeoù ratpés (Phil. 2 11).

Paul se place là au centre de l’Ecriture, dans l'esprit de Moïse et des Prophètes, et en particulier sur le terrain de l’enseignement de Jésus-Christ. «Je ne cherche point ma gloire, dit Jésus; si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. Je cherche l& gloire de celui qui m'a envoyé... La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, seul vrai Dieu, etcelui que tuas envoyé, Jésus- Christ. Je t’ai glorifié sur la terre; j’aiachevé l’œuvre dont tu m'avais chargé. Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de

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toi avant que le monde fût » (Jean, 8, 50; 7, 18; 17, 3-5). C’est cette gloire « qui vient de Dieu » (Jean, B, 44) que Paul voit dans la gloire de Christ. La glorification de Jésus-Christ est l’œuvre du Père qui veut que le Fils soit glorifié par les hommes (Eph. 1, 20. 21 ; Phil, 2, 10.11). Toute gloire donnée au Fils rejaillit sur le Père.

La gloire de Dieu est la raison dernière et le but suprême de la création et de la rédemption. Le Premierné y concourt, comme le dernier des mortels, comme la nature tout entière (Rom. 8, 19-23), chacun selon sOn rang : Exacroc y 1 lu réypar (1 Cor. 15, 23).

Ainsi s'expliquent bien des passages où le nom du Fils est associé à celui du Père, le nom de Christ à celui de Dieu. « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu » (1 Cor. 1, 4; 2 Cor. 1, 1; Eph. 1, 1 ; Colos. 1, 1). « Paul, serviteur de Dieu et apôtre de Jésus- Christ » (Tite, 1, 1). « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ » (1 Cor. 1,3; 2 Cor. 1, 2, Rom. 1,5 Gal. 4,8: Æph. 1,2; Phiérn. 3 ; Philipp. 1, 2:14 Theses. 1, 1 ; 1 Tim. 1, 2). « Tout ce que vous faites, faites-le au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père » (Coloss. 3, 17). « Je rends grâces à mon Dieu par Jésus-Christ» (Rom. 1, 8).« Je rends continuellement grâces à Dieu parce que je suis informé de ta foi au Seigneur Jésus » (Philém. 4). « La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ et l'amour de Dieu » (2Cor. 13, 13).« Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ » {Coloss. 1, 3). « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-

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