‹ Le peintre Adreien GuignetChapitre 14 sur 69 · Mort à Paris le 7 janvier 1847, à l’âge de 42 ans · texte numérisé non relu

Mort à Paris le 7 janvier 1847, à l’âge de 42 ans

raideur. Le peintre avait tendance à accentuer, à exagérer les poses, à les rendre théâtrales. Ce professeur, en effet, drapé à l’antique dans son manteau et la main sur un in-folio, a l’air, si on en juge par la gravure de Dien, non-seulement de professer, mais de prophétiser. Théodose Burette était moins solennel le jour où il composa la Physiologie du fumeur et énuméra les vertus de la pipe et du tabac. J. -B. Guignet, néanmoins, était classé comme « un des portraitistes les plus connus et les plus féconds d’alors L » Il avait au salon huit portraits fort remarquables d’hommes, de femmes, d’enfants, de jeunes filles. « Outre celui de Théodose Burette posé en évangéliste^ dit l’Artiste^ on remarquait celui de M. Duprez dont le manteau de velours rappelait le costume de Pradier, une belle et puissante Marseillaise, etc...; tout cela peint de cette même brosse facile et sûre d’elle-même, qui rend d’une façon égale la soie et le velours, les chairs et les bijoux, les bottes vernies et le ciel nuageux.

» D’un talent incontestable, il a une tendance à se répéter. Espérons que mieux conseillé il mettra plus de variété dans ses divers ouvrages et que nous n’aurons plus que des félicitations à lui adresser. » ^

Adrien vint comme d’habitude passer l’automne (1843) à Autun, et aussi comme à l’ordinaire il fut long, une fois parti, à donner de ses nouvelles ; il attendit même jusqu’au commencement de 1844. Sa correspondance, lorsque les circonstances journalières lui laissaient la liberté d’esprit, respirait l’enjouement et une gaieté douce; il était avec les personnes qu’il affectionnait d’un laisser-aller plein de charme et badinait comme un écolier. Habituellement en défaut pour écrire ou pour répondre, il était toujours en quête d’expédients propres à justifier sa paresse épistolaire; c’était le sujet ordinaire d’amicales querelles avec ses hôtes d’ Autun. Nous croyons

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