‹ Le peintre Adreien GuignetChapitre 2 sur 69 · Jean-Denis Guignet marié à Élisabeth Michaud · texte numérisé non relu

Jean-Denis Guignet marié à Élisabeth Michaud

3. Un de ses cousins germains, François Guignet, fils du musicien, épousa à Autun, le 14 octobre 1807, Jacqueline Rollet.

4. Jean-B,ap liste Werhagen, né en 1782, marié à Jeanne Tillerot.

son mari de vingt-cinq ans K L’aïeul maternel d’Adrien Guignet, Johannes Werhagen, n’était pas né non plus à Autun. Il s’y était arrêté sans do.ute en faisant ce qu’on appelait dans les professions le tour de France; son nom indique une origine flamande. Sa fille raconta un jour à un ami d’Adrien, qu’une de ses tantes, religieuse dans un couvent de Gand ou de Bruges, avait composé le dessin et exécuté la broderie d’une bannière qui excita l’admiration générale et attira à la communauté les félicitations d’une princesse de la maison d’ Orange.

Jacques-Marie Guigne! n’avait pas borné son apprentissage à l’ébénisterie. Issu de cette forte race de la Franche-Comté qui s’est approprié l’esprit sérieux des populations de l’Est sans perdre la vivacité française, il était un de ces artisans émérites qui avaient recueilli des derniers maîtres des Jurandes des traditions trop oubliées et l’amour-propre de leur métier. Il dessinait, abordait la sculpture et, comme témoignage de son savoir, avait fait fixer à son contrat de mariage le croquis d’un projet de chaire à prêcher dont il venait de recevoir la commande, et consigné sans doute comme valeur dans le contrat, sous forme de dessin Lorsque plus tard les circonstances le ramenèrent à Autun, il vendit à un prêtre une statue de saint en bois, sculptée par lui. Chose plus rare alors, il était musicien. On a vu précédemment qu’un de ses oncles faisait à Autun profession de cet art, qui semblerait avoir été en honneur dans sa famille. Le choix de pareils délassements indiquait chez lui une direction intellectuelle supérieure à celle qui résulte d’habitude de l’exercice assidu du travail manuel dont la monotonie et la fatigue ne portent guère qu’à la recherche d’un facile repos. Il utilisait les heures de répit au profit de son instruction.

1. Sa sœur aînée, Anne Werhagen, avait, deux ans auparavant, épousé aussi un Franc-Comtois, Étienne Araucourt, né à Lons-le-Saunier, et alors tailleur à Autun.

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