‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 12 sur 157 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

L'AMITIÉ du comte du Luc a dû, dès rorigine, servir beaucoup Aved. Nous 1 avons dit, le comte était frère de l'archevêque de Paris, chez lequel il habitait '. Ce sont, peut-être, ces hautes relations qui avaient valu au peintre la commande du portrait de l'évêque de Soissons, Charles-François Lefebvre de Laubrière % la première de ses toiles que nous connaissions depuis sa réception à l'Académie ^ Encore n'en pouvons-nous juger que par une gravure datée de 1736.

C'est une œuvre un peu pompeuse qui devait être destinée à quelque salle de réception. Le prélat, assis dans un grand fauteuil, appuie sur une table l'in-folio qu'il tient des deux mains. Le visage est digne, sans grand caractère. Le camail de soie, le rochet de dentelle, la soutane, ont de larges

I. Charlcs-Gaspard-Guillaumc de Vintimillc du Luc fut archevêque de Paris de 1729 i 1746. Voir pluï loin, p. ^8.

a. Mort le 25 décembre 17^8, à ji ans. Ga:^ttte de France, 5 janvier 1739.

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