A. CHARLOTTE GAULTIER DE LOISEROLLE
Îtem. Une quittance du dix-huit juillet mil sept cent soixante-cinq, donnée par le sieur Gillier, ancien procureur au Parlement, d’une somme de trois cent soixante-quinze livres, pour six mois échus le vingt-sept juin de la même année, d'une rente de sept cent cinquante livres, au principal de quinze mille livres, due par ledit feu sieur Aved et ladite dame, son épouse, audit sieur Gillier.
La dite pièce inventoriée. Onze.
Déclare ladite dame veuve Aved qu'il est dû auxdites succession et communauté, par Monsieur le comte du Luc, sept cent cinquante livres de rente, au principal de quinze mille livres, de laquelle rente il est dû une année entière qui écherra le vingt-sept du présent mois et, en outre, quatre années qui ont été laissées en arrière, suivant les mentions portées aux différentes quittances qui en ont été données dudit sieur comte Du Luc, postérieurement auxdites années ; et que le contrat desdites sept cent cinquante livres de rente est entre les mains des héritiers dudit sieur Gillier, auquel il avoit été remis pour sûreté de la rente à lui dûe, par lesdits sieur et dame Aved.
Plus, qu'il est dù par M. le Marquis de Mirabeau, les arrérages des six premiers mois de la présente année, des deux parties de rente, dont les contrats sont compris sous les cottes sept et huit du présent inventaire. À l’égard des six mois échus au premier janvier de la présent année, ils ont été touchés, ainsy que ladite dame veuve Aved le déclare, et dont elle fera compte.
Plus, qu'il est dû par mondit sieur comte d’Autrey une année de sa rente, échüe au sept may de la présente année. Plus, que les arrérages de trois cent trente-trois livres six sols huit deniers de rente, et de deux cent livres aussi de rente, sur le domaine de la Ville, et dont les grosses sont comprises sous les cottes quatre et cinq, sont dûs, à compter du premier janvier dernier, et que les arrérages de ladite rente de quatre-vingt-dix livres aussi dûe sur les octrois de la Ville, et dont la grosse est inventoriée sous la cotte trois du présent inventaire, sont dûs, à compter du premier octobre dernier. Plus, qu'il est dû par M. Cazanova, de l’Académie royale de peinture, une somme de cinq cent vingt-huit livres, pour deux tableaux à luy vendus par ledit feu sieur Aved.
Plus, qu'il est dû les arrérages de la pension de six cents livres, accordée par le Roy audit feu sieur Aved, dont la dame veuve Aved ignore la quotité. Plus qu’il est dû par M. Chamousset et la Compagnie du tirage des batteaux par les beufs, une somme de cent cinquante livres, ou environ, pour sept cent cinquante bottes de foin à eux fournis.
Plus, qu'il étoit dà au décès dudit sieur Aved, par Monsieur le maréchal de Clermont- Tonnerre, une somme de sept cent vingt livres, pour différentes avances que ledit feu sieur Aved avoit fait pour le compte dudit sieur maréchal de Clermont-Tonnerre, laquelle somme, ladite dame Aved déclare avoir reçu depuis ledit décès, pour quoy elle promet en tenir compte auxdites succession et communauté.
Plus, déclare ladite dame veuve Aved qu'il est dù l’honoraire du tableau original et de différentes copies faites par ledit feu sieur Aved, et par ses élèves, sous ses yeux, du portrait du
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défunt prince stathouder; depuis le décès dudit feu sieur son mari, elle a fait des diligences pour parvenir au recouvrement desdits honoraires, auprès du prince stathouder régnant, dont elle ignore quel sera le succès.
Plus, déclare ladite dame que le sieur Thibaut, ancien fermier de M. le duc de Bouillon, étoit en société avec ledit feu sieur Aved, pour raison de différens tableaux faisant partie de ceux inventoriés des autres parts, et qu'à ce sujet il y aura un compte à faire avec ledit sieur Thibaut lors de la vente desdits tableaux, ainsy que lors du recouvrement qui sera fait de ce qui reste dù par M. Duvaucel, suivant la cotte deux des autres parts, dans laquelle créance ledit sieur Thibaut est pareillement intéressé.
Comme aussi déclare ladite veuve Aved, que lors du décès dudit sieur son mari, il s’est trouvé en deniers comptant la somme de cinq mille cinq cent vingt livres, dont elle promet et s’oblige de compter pareillement, sauf auxdits sieurs ses enfans à lui en tenir compte de tout ce qu’elle justifiera avoir payé en l’acquité desdites succession et communauté, et a signé :
A.-C. GAULTIER DE LOISEROLLE.
Item. Un écrit signé Thibault, en date du huit octobre mil sept cent soixante-trois, par lequel il a reconnu avoir reçu dudit feu sieur Aved la somme de deux mille six cents livres, à compte d’un billet de la somme de cinq mille cinquante livres, au bas duquel reçu en est un autre, signé Thibault, en datte du vingt-et-un décembre mil sept cent soixante-quatre, de la somme de trois cents livres à compte dudit billet.
Ladite pièce inventoriée douze.
Il a été vacqué jusqu’à six heures sonnée; aprés qu'il ne s’est plus rien trouvé à comprendre, dire, ny déclaré au présent inventaire, et que, récollement fait, lesdits papiers se sont trouvés conforme à leur inventorié, cottes et paraphes; tout le contenu dudit inventaire, du consentement de toutes parties, esdits noms, est demeuré en la garde et possession de ladite dame veuve Aved, qui s’en est chargé comme dépositaire de biens de justice, pour les représenter ou en compter quand et à qui il apartiendra et ont signé :
J. S. AVED DE LOIZEROLLE, MITOUART, A. C. GAULTIER DE LOIZEROLLE, PERON. DELATTRE.
(Étude Péron, aujourd’hui étude de maitre Simon.)