Répétion du sujet de la première feuille
18. LeMagisterMagnus. 11 est assis, tourné vers la gauche, coiffé d'une toque couvrant les oreilles et. des lunettes sur le nez, devant un pupitre et dans l'action d'échre. Par la fenêtre, divisée par une colonne, on voit une montagne couronnée d'un château. L'inscription en caractères mobiles est comme suit: SXa%X»Ut IttastiUiS 9. p. pftffi^. H. 4 p. 7 1. L. 4 p.
La seconde édition allemande: „Das puch der himlischen Offenbarung der heiligen wittibçn Birgitte von dem Kunigreich Schweden. Nurnberg durch Anthonien Koberger 1502,^^ a les mêmes gravures, mais seulement au nombre de 17, celle du Magister Magnus manque.
Albert Durer. 187
195. La justice. Elle est assise sous un baldaquin et tient une balance dont chaque plateau est chargé d'une tablette vide. Elle baisse la tète vers le plateau de droite qui penche un peu plus que l'autre et tient la main gauche un peu élevée. Au bas on voit un ornement de feuilles et de coquillages. Cette belle gravure sur bois a été destiné pour un livre allemand, comme le démontre le texte imprimé au verso. H. 5 p. 9 1. L. 3 p. 1 1. Berlin.
196. Le jardinier. Il tient un vase où pousse un ceps de vigne et au milieu duquel est assis un oiseau à longue queue. Getfe gravure, avec deux traits de bordure, est d'une fine exécution ; elle a probablement servi de bordure à quelque livre imprimé. H. 5 p. 61. L. 1 p. 41. Collection Cornill à Francfort s. M.
197. La femme luxurieuse et la mort. (H. No. 2075?) Dans une riche chambre à coucher, on voit une femme nue, le cou orné d'une chaîne d'or, se lever à moitié du lit et saisir de la main droite un rideau à gauche, derrière lequel on aperçoit une fenêtre avec vue sur le lointain. S'avançant de la droite la mort, une barrette en tête et une chaîne d'or sur la poitrine , vient enlever la couverture de damas du lit et montre son sablier. Au-dessous du lit se trouve un homm^ en apparence mort et tenant une épée dans la main. A la droite du bas la marque de Durer. Ce dessin parait de la jeunesse de l'artiste et l'exécution sur bois n'en est pas très-belle. H. 1 4 p. 5 L L. 1 0 p. 3 1. Cobourg.
La collection de Stuttgart conserve un exemplaire de cette pièce en clair-obscur de deux planches, mais sans monogramme.
Un troisième état, si ce n'est pas une très -bonne copie, porte sur le châlit l'adresse du graveur sur bois: NICLAS MELDEMAN ZV NVRNBERG. H. 14 p. 4 1. L. 10 p. 5 1. Munich.
198. L'homme attaqué de la maladie vénérienne. Feuille Volante de l'an 1496, avec un poème latin du Dr. Théodore Ulsenius. Au milieu de cette feuille in-fol. on voit la figure de l'homme malade Couverte d'un manteau et les bras un peu étendus. Près de sa tète On voit l'écusson des armoiries de Nuremberg et à ses pieds un second portant un soleil. En haut une sphère céleste avec les signes du Zodiaque et, sur le cercle qui les contient, le millésime 1 484. L'inscription au haut est comme suit:
Theodoricus Ursenius Phrisius Medicus Universis litterarum Patronis in Epidemicam scabiem que passim toto orbe grassatur, vaticinam, dicat
C3C4)lt3Ca »eltC03d.
188 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVP. siècle.
Et aux deux côtés le poème commençant:
Nuper inauditam scabiem mutabile vulgus
Clamât et arbitrio docte stipendia turbe etc. et terminant avec la centième ligne:
Maxima, dum veteres metiuntur fata figuras? et sous la figure:
Insigni Archyatrie studio sacrum:
Si mihi turpe putas medico componère versus
Et musis operam carminibusque dare
NuUaque Pegasei tanquam sit gloria fontis
Metraique sint studiis inferiora meis,
Falleris: ille, meas primus qui tradidit artes
Quique salutiferam condidit auctor opem,
ïnter Piérides cithara crépitante sorores
Phoebus divino pollice ducit ebur.
Sic lustrât cœlos, sic clara poemata fingit.
Irradiatque novem flamina docta deas Nurenberge Calendis sextilibus Bien que cette pièce ne porte point le monogramme de Durer, comme c'est le cas pour beaucoup d'autres ouvrages de sa jeunesse, la figure qu'elle contient est sans aucune doute exécutée d'après son dessin. La gravure sur bois mesure H. 9 p. 4 1. sur L. 3 p. 7 1. La feuille entière H. 13 p. L. 10 p. 9 1. Bibliothèque royale de Munich, Collection Cornill à Francfort s. M: et R. Weigel.
Ce fut d'après le premier de ces exemplaires que le professeur C. H. Fuchs de Gottingue publia, en 1850, cette pièce en vers. Nous devons à Mr. J. A. Boerner les notices suivantes sur ce médecin.
^Théodore Ulsen, médecin et poète en même temps, était natif de la Frise. Il vint, en 1495, à Nuremberg et y vécut jusqu'en 1531 en qualité de médecin ordinaire de la ville. La date de 1484 sur le Zodiaque doit indiquer l'année dans laquelle parut pour la première fois le mal Français ou mal de Naples qui se déclara à Nuremberjg en 1494. En 1497 un médecin acquit le droit de bourgeoisie dans cette ville pour les nombreuses cures effectuées dans cette maladie. Ce médecin a dû être notre Ulsenius et le poème, en latin, fut composé principalement pour les médecins, par conséquent publié à un fort petit nombre d'exemplaires, ce qui en explique la grande raretté.^^