Le Christ en croix. (H. No. 1972?) A gauche, là
Albert Durer. 199
Vierge debout, les mains croisées sur la poUnue; à droite, St. J^an les mains jointes. Au pied de la croix un crâne. A la gauche du haut la marque de Durer ajoutée plu» tard au moyen d'une estampille. Le motif seulement a été emprunté au grand artiste. H. 5 p. 6 1. L. 4 p. 1 1. Munich.
228. Le Christ en croix. (H. No. 1973?) A la marge d'en bas se trouvent deux petits anges tenant le Suaire. A celle du haut, dans un ornement de pampres, deux petits anges; les figures sont très-allongées. Feuille in-fol. à Berlin.
229. Même sujet (B. App. No. 6. H. No. 1976.) A gauche, un homme tient une éponge au bout d'un roseau et la Madeleine embrasse le pied de la croix; à droite, la Vierge et St. Jean. H.8p. 91.L.5p. 11 1. Cette gravure est d'après un dessin de Hans Schaeufilein. On la trouve quelquefois accompagnée de six vers latins et d'autant en allemand, au bas.
230. Même sujet II est tourné à gauche et la draperie qui lui entoure les reins flotte de chaque côté. A gauche, Marie vue de face et les deux mains croisées sur la poitrine. A droite, St. Jean, vu de profil, lève les deux mains jointes. Les tètes sont entourées d'auréoles. Cette petite pièce^ finement traitée, appartient probablement au même livre que le David No. 223. H. 3 p. 6 1. L. 2 p. 5 1. Stuttgart où cette gravure sur bois est attribuée à Albert Durer.
231. Jésus apparaît à la Madeleine. (B. App. No. 8. H. No. 1978.) Cette gravure sur bois médiocre semble avoir été exécutée d'après un dessin de Hans Scbaeuflein.
232. Le Christ assis sur son tombeau. (H. No. 1979.) Il est assis, les mains étendues, dans un sarcophage et sur le couvercle posé en travers. H. 3 p.' L. 2 p. 1 1. Pièce médiocre et selon toute apparence d'après Hans Scbaeuflein. Francfort s. M. et Gotha.
233. L'homme de douleurs. (H. No. 1980.) Il est assis ^ur la croix et tourné vers la droite. Vers le milieu on lit: ËCCE HOMO. Clair-obscur, de deux planches, qui se trouve quelquefois avec une inscription au bas de quatre lignes: „0 du unschuldiges lamb Gottes etc." H. 10 p. 10 1. L. 7 p. 4 1. Pièce très-rude de l'école de la haute Allemagne.
234. L e b 0 n p a s t e u r. (H. No. 1983.) Le Christ, qui s'avance vers la droite, porte un agneau. Dans le fond on aperçoit le mont Calvaire surmonté d'une croix à laquelle s'appuie une échelle. H. 3 p. 41. L. 2 p. 6 L -Cette petite pièce, traitée absolument dans la manière du David, paraît
200 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVP. siècle.
avoir été coupée d'un livre et appartenir au mémo que celui du David No. 223 et du Christ en croix No. 230. Stuttgart et Gotha où cette gravure sur bois est attribuée à Albert Durer. Francfort s. M.
235. La mère de douleurs. (B. App. No. 7. H. No. 1981.) Elle pleure, soutenue par St. Jean, sur le corps du Sauveur; plus vers la droite, une sainte femme en larmes. H. 8 p. 9 1. L. 5 p. 11 I. Cette gravure qui a tous les caractères du style de Durer parait cependant être exécutée d'après un dessin de Hans Schaeuflein et porte quelquefois une double inscription en vers latins et allemands.
236. Buste du Sauveur. (H. No. 1984.) Il est entouré d'arabesques et Testampe porte le monogramme de Durer. Pièce toutà-fait indigne du maître. H. 13 p. 6 1. L. 11 p. 1 1.
237. Vie de la Vierge en treize compartiments formant tabernacle. (B. App. No. 9. H. No. 1985.) Cette pièce, qui se rapproche beaucoup du style de Durer et qui est en outre très-bien gravée, semble plutôt avoir été exécutée d'après un dessin ,de Barthélemi Beham. On en trouve diverses éditions.
a. Épreuves de premier tirage, à ce qu'il semble, n'ayant aucune inscription dans le cintre et portant au revers une impression de la Vierge couronnée par ^eux anges dans un médaillon, accompagnée du petit paysage, H. No. 1808 (No. 177 de notre catalogue).
6. Avec un texte allemand, au revers, contre Luther et avec un Correctorio latin. Heller No. 1.
c. Avec texte allemand au revers : „Hie am ende bitte ich Dr. Hieronymus Dungersheym von Ochsenfart etc."; au bas: „geondet zu Leyptzk durch Valten Schumann, 1530 etc." H. No. 2.
d. Édition de dix sujets seulement, les trois derniers du bas ayant été omis. La hauteur de. l'estampe n'est alors que de 5 p. 8 1. Nous la trouvons quatre fois sous cette forme dans les éditions successives de l'ouvrage: „Aliqua opuscuia magistri HieronimiDungerszheym etc." publié, en 1531, chez l'imprimeur cité plus haut et qui semble appartenir à une suite d'écrits polémiques contre le Dr. Luther. On trouve quelquefois, au reifers, une impression du petit St Jérôme avec le lion, sur bois, ou le Christ au jardin avec le monogramme I. S. Voyez Heller p. 757.
238. Ste. Anne, la Vierge et l'enfant Jésus. (B.App.No. 11. H. No. 1988.) Le dessin de cette gravure grossière sur bois, quoique grandiose et d'une composition large qui rappelle Durer, est néanmoins .trop mauvais dans certaines parties pour qu'on puisse l'attribuer au maître.
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239. La Vierge et Tenfant Jésus. (B. App. No. 13. H. No. 1995.) Elle esl assise sur un banc de gazon et la tête couronnée. Déjà Hauer a attribué, avec raison, cette gravure à Hans Schaeuflein. Les premières épreuves, sans le monogramme de Durer, portent au bas une double inscription en six lignes, latine et allemande. Voyez Heller p. 761 .
240. La Vierge avec Tenfant Jésus debout. (B. App. No. 14. H. No. 1996.) Demi-figure, vue de face, la tête couronnée d'une guirlande un peu inclinée à gauche et les cheveux épars couverts d'un voile par derrière. Elle tient devant elle, debout sur un coussin,' le Christ enfant dans l'action de bénir et portant de la main gauche un hvre. Au-dessuÈ d'un mur à hauteur d'appui, dans le fond, on voit un paysage. Les premières épreuves, sans marque, sont tirées en deux planches sur deux feuilles séparées; la partie supérieure mesurant 8 p. 1 1. de hauteur; l'inférieur 8 p. 5 L, en tout H. 1 6p. 61. L. 1 1 p. 101.
Dans les épreuves postérieures, avec la marque, on s'aperçoit facijement que les deux planches ont été réunies et que pour les mieux appliquer ensemble on a enlevé un peu de bois sur la ligne de Jonction de sorte que le dessin ne se raccorde pas parfaitement sur tous les points.
On en trouve une copie, sans le paysage, un peu plus maigre de taille, mais dans laquelle la tête de la Vierge est exécutée 'plus finement que dans l'original. H. 15 p. L. 10 p. 8 1.
241. La Vierge assise sur le croissant. (H. No. 2001.) H. 4 p. 8 1. L. 3 p. 2 1. Cette gnavure sur bois est de H. Springinklee et se trouve citée par Bartsch dans le catalogue de l'œuvre de cet artiste (VIL p. 323) sous le No. 1. ËUe forme le titre de l'ouvrage „Hbrtulus'animae", Koberger 1516, et de plusieurs autres éditions de ce livre.
242. La Vierge debout entre deux évêques. Les trois figures se trouvent sur un socle avec des ornements de feuillages et deux écussons vides. H. 9 p. 3 1. L. 6 p. 5 1. Heller décrit deux fois, sous les Nos. 2002 et 2003, cette pièce qui ne montre aucune analogie avec le style de Durer.
243. La Vierge, St. Corbinien et St. Sigismond. Elle est assise sur un trône dont le baldaquin porte l'inscription: AVE GRACIA. PL., entre St. Corbinien à gauche avec un ours qui lui porte un paquet et le roi St. Sigismond, à droite, avec un écusson au-dessous, écartelé au 1" et 4® de trois burelles, au 2* et 3* de trois couronnes. Au bas, les armoiries de Freisingen et du Palatinat, de l'évêque
202 Afaitres de Nuremberg de la première moitié du XVP. siècle.
Philippe de Freisingen. Au bas Finscription: S. CORBINIANVS. S. SIGISMVNDVS. H. 8 p. 8 1. L. 7 p.
On trouve cette pièce très-bien traitée dans le style de Durer au revers du frontispice du livre: „Scamna]ia Rïn ritum.ac ordinem ec^ clesie et diocesis frisingen. Pars estivalis/^ (Missel de Freysingen.)
Au-dessus de ce titre on trouve les armoiries du comte palatin, Philippe évéque de Freisingen. Elles sont écartelées au 1®' et au 4'' d'une tête de maure couronnée; au 2*^ et 3*^ d'une clé et d'une épée en sautoir. Le petit écusson, en cœur, porte fuselé de Bavière avec un lion; Técu est timbré de trois heaumes avec leurs cimiers. Deux colonnes forment bordure aux côtés fermés par "le haut avec des ornements de feuillage et au-dessous, près des colonnes, se trouvent deux demi-figures de femmes ailées. H. 8 p. 8 1. L. 7 p. 3 1. Gotha et Collection Cornill à Francfort s. M.
Le dessin de cette gravure semble appartenir à l'école bavaroise et se trouve dans le catalogue officinal de W. Drugulin à Leipsic, No. 2477, sous l'attribution de Hans Burgkmair.
244. Le martyre de St. Laurent. (H. No. 2018 et 2019.) Feuille volante. Le Saint est étendu sur le gril; sur le devant deux bourreaux attisent le feu, tapdis qu'un troisième mantient le martyr en lui appuyant une fourche sur la poitrine. A côté un personnage couvert d'un turban et qui, pour se parer de la chaleur, tient son vêtement devant Ips yeux et d'autres spectateurs parmi lesquels on remarque un guerrier avec une hache d'armes. Vis-à-vis, à droite, un homme qui s'appuie sur un long bâton à crochets. H. 8 p. 1 0 1. L. 6 p. Au bas on lit deux inscriptions, l'une en latin, l'autre en allemand, comme suit:
Laurenti iuvenile decus: tempHq^ minister Sufne dei: invigilans sedulo pauperibus.
Ferrea te crates victorem sensit et ignis Risisti primas csesareasq^ minas
Utinam filammas Paphise vincamus et irae Nobis auxilio subveniente tuo.
§ôrt gïof tt)unber tt)a6 got ^ermag
2)0 faut ioun^ auf ben foin lag aSnb ^Mçcbt baô ban)d^t in ein tj^ml t^aw)
!ï)eô ^ulff jm bcr [un bct iundffram 2)rum tobU wir jn aU anruffen
©0 tt)erb tt)ir fein ^{(ff woU px&^m.
Albert Durer. 203
On croit que cette pièce pourrait appartenir à la jeunesse de Durer, cependant une notice en écriture ancienne, sur Texeniplaire de Dresde Tattribue avec plus de raison à Hans Schaeuflein. On en trouve également des exemplaires à Stuttgart, à Wolfegg et dans la Collection Cornill à Francfort s. M.
245. St. Augustin 1518. (H. No. 2010.) Il est debout, à droite, près d'un moine de son ordre et regarde un enfant qui ^eut épuiser la mer, symbole du mystère inexplicable de la Sainte Trinité. H. 10 p. 8 1. L. 7 p. 6 1. Cette pièce d'un travail un peu sec semble appartenir à Lucas Crstpach.
246. S t Jérôme. Il est assis, tourné vers la droite et enlève Tépine de la patte du lion assis devant lui. Derrière le Saint, sur des pupitres, on voit des livres hébraïques, grecs et latins; au fond de la chambre, à gauche, un lit et, à droite, une porte ouverte avec vue sur une ville. Pièce d'un dessin un peu raide dans^ le style dé Durer et peut-être de la jeunesse du maître puisqu'elle se trouve sur le titre du livre intitulé: „Liber epistolarum divi Hieronymi. 1497*-. On en trouve même des exemplaires postérieurs avec la souscription : Albrecht Durer von NOrinberck f. ex bibliotheca. P Basileensi. H. 6 p. 1 1 1. L. 5 p.
247. St. Christophe. (H. No. 2011.) Il est vu de face et s'avance vers la gauche portant l'enfant Jésus sur l'épaule droite. A gauche l'hermite. H. 4 p. 8 1. L. 3 p. 8 1. Cette gravure médiocre et d'un dessin très-raide se trouve au-dessous du titre des „Viertzig Sendbriefe aus dera latein in das Teulsch gezogen etc. voleodet Friedrich Peypu^zu Nurnberg etc. 1515".
248. Même sujet. {H.No. 2012.) Gravure sur bois non terminée dans la Collection Derschau , H. 6 p. 6 1. L. 4 p. 6 1. Elle est entièrement étrangère à Durer.
249. St. Christophe accompagné de Christophe Scheurl. (H. No. 20 1 4.) Ce dernier est agenouillé à droite et lève les yeux vers une gloire où se trouve la Sainte Trinité. Derrière lui. St. Christophe intercède pour son protégé. A la gauche du bas, les armoiries des Scheurl, à droite celles des Tucher. H. 4 p. 8 1. L. 3 p. 8 1. Tout autour des inscriptions latines dont celle du milieu porte: „Sancte Christophore praeciose martyr dei, ora p me tuo famulo 1515."
Cette gravure sur bois, d'une taille raide, se trouve à la un du livre de Scheurl imprimé par Peypus de Nuremberg sous le titre donné plus haut: „Viert2ig Sendbriefe etc." et se trouve répétée deux fois dans „Epislola Doctoris Scheurli ad charitatem".
204 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVP. siècle.
250. St. George. (H. No. 2015.) Il chevauche' vers la droite, brandissant son épée au -dessus du dragon ailé étendu à ses pieds. A gauche des rochers; à droite un château sur une montagne. Pièce ronde, sans marque. Diamètre 2 p. 8 L Gotha. Probablement la même que Hauer décrit comme un ovale dans un médaillon.
251. St. Martin. (B. App. No. 18. H. No. 2020.) Représentation un^peu raide du sujet attribué avec raison par Hauer à Hans Schaeuflein. Les anciennes épreuves n'ont point de marque.
252. La conversion de St. Paul. (B. App. No. 17. H. No. 2021.) Traité dans le style de la gravure précédente. Les anciennes épreuves ont au bas deux inscriptions, latine et allemande, en six lignes sur deux colonnes.
253. St. Sébastien. (B. App. No. 22. H. No. 2026.) Il est debout, à droite, attaché à un arbre; un archer, à gauche, lui décoche une flèche. Pièce traitée dans le style des deux précédentes.
254. Même Saint. (H. No. 2025.) Il est à gauche, attaché à un arbre; deux archers, à droite, le percent de leurs flèches. Les épreuves plus récentes portent, à la droite du haut, le monogramme de Durer imprimé d'une encre plus noire. H. 4 p. 8 1. L. 3 p. 9 1. Le dessin très -raide de cette gravure n'a aucune analogie avec celui de Durer.
255. St. Simon. (H. No. 2028.) Il est debout, tenant une scie et l'estampe est datée A.^D. 1523. Cette petite pièce est trèsraide de dessin.
256. Le martyre de St. Etienne. (H. No. 2029.)^ Il est vu de face, agenouillé au milieu de l'estampe ; trois hommes le lapident, tandis qu'un enfant ramasse des pierres. H. 8 p. 9 1. L. 6 p. Des* sin raide dans la manière de Schaeuflein, comme aux Nos. 251 et 252.
257. Six figures de Saints à cêté les uns des autres. (H. No. 2037.) Le dernier des Saints représente un chevalier avec écusson portant une aigle simple avec la marque de Durer sur la poitrine. Cette pièce est dans le style du maître f-p. H. 6 p. 1 1. L. 5 p. 3 i. Bamberg et Gotha.
258. Deux évêques agenouillés accompagnés de Saints. (H. No. 2035.) Ils tiennent une église décorée des armes de Saxe. Derrière eux, à gauche, l'apôtre St. Thomas tenant une lance, à droite St. Jean l'évangéliste avec un cahce. Au-dessus plane, en petite propor-
, tion, Ste. Marie Égyptienne soutenue par des anges. H. 5 p. 101. L.3p.91. Berlin.
Albert IJurer. 205
Le dessin et la composition de cette pièce rappellent la manière de Math. Grunewald. Une composition analogue se retrouve sur le titre de Touvrage connu sous le nom de „Hallisches heiligthum- Luch^^ (le livre des reliques de Halle); ici les deux archevêques Al' bert et Ërnst, distingués par leurs armoiries, tiennent à genoux Féglise métropolitaine de Halle; derrière eux se trouvent debout les deux apôtres St. Thomas et St. Jean et au-dessus, en petites figures, Ste. Marie Madeleine, St. Maurice et St. Érasme entourés d*anges et de nuages. H. 6 p. 2 1. L. 4 p. 5 1.
259. U n e S a i n t e. ( H. No. 2043.) C'est un buste de la Vierge dans un tabernacle orné de cinq petits écussons dont un porte les armoiries de Saxe. Cette estampe appartient au livre que nous venons de citer, le „Hallisches heiligthumbuch". H.5 p. 101. L.3p. 81.
260. La décollation de Ste. Barbe par son père. Elle est agenouillée de profil et tournée vers la droite. Pièce ronde de 2 p. 9 1. de diamètre, sans monogramme; elle se trouve dans la Collection Albertine à Vienne et, quoique très -belle, n'appartient point à Durer. C'est probablement la même que Heller décrit sous le No. 2074 comme un vieillard qui coupe la tête à une femme. U la décent de nouveau d'après Hauer, sous le No. 2041, comme une Ste.
Catherine, pièce ronde, pour une couverture de boite, comme on peut le voir dans son catalogue.
261. Ste. Barbe. (B. App. No. 24. H. No. 2038.) Elle est assise sur un fauteuil, tournée vers la gauche et tient des deux mains un calice.' Hauer attribue avec raison cette pièce à Schaeuflein.
262. Ste. Catherine. (B. App. No. 25. H. No. 2039.) Elle est assise, tournée vers la droite, sur un siège et tient un livre des deux mains.
Des épreuves anciennes, sans le monogramme, ont au-dessous des inscriptions en six lignes sur deux colonnes; l'une, à gauche, latine, l'autre, à droite, allemande. Cette pièce, comme la précédente, est d'après Hans Schaeuflein.
263. Ste. Dorothée. (H No. 2042.) Elle est debout, vue de face, la couronne en tète, un livre dans la main gauche et une fleur dans la droite. A gauche, un enfant lui présente des roses dans une corbeille. H. 8 p. 11 l. L. 5 p. 8 1.
Les anciennes épreuves n'ont point le monogramme qui se trouve à la gauche du haut sur les impressions postérieures de la planche très-usée.
206 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVI". siècle.
264. La Sainte Trinité, dans un rond formé par un rosaire. (B. App. No. 29. H. No. 2046 et 2050.) Les deux feuilles portent la même composition, mais de dimensions différentes, la première mesurant H. 6 p. 3 1. L. 5 p. 3 1., la seconde qui est l'original H. 14 p. 111. L. 11 p. et les premières épreuves, avec texte allemand, portent le monogramme de Ërhard Schoen de Nuremberg qui est Tinventeur de cette composition. Musée Germanique à Nuremberg.
Ce sujet se présente encore souvent de différentes grandeurs, mais sans la marque de Ë. Schoen. On en trouve une reproduction dans un petit livre publié en 1513 par Frédéric Peypus, de Nuremberg sous le titre de „SafM;te Ursule fraternitas etc/^ H 4 p. 9 1. L. 3 p. 6 1.
265. La main de Dieu ou invitation à la prière. (Heller mentionne sous le No. 2055 probablement cette même pièce, mais comme étant une lettre d'indulgences.) Cette invitation commence par les mots: „0 her Jesu criste ein son des lebendigen gottes, etc.** et termine ainsi: „Obgedechtnisse des leiden vnsers hern Jesu Criste sprich eynen mit glichem leiden hie oben vorezeichnet ain Pf Nf vnd ain Ave Maria vnd den funff wunden cristi v. Jsr nf als di eyn hie vorgehent aufweyssen mit einem glauben vnd noch folgenden siben ermanungen. das bet tzQ beschlissenn." Au haut, dans une suite, on trouve neuf sujets et deux autres aux côtés, empruntés à la petite Passion sur bois d'Albert Durer et commençant par le C h ri s t a u j a rd in et terminant par. la résurrection. Au-dessous et dans le milieu, s'élève la main de Dieu hors des nuages avec des rayons partant des doigts et se dirigeant vers les onze sujets de la passion. Au-dessous se trouvent la naissance du Christ semblable à celle du calendrier de 1513 (No. 173 Copie A de notre catalogue), mais de dimensions un peu plus grandes (H. 2 p. 11 1. L. 11 1.) et signée V&\\. Au bas, dans les coins, sont agenouillés, à gauche, le pape avec des ecclésiastiques et près de lui un écusson avec les clés en sautoir; à droite, l'empereur avec des laïques et Técusson à l'aigle de l'empire. Au-dessus du pape on ht dans une banderole: „Nos miseri exules et peregrini in hoc seculo.'* Au-dessus de l'empereur: „Qj. dnë in bac vitâ etc." La partie inférieure manque dans l'exemplaire de Berlin. H. 16 p. L. 21 p. 7 1. Stuttgart et Wurzbourg dans la collection que le professeur Wagner de Rome légua à la ville. Un fragment se trouve également dans la Cdlection Corsini à Rome.