‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 39 sur 90 · Dieu le père tenant les tables de la loi et un ca · texte numérisé non relu

Dieu le père tenant les tables de la loi et un ca

Albert Durer. Î07

licee (B. App. No. 28. H. No. 1933.) Cette composition appartient à un encadrement de titre dont elle forme la partie supérieure; les 12 autres parties renferment des compositions de la sainte écriture commençant de la Chute du premier homme jusqu'à la Rédemption. Cet encadrement parait avoir été destiné pour une bible^ H. 9 p. 3 1. L. 6 p. 2 1. Collection Klugkist à Brème.

267. Le jugement dernier. (H. No.2052.) H.4p.L.3p.ll. Petite pièce de ^eu de valeur qui n'a rien de commun avec Durer, mais qui pourrait appartenir à Hans de Kulmbach. Elle a servi pour le titre d'un sermon du frère Jean de Staupitz, imprimé en 1517 à Nuremberg sous le titre : „Ein nutzbarliches bflchlein von der entlichen volziehung ewiger fUrsehung etc."

On la trouve également dans la publication suivante: „Der Christen Practica, durch aile hohe und nidere stânde etc. Durch Dr. Otho Brunfelss zusammeugesetzt. Gedruckt zu Nuremberg durch Hans Guidenmundt."

268. L'autel. (H. No. 2054.) Les divers sujets que l'on y trouve ne sont que des reproductions des compositions de Durer. On voit dans le premier compartiment la Sainte Trinité; dans le second* la déposition de croix, l'homme de douleurs et l'assomption; dans le troisième St. Christophe, St. Barbe et le purgatoire. Au-dessous, à gauche un homme agenouillé, à droite, une femme. On a de cette estampe médiocre des impressions en clair -obscur de deux planches. H. 12 p. 8 1. L. 10 p. 1 1. Berlin.

269. L'empereur Haximilien adorant à genoux Dieu le père. (B. App. No. 32. H. No. 2045.) Pièce carrée 13 p. 11 L Les premières impressions que l'on en connaît jusqu'ici ont une inscription latine qui indique le jour de la mort de l'empereur; de sorte qu'il est douteux que cette gravure ait été exécutée pendant qu'il était encore en vie. Il est néanmoins vraisemblable que tel a été le cas, puisque ces impressions portent ia marque d'une fissure dans la planche, immédiatement devant la figure du Père éternel. Dans les dernières épreuves cette figure manque entièrement et semble avoir été séparée de la portion la plus grande du bois, à droite. On trouve dans Heller la reproduction exacte de toutes^ les inscriptions qui se trouvent sur cette planche. La Composition et la taille sont bonnes, mais le dessin a plus de rapport avec celui de Hans Burgmair que de Durer.

270. L'empereur Maximilien entendant lamesse dans la chapelle de la cour. (B. App. No. 81. H. No. 1889.) H est âge-

208 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVI*. siècle.

nouille devant un prie -Dieu dans une chapelle spacieuse; devant lui les chantres, à gauche Torganiste; Torgue est muni d'un soufflet. Derrière et dans le fond un prêtre avec ses diacres à l'autel et sur le devant deux chiens. Au haut les écussons de Taigle double et de l'aigle simple, au milieu celles des Medicis et de France. Les anciennes épreuves ont l'inscription : „Ein hflbsch spruch von Keiser Maximilian'^ et plus bas une pièce de vers en l'honneur de l'empereur commençant ainsi :

0 Keiser Maximilian, dein lob ich nit aussprechen kann etc. et finissant:

Nach Gottes eer hat dich gedurst, Dir ist der getz behalte. Antony Formschneider zu Frankfurt.

Des épreuves postérieures ont au bas une inscription latine en trois lignes avec la date de la mort de l'empereur, le 12. Janvier 1519. H. 10 p. 8 1. L. 7 p. 10 1., et avec l'inscription au bas: H. 1 1 p. 5 1. Bartsch a déjà remarqué avec raison que cette belte pièce a été dessinée par Hans Burgmair; Texcellence et la finesse de l'exécution due, à ce qu'il paraît, au graveur de Francfort, est digne d'un Hans Lutzelburger ou d'un Jobst de Necker et il est à regretter que l'on ne connaisse avec certitude aucune autre gravure de lui.

27t. Vénus et l'Amour. (H. No. 2056.) La déesse est assise, tournée vers l'Amour qui vient de la droite et présente à sa mère un rayon de miel; il est poursuivi par les abeilles. H. 1 p. 101.? L. 2 p. 1 1. Stuttgart et Gotha.

Durer a exécuté un très-beau dessin à la plume, légèrement colorié, de cette composition sur une feuille en largeur, mais ici Vénus, debout, tient un faisceau de torches enflammées et semble faire des reproches à l'Amour suivi par les abeilles. Ce précieux dessin se trouve dans la collection Ambrasienne de Vienne.

272. Vénus portée sur la mer. (H. No. 2057.) Debodt sur deux dauphins et tenant une voile déployée, la déesse s'avance sur la mer; l'un des dauphins porte de plus un jeune homnfe couché. La marche est à gauche où, dans le lointain, l'Amour se voit plongé jusqu'à la tête dans l'eau. Pendant du morceau précédent, d'une belle exécution et dans le style de dessin de Dur^. H. 2 p. 10 1. L. 2 p. 1 1. Stuttgart et Gotha.

273. Daphné poursuivie par Apollon et changée en laurier. (H. No. 2058.) Elle est debout dans un paysage rocailleux. H. 8 p. L. 5 p. 5 1.

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Comme nous l'avons déjà dit au No. 130, cette gravure sur bois médiocre se trouve dans Touvrage de Conrad Celtes „Quatuor libri amorum", Nuremberg 1502, in-foL, et n'a aucune analogie avec la manière d'Albert Durer.

274. Apollon sur le Parnasse. (H. p. 78S.) Il est assis au milieu de la composition près d'un laurier, tourné vers la gauche et jouant du violon. A gauche, le cheval Pégase près d'une fontaine ; dans le fond les Muses et, à droite, quelques dieux. Cette pièce porte plusieurs inscriptions, notamment eu haut sur une banderole: „Hic tibi Bâche pater etc." et au bas; MONS PARNASSVS. H. 8 p. 2 1. L. 5 p. 5 L On la trouve dans le livre intitulé: „Ligurini (Guntheri) de gestis imp. Caesaris Fredenci primi Aug. libri decë, carminé heroico côscripti puper apud Francones in silva Hercynia et drùydarum Ëberacensi coenobio. A Cbunrado Celte reperti,

postliminio restituti etc impressi per industrioBum et ingeniosum

Magistrum Erhardum Oeglin civem augustensem. Anno 1507." In-fol.

275. La tapisserie du château de Michelfeld. (B. App. No. 34. H. No. 2059.) Allégorie en trois feuilles. Sur la première est une femme, symbole du temps qui, en commun avec un renard, tourne une roue de fortune. A gauche les représentants des diverses conditions humaines. La seconde représente la justice, la vérité et la sagesse mises aux ceps; la troisième un docteur et un ecclésiastique tournés vers une figure qui représente la providence éternelle. Sur toutes ces feuilles on lit des inscriptions explicatives. H. 6 p. 3 1. L. 32 p. 6 1. Le dessin de ces pièces paraît appartenir à H. S. Beham.

276. La tyrannie combattant contre la sagesse, la justice et la religion. (B. App. No. 33. H. No.2061.) Pendantque la tyrannie chevauche un pauvre âne, l'usure rogne à cet humble animal des morceaux de sa peau; l'hypocrisie est tout près, couchée à terre. La sagesse, sous la figure d'une femme ailée, étend une draperie devant l'animal; la justice est aux ceps. Enfin, à gauche, une autre femme ailée, représentant la parole, divine, se tient debout, un livre et une épée à la main. De Murr, dans son journal 1776. IL p. 158, pense que cette gravure sur bois a été exécutée par Hans Guldenmundt. La pièce originale d'un bon travail a dans la partie supérieure, et compris dans la bordure, trois vers de Hans Sachs commençant:

Wer hat ye grOsser clag erhort Der tyrann mich erschr^icklick sport etc. Au bas est une pièce de vers plus longue du même auteur en cinq III. ^ 14

210 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVI®. siècle.

colonnes et à la fin: „Hâns Guldenmundt 1526'^ Les épreuves postérieures n'ont plus Tinscription ni le poème. H. 10 p. 6 1. L. 15 p. La copie très- commune, d'une taille grossière, porte dans la première édition le monogramme pj sur une pierre, à gauche du siège de la justice. La toque de la sagesse, ornée dans Foriginal de huit plumes, n'en a qu'une dans la copie; au lieu de la désignation wucher on lit geitz et l'inscription inférieure est en dehors de la ligne de bordure. Signée sous le poème: „bey Georg Lanng Formscbneider". Des épreuves postérieures se retrouvent dans la Collection DerschaU avec des inscriptions au moyen de caractères mobiles et on en voit deux éditions différentes; dans la première, qui est restée inconnue à Heller, le mot Esel commence par un e minuscule. (Voyez Schorn, Kunstblatt 1830, p. 116.) H. 6 p. 1 1. L. 14 p. 6 1.

277. Sept gravures sur bois pour les six comédies de Hroswitha. (Hl No. 2064—2068, 2088. et 2092.) Le titre de ce livre est le suivant: „ Opéra Hrosvite illustris virginis et monialis germane gente Saxonica orte, nuper a Conrado Celte inventa. Norirabergae 1501." H. 8 p. L. 5 p. 6 L

a. Celtes présente l'ouvrage de Hroswitha à l'électeur Frédéric de Saxe. Il est agenouillé à gauche devant l'électeur assis une épée à la main. Dans le fond trois autres personnages. (H. No. 2088.)

6. Hro>switha, religieuse de Gandersheim, présente son ouvrage à l'empereur Othon IL (?) Derrière elle est une abbesse avec la couronne impériale, probablement Gerberga à laquelle Hroswitha dut son éducation littéraire. (H. No. 2092.)

c. Baptême de Gallicanus. Il est debout dans une cuve; à droite le prêtre qui le baptise. Ou lit au haut: „Comedia prima Gallicanus". (H. No. 2064.)

d. Les Vierges Agapes, Chionia et Hyrena sont brûlées. Elles sont attachées, nues, à un poteau au milieu des flammes, un bourreau leur donne la mort. A gauche le tyran Dioclétien. En haut: „Comedia secunda Dulcicius". (H. No. 2065.)

e. St. Jean l'é vangéliste resuscite Callimachus et Dru si an a. Le Saint, tenant une coupe, bénit Callimachus tué par un serpent. Le reptile est dans le tombeau. Au haut: „Coraedia tercia, Callimachus". (H. No. 2066.)

f. L'hermite Abraham entre avec Marie dans une maison. Us entrent tous deux dans la maison à gauche , suivis

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' par un homme et une femme. En haut: „Comedia quarta, Abraham et Maria".

La même gravure est reproduite à la page 37 avec l'inscription: „Comedia quinta, Paffnvcius et Thaïs". (H. No. 2067.)

g. Les trois Vierges „Fides, Spes et Charitas". Elles sont dans le tombeau ; au-dessus d'elles plane leur mère „Sapiencia". A gauche on voit debout l'empereur Adrien qui les fit martyriser. En haut: „Comedia sexta, Fides, Spes et Charilas. (H. No. 2068.) La taille de ces gravures est maigre; les deux premières s'approchent du style de Durer sans être de lui ; les cinq dernières le sont encore moins.

27&. Le cardinal à cheval. (H. No. 2069.) 11 tient une bannière sur laquelle on voit une clé et le monogramme de Durer. H. 4 p. L. 2 p. tl 1. Collection Klugkist à Brème.

279. Le cordonnier, le chanoine et sa cuisinière. (H. No. 2070.) Le cordonnier, une paire de pantoufles à la main, s'avance de la gauche; le chanoin^ lui adresse la parole, tandis que la cuisinière, derrière lui, se tient près de la porte. Cette gravure parait avoir été faite d'après un dessin de H. S^ Beham pour un opuscule in-4^ de Hans Sachs. Il porte pour titre: „Dispvtacion zwischen ainem Gborherren vnd Schuhmacher. Darinn das wort gotes, Vnd ain recht christlich wesen verfochten wirt. Hans Sachs MDXXIIIL" L'inscription au bas porte: „Ich sag euch, wa dise schweigë, so werdë die stein schreien. Lu. 19." Dans la même année parurent plusieurs éditions de ce livret avec des titres un peu différents dans l'orthographe. (Panzer, Ann. IL p. 340 et Heller p. 790 et 1028.)

280. Une vieille caresse un homme. (H. No. 2073.) Elle met la main dans un sac plein d'argent sur lequel se trouve le monogramme de Durer. Les anciennes épreuves n'ont point ce monogramme. W. Schorn, Kunstbiatt 1830, p. 116. H. 9 p. L. 9 p. 4 I. Berlin.

281. Un vieillard caresse une jeune fille. Pendant de la pièce précédente. Elle prend de l'argent de la bourse du vieillard. W. Schorn, Kunstbbtt 1830, p. 116. H. 9 p. L. 9 p. 1 1. Berlin,

282. Une jeune femme nue avec une serrure à la ceinture. Elle prend de l'argent de deux hommes vêtus, debout près d'elle. En haut trois banderoles avec inscriptions.

a. Gelt und gut gnung will ich dir geben etc.

b. Es hilft kein sloss fUr frauwen Ust etc.

c. Ich drag ain schlussel zu sollich slossen etc.

212 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVP. siècle.

H. 17 p. 8 1. L. 12 p. 1 1. Voyez K. Weigel, Catalogue INo. 19098. Cette pièce parait avoir été faite d'après Hans Baldung Griln.

283. Les Mois. (H. No. 2076—2087.) Les douze mois destinées à un tout petit calendrier in-12°, cité par Hauer.

Dans la Collection de Stuttgart on trouve une gravure sur bois représentant les douze mois, avec texte et portant pour titre: „Ein gemeyner Kalender 1527 ^S mais qui ne peut en aucune façon être attribuée à Durer.

284. Un calendrier de 1531, dans la Collection Albertine à Vienne, porte au revers les armoiries de Laurent Staiber No. 167, mais imprimées seulement à moitié. Ce calendrier a ' une bordure ornée dans le style de Durer, mais qui doit avoir été exécutée d'après un dessin de H.. S. Beham. (Vers le haut on trouve un écusson imprimé plus tard et qui, par conséquent, n'appartient pas à la planche originale.) A gauche Eve, couchée, présentant la pomme; à droite Adam, tous deux décrits plus haut sous les Nos. 220 et 221. L'arabesque, à gauche, contient en bas un enfant supportant une base qui termine à la partie supérieure par une cruche assez haute sur laquelle se tient un héron ; en haut un petit Amour décoche une flèche. Dans l'arabesque de droite on voit, au bas, un joueur de cornemuse, puis un lapin, ensuite un aigle qui tient une tortue, plus loin une vieille qui se regarde dans un miroir, enfin tout-à-fait en haut, deux corps de femmes attachées l'une à l'autre, les yeux bandés. La marge inférieure manque et les arabesques latérales descendaient même plus bas, puisqu'on ne trouve que six mois sur le fragment de Vienne. A chaque mois se trouve un petit sujet dé H. 1 p. L. 1 p. 3 1.

Janvier; à deux compartiments. Dans l'un, trois personnes sont à table; dans l'autre une femme se chauffe derrière un poêle en levant sa robe assez haut.

Février. Trois paysans sont occupés à planter des arbres.

Mai. Promenade sur l'eau d'un couple qui chante en compagnie d'un homme qui joue de la flûte.

Juin. Une tonte.

Septembre. Sur le devant un paysan conduit une charrue attelée de deux chevaux; dans le fond un autre fait les semailles.

Octobre. Un homme est debout dans une cuve; un autre porte des raisins.

285. L'empereur Maximilien et le duc Louis de Bavière. (H. No. 2090.) Us sont tous deux debout sous un portail;

Albert Dur^r. * . 213

le premier à gauche, le second vis-à-vis soutenant de la main droite le coin d'un livre qu'un personnage agenouillé, probablement Dietrich von Pleningen, présente des deux mains à l'empereur. Deux anges» sur lies chapiteaux des colonnes qui forment les côtés de l'estampe» soutiennent les armoiries d'Autriche et de Bavière et un troisième, au milieu, la couronne impériale au-dessus de Maximilien. Le tout est entouré d'une arabesque sur fond noir dans le style de Burgmair. H. 8 p. 4 1. L. 6 p.

On trouve cette pièce au verso du titre, imprimé en rouge, du livre suivant: „Des hochberompten latinischen historischreibers Salusty: zwo historien etc. Landshut 1515."

Et également au verso du titre de l'ouvrage: „Gaij Plinij des andern lobsagung durch herrn Dietrichen vonn Pleningen zu Schanbegk und Eysenhofen, ritter vnd doctor getheutschl. Gedruckt zu Landsshut vô Johann Weyssenburger etc. 1515." 13. Decemb."

Mais dans cette reproduction on lit à côté du prince bavarois au lieu de H. LVDBIG le nom de H. WILHALM.

286. L'imprimerie. (H. No. 2093.) La presse à imprimer est au milieu de l'estampe et un ouvrier tire au fusin; à sa gauche un second tient deux tampons. A droite est assis un compositeur près de sa caisse et on lit au pied de la presse le millésime 1520. Au-dessus de la vis l'inscription: Prelum AscësianO (Prelum Ascensianum); c'est ainsi que nommait l'imprimeur Josse Balde, d'Ache près de Bruxelles, l'imprimerie qu'il fonda en 1511 à Paris en se signant lui-môme Jodocus Badius Ascensius. Cette gravure sur bois de travail allemand est bien exécutée, dans le style de Durer et servit de marque d'imprimeur pour les livres imprimés par Balde à Paris. H. 4 p. 4 1. L. 3 p.

Nous avons trouvé cette gravure sur bois employée pour la première fois avec l'inscription au-dessus: ,^Restitutio in integrum benedictionis Cerei Paschalis per duarum ejus particularum damnationë ac subtractionem mutilate. Anno M.D.XX." Et au-dessous de la gravure: „Venundatur in officina Jodoci Badii Ascensii." In-8°.

Une composition analogue, offrant la presse de Badius, mais de

date antérieure et gravée sur métal d'une façon médiocre, porte également

rinscription Prelû ascësianû, mais accompagnée du monogramme

^^ et se trouve, entre autres, sur le titre du livre intitulé: „Ori-

'/yN gcnes, opéra omnia. ' Parisiis J. Parvus et Jod. Badius 1512."

Une imitation libre sur métal de la première gravure, mais avec

214 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVr. siècle.

deux figures de chaque côté, dans un costume différent, porte également Tinscription PRELVM ASCESIANVM, accompagnée de la croix archiépiscopale ou de Lorraine au verso du dernier feuillet du livre intitulé : „Marcus Fabius Quintilianus Institntionum oratorium, libri Xll. etc. Paris. Mich. Vascosan 1538.'' In-fol. Cet imprimeur était un des trois gendres de Jodocus Badius et parait, après la mort de celui-ci en 1535, avoir dirigé son imprimerie, quoique, si nous en croyons d'autres rapports, son fils Conrad ait continué les affaires de son père et publié de très -bons ouvrages. Voyez Ersch et Gruber „Encyklopaedie'' où Ton trouvera des détails intéressants sur Jodocus Badius, son fils Conrad, ses gendres M. Vascosan, Jean Roigny et Robert Etienne qui furent tous imprimeurs.

287—291. Des jouteurs. Cinq feuilles. (B. App. No. 36. 37. H. No. 2096—2100.)

287. Deux cavaliers ont couru l'un contre l'autre avec leurs lances et avec tant d'impétuosité qu'ils sont tombés de selle tous deux et que leurs chevaux se sont abattus. Sur le heaume de celui qui est tourné vers la droite se trouve un soulier et la pointe de sa lance brisée vole en l'air; son adversaire est tombé les jambes en haut. , H. 8 p. 9 1. L. 12 p. 31. (B. App. No. 37. H. No. 2096.)

288. Deux chevaliers ont jouté ensemble; celui qui est dirigé vers la droite a laissé tomber sa lance, l'autre vis-à-vis est étendu par terre. La lance de ce dernier est suspendue obliquement en l'air. Il porte sur le heaume un dévidoir à deux ou quatre bras. H. 8 p. 3 L L. 9 p. (H. No. 2097.)

289. Deux chevaliers ont couru l'un contre l'autre; celui de droite est tombé de cheval, la tête en avant et les jambes en l'air, celui de gauche galoppe dans le sens opposé. H. 8 p. 3 1. L. 9 p. (B. App. No. 36. H. No. 2098.)

290. Les deux jouteurs sont séparés par une barrière en planches; celui qui est sur le devant est tombé, la jambe droite engagée sous son cheval abattu. Le chevalier de l'autre côté de la barrière, qui porte un heaume couronné surmonté d'un demi -lion, lève sa lance brisée. H. 8 p. 3 1. L. 8 p. 9 1. (H. No. 2099.)

291. Deux chevaliers à pied combattent avec des poignards. (H. No. 2100.) Le heaume de celui qui marche vers la droite est orné d'une couronne et de panaches tombants. Celui tourné vers la gauche et qui se soutient sur une seule jambe semble sur le point de tomber puisque son adversaire lui a saisi le bras

Albert Durer. 215

et la jambe gauche. Dans les airs deux oiseaux qui sattaqueut.

On trouve des copies des cinq pièces précédentes, de plus petites dimensions et d'une exécution inférieure. Elles portent l'adresse : „Hans Glaser BrifTmaler zu Nttrnberg am Panersperg". Le Musée Germanique de Nuremberg possède un exemplaire colorié des quatre premières pièces.

292. La danse aux flambeaux. (B. App.No.38. H. No.2101.) Trois jeunes gens, le visage couvert d'un voile noir, dansent en cercle avec trois jeunes femmes à la lumière de trois flambeaux tenus par trois autres hommes. Une dame couronnée, avec sa suite, contemple le spectacle du haut d'un balcon. H. 8 p. 3 1. L. 9 p.

Cette fête à dû avoir lieu à Augsbourg en 1517 et le dessin de ce bois parait être de Hans Burgmair. On en trouve des épreuves récentes dans la Collection Derschau.

293. Le bouffon. Il vient de la droite et embrasse une femme nue, debout à gauche, aux pieds de laquelle se trouve le monogramme de Durer. Cette gravure parait avoir été exécutée avec peu d'adresse d'après un dessin de Durer. H. 3 p. 6 1. L. 2 p. 7 1. Berlin.

H^ler mentionne sous le No. 2072 une composition analogue qu'il décrit sous le nom d'un bouffon et une femme nue, in-8°, pièce ronde. C'est ainsi que cette pièce est mentionnée par Hauer et dans le catalogue de van der Lahr 1762, p. 23, No. 142.

294. Deux hommes en conversation. Ils sont debout, l'un vis-à-vis de l'autre; celui de gauche, coiffé d'une barrette à trois plumes, lève la main gauche et tient sous le bras droit un cimeterre. Celui de droite porte un bonnet de fourrure et au côté gauche un sabre court avec un trousseau de clés. A la droite du bas le monogramme de Durer. H. 2 p. 4 1. L. 2 p. 5 1. Beriin.

295 — 297. Les trois horoscopes de Stabius. (H. No. 2106 — 2108.) „Horoscopion etc."

295. Horoscopion onini generaliter congruens climat! 1512. Aux côtés deux génies femelles avec des étendards. H. 13 p. L. 7 p. 9 1.

296. Horoscopion omni generaliter congruens climat i. Avec une dédicace en latin et les explications de Stabius, deux grandes feuilles in-fol. Aux côtés, deux hons tenant des bannières et des écussons. H. 8 p. 1 0 1. L. 38 p.

297. Horosco^pion universale pro multiplici diversarum gentium ritu, diei uoctisque horas et momenta

216 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVI®. siècle.

distinguens. Sur une petite sphère on voit écrit les noms des douze mois et tout autour sont tracés des cercles se coupant en diverses directions. Dans les coins supérieurs se trouvent deux génies femelles tenant des étendards; au bas un écusson soutenu par un griffon. H. 17 p. L. 17 p.

Rien ne prouve que ces pièces doivent être attribuées à Durer. Les bois, qui se conservent encore à Vienne, ont seryi à des impressions faites en 1781.

298. Culminatorium fixarura. (H. No. 2109.) Ce sont plusieurs lignes courbes tirées de haut en bas et disposées trois à trois pour connaître les heures de la nuit d'après la position des étoiles. En haut, à droite, un écusson d'armoiries avec trois têtes de lion; au bas (jelles de Stabius. H. 17 p. L. 16 p. 9 1. Cette pièce est le No. XI des gravures sur bois réimprimées à Vienne en 1781.

299. Le cadran solaire. (H. No. 2111.) On Ut au-dessus: GEGEN DEM NIEDERGANG. AVF. 49. GRAD. Cette pièce est attribuée, sans le moindre fondement, à Albert Durer dans la collection Derschau. H. 7 p. 1 l L. 8 p. 6 1.

300. Bordure de titre avec deux génies tenajit un écusson. (H. No. 2115.) De chaque côté s'élève une colonne ornée soutenant une boule. Au bas, deux petits génies tiennent un écusson vide suspendu à des cordons. Le listel supérieur, avec deux tètes d'ange, a des ornements d'un style raide dont on ne trouve jamais d'exemple chez Durer. H. 4 p. 10 1. L.. 3 p. 3 L

Cette bordure a été employée pour les titres des livres suivants: a. Bihbaldi Pirckheymheri , de vera Christi came et vero ejus sanguine, adversus côvicia Joânis, qui sibi Oecolâpadij nomen indidit, responsio secunda. Norembergae 1527.

6. Tabula de Schematibus et Tropis. Pétri Mosellani etc. Norimbergae ap. Johan. Petreiû. M.D.XL.

301. Bordure avec quatre petits génies. (H. No. 2116.) Le listel inférieur est composé d'un socle avec une tablette vide. De chaque côté se trouvent deux colonnes renfilées et un pilastre qui sont unis par une corniche. . Entre les deux colonnes se trouve toujours un enfant ailé qui tient une cassolette et de chaque côté, en haut, deux petits génies debout qui soufflent dans des cornets de postillon. Au miheu et sous un cintre, deux hommes montés sur des dauphins. H. 6 p. 6 1. L. 4 p. 101. Cette gravure dans la collection Heller à Bam-; berg ne porte en aucune façon l'empreinte de la manière de Durer.

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302. Bordure avec deux Satyres enchaînés. (H. No.2ll7 et p. 1025.) Ils sont assis au bas; à gauche, debout sur un socle orné de fleurs, un Satyre soufflant dans un instrument; à droite une corbeiUe de fleurs sur une colonne. £n haut, à gauche, une sirène, de Fautre un homme marin, tous deux ailés. ^H. 6 p. 8 1. L. 4 p. 1 1 1. Cette bordure a été employée ppur plusieurs ouvrages, entre autres pour celui sans indication de lieu et de date: „Sanct Augustins des beiligen bischofl*s seer andftchtiges BUchlein etc. von den zehen gebotten gottes,^^ qui doit avoir été imprimé à Augsbourg en 1522 et ofire lé style de bordure de Hans Bnrgmair de cette ville, et ensuite dans plusieurs petites publications des années 1519, lô20 et 1521 qui ont paru à Wirsung chez Sigismund Grimm.

303. Les armoiries de l'empereur Maximilienl. Avec l'aigle impériale. Elles se trouvent au haut d'un titre, ornées de la toison d'or, surmontées de la couronne impériale et soutenues par deux griflbns. Elles sont entourées d'une série de petits écussons dont six en haut' avec deux disques dans les coins dont celui de gauche porte une croix, celui de droite un monogramme qui parait être celui de Maximilien dans le style de ceux des Carlovingiens; de chaque côté se trouvent six autres écussons dont le quatrième, à gauche, porte les armoiries d'Albert Durer; les autres paraissent être celles des divers personnages qui ont contribué à la renommée du règne de Maximilien. On lit dans le compartiment inférieur:

IMP. CES. MAXIMILIANO

AVt PIO FELICI

HViNG. DALM. CROATIEQ? REGI. etc.

SVVM. AVSTR. etc

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