VIXIT ANN. LVIII. MENS. VIII. DIEB. XVIII OBIIT. VVELS. DIE XII
lAN. SALVT. ANN. MCCCCC.
^. XVIIII. REGNI. ANNO
\ XXXlIl. PRINCI.
\ OPT.
CHRISTIANEQÎ. RELIGIONIS. ACERRIMO. PROPVG V NATORI. ERAT. JOANN. FABR. AVGVSTAN.
1 THEOLOGVS. MAIEST. SVE. A CONSILIO
DEVOTISS. FACIENDVM. CVRAVIT \ ATQVE POSVIT
: M. CCCCG. XVIIII.
218 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVP. siècle.
Cet écusson est très -beau dans le style de Durer et bien gravé. Le monogramme à droite est reproduit ici. H.6p.4l.L.4p.2L Collection Albertine à Vienne'') et Stuttgart.
304. Les armoiries du roi Philip^pe IL Avec deux lions pour supports et entourées d'arabesques dans une archilecture. Dans le compartiment inférieur on trouve .une inscription comme dans la pièce précédente et commençant: PHILIPPO CATHOLICO. REGL HIS- PANIARVM etc. MCCCGCXVIIU. Cette pièce, traitée comme la précédente et de la même dimension, appartient au môme ouvrage. Collection Albertine.
305. Armoiries de Tarchiduc Charles. (H. No. 2120.) L'équsson, écartelé de plusieurs pièces, est timbré du chapeau archiducal et entouré du cordon de la toison d'or. En haut, sur quatre lignes, rintitulation: CARL VON GOTTES GNADEN ERTZHERTZOG ZV OSTERREICH etc. Cette pièce d'un travail raide forme le No. VI des impressions faites à Vienne en 1781. H. 9 p. L. 7 p.
306. Les armoiries de Dehaim. (B. App.No.57. H. No. 2122.) Un homme sauvage, la tête couverte d'un heaume fermé, tient deux écussons dont celui de droite est vide. On connait de cette pièce deux éditions. Le heaume dans la première a l'ancienne forme usitée dans les tournois; dans la seconde, au contraire, il a une visière à grillage renflé. Ce dernier a été encastré dans le bois, ce que l'on aperçoit facilement dans l'impression. Le dessin de cette pièce est dans le style de H. S. Beham.
307. Les armoiries de Kilgen de Berlingen. (B. App. No. 44. H. No. 2123.) C'est ainsi que se trouve écrit le nom au-dessus d'un écusson portant une roue et timbré d'un heaume ayant pour cimier un loup tenant entre les dents un agneau. Le nom allemand correspondrait à celui de „Aegidius de Berlichingen'S
308. Armoiries du Margrave de Brandenbourg. (H. No. 2124.) Ces armoiries doivent être celles de l'électeur de Mayence, Cardinal Albert de Brandenbourg, et qui portent au revers la date de 1520. Elles appartiennent à l'ouvrage déjà cité du „Hallischen heiligthumb", dessiné par Lucas Cranach (?). H. 6 p. L. 3 p. 10* 1.
38) Dans la même collection on conserve encore une autre gravure sur bois avec l'Aigle double de l'enapire. Deux lions supportent la couronne avec les insignes impériaux. A côté deux petits écussons avec un lion et un ours; au bas un paysage. Gr.-in-4°. C'est une première épreuve avec une bordure noire sur laquelle on voit taillées un nombre de figures fantastiques de tout genre.
Albert Durer. 219
309. 310. Les armoiries de Gabriel von Eyb, évêque d'Eixhstadt, de Tannée 1525. (B. App. No. 46. Heller No. 2126.) H. 4 p. 1 1. L. 2 p. 8 1., et les mêmes plus grandes ( B. App. No. 47. H. No. 2127) H. 10 p. 8 1. L. 7 p. 7 1. Ces dernières se trouvent dans le livre: „Mis8ale Eyâteten ecclesie — Hieronymus Holtzel, civis Nurenbergis etc. impressit MDXVIÏ." In-fol. Elles ne sont point d'un bon travail, bien que traitées dans le style d'Albert Durer et paraissent avoir servi de modèle pour les petites armoiries, No. 46, Appendice de Bartsch ou No. 2126 de Heller. Collection à Gotha.
311. Les armoiries de Johann Fernberger d'Egenbourg. (B. App. No. 48. H. No. 2128.) Mr. von Beider croit que ce personnage est celui mentionné par Primisser „Ambraser Sammlung, Wien 1819" p. 139 comme Hans Fernberger d'Auer daiis le Tyrol, mort en 1533, mais justement cette dernière désignation est celle qui pourrait donner lieu à des doutes.
312. L^s armoiries du Dr. Johann Gastgeb. (B. App. No. 49. H. No. 2 1 29. ) Nous ne pouvons rien ajouter à la notice donnée par Bartsch et Heller au sujet de cette pièce.
313. Les armoiries de la famille Haller de Nuremberg. (B. App. No. 50. H. No. 2131.) Pièce médiocrement gravée. H. 6 p. L. 4 p. 9 1. Les caractères n'ont pas la beauté de ceux qu'on rencontre chez Durer.
On trouve à Berlin ces armoiries, comme elles ont été décrites par Bartsch et Heller, mais portant H. 11 p. 11 1. sur L. 9 p. 4 L On lit au-dessus en gros caractères;
Bartholmes Haller { vom Hallerst, un Kokay.
314. Les armoiries de Gabriel, comte d'Ortenberg. (B. App. No. 51. H. No. 2136.) Le dessin et les caractères dans leur ensemble ne correspondent pas au style de Durer, mais bien à celui de Hans Baldung Grtln. Cette opinion devient encore plus probable si l'on observe que ce comte d'Ortenberg, d'après l'inscription sur ses armoiries, était colonel et bailU dans la haute Alsace et que Baldung Grttn demeurait à Strasbourg.
315. Les armoiries de la famille Pomer. (B. App. No. 53. H. No. 2141.) Lés quatre petits écussons dans les coins sont les suivants: le premier, à gauche en haut, est celui de POmer; celui de droite, vis-à-vis, avec deux oiseaux adossés est celui des Rummel; celui de gauche en bas avec trois roses en bande est celui des Schmiedmaier de Schwarzenbruck; le quatrième enfin est celui des
220 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVI*. siècle.
Bergmeister. H. 6 p. L. 4 p* 2 1. Le dessin, surtout celui des lambrequins et des têtes d*anges aux côtés, rappelle celui de H. S. Beham.
316. Armoiries de Degenhart Pfeffinger. (H. No. 2137.) L'écusson est écartelé, au l"et 4® d'un lion passant, la tête vers la droite de Técu, au 2*^ et 3*, un demi-lévrier rampant. L'écu est timbré de deux heaumes couronnés, dont celui de gauche porte pour cimier un tambourin entre des plumes de paon et celui de droite un demi-lion coiffé d'une mitre. Un cordon formé de roses et d'épées entoure le tout. On voit au-dessus les armes de Jérusalem, une croix recroisetée accompagnée de quatre croisettes de même, entourées d'une bordure de traits. H. 8 p. 9 1. L. 6 p. 10 1. En dehors de la bordure l'inscription: „l>egenhart Pfeffinger Erbmarschalg in Nidern Bayrn etc." Sans monogramme. Collection de Gotha.
317. Armoiries de la famille Rehm 1526. (B. App. No.54. H. No. 2142.) Ces armoiries sont d'un beau dessin et traitées dans la manière de Durer, mais les colonnes aux côtés s'en éloignent et se rapprochent de celle de H. S. Beham. Cet écusson semble être le même que Heller a décrit sous le No. 2135 erronément comme celui des Ochsenfelder.
318. Armoiries de Jean de Revelles, évêque de Vienne en Dauphiné 1524. (B. App. No. 55. H. No. 2143.) On trouve quelquefois cette pièce dans le livre intitulé: Prœclara Ferdinandi Cortesii de nova Maris Oceani Hispania narratio Carolo Rom. Imperatori transmissa per Saguorgranum. Norëberge impensis F. Peypus MDXXIV." In-fol. Cet ouvrage est dédié à l'évêque de Vienne.
319- Les armoiries de Sébastien de Rotenhan. (H. No. 2144 et 2155.) L'écusson, fortement contourné, porte une bande ondée, accompagné en chef d'une étoile; le heaume a pour cimier un coq essoré, tourné vers la gauche, avec la devise: NOSCE. TE. IPSVM, et aU-dessus l'inscription:
Nunquam Stygias fertur ad undas — Inclyta virtus.
Cette gravure se trouve dans le hvre intitulé: „Reginonis JHonachi Prumiensis Annales non tam de Auguslorum vitis quam aliorum Germanorum gestis et docte et compendiose disserenles ante sexingentos fere annos editi." — In fine: „MoguntiaB in sedibus Joannis Schoeifermense Augusto Anno MDXXI.*' In-fol. Le dessin sans style de ces armoiries ne rappelle en rien celui de Durer.
On trouve dans le même livre le portrait de Sébastien de Rotenhan, mentionné par Heller p. 813. Il est de profil, tourné à
Albert Durer. 221
gauche, coiffé d'une barrette à mailles; avec trois lignes" d'inscription: ,,Placuit D. Sebastiano de Rotenhan etc.*'
320. Allégorie mystique de Rotenhan. C'est une gravure sur métal qui nous montre Sébastien de Rotenhan à genoux tenant l'écusson de ses armoiries et ayant à droite son heaume surmonté du coq. 11 tient de la gauche un étendard avec l'inscription î VIRTVTl GLORIA, et lève les yeux vers le haut de l'estampe où se voit une trinité de femmes ailées en demi-figures avec l'inscription grecque 2O0IA au-dessus. Au bas se trouve une tablette sur laquelle on lit: 0. ALMA. THOSIS. PFER. LVME. CECI8. et sur le cintre d'une riche architecture: ROTENHANI. MISTICVM. Cette estampe a été publiée récemment au moyen du tirage d'après une planche en cuivre taillée absolument comme une gravure sur bois et qui se conserve dans les Archives de la famille de Rotenhan à Rentweinsdorf. H. 8 p. 21. L. 5 p. 111.
Rien que le dessin de celte planche ne manque point de style et que l'exécution en soit meilleure que celle des armoiries que nous venons (je citer, on ne peut cependant l'attribuer à Albert Durer.
321. Les armoiries de Hartmann Maurus, décrites par Relier sous le No. 2145, comme celles de Hartmann Schedel. L'écu porte une tête de maure bandée. Le heaume a pour cimier un demimaure manchot entre deux ramures de cerf. On lit au-dessus: „Insignia Hartmanni Mauri L. L. Doctoris Caesarei judicij adsessoris**, et au-dessous la devise : „Virtus clara aeternaq; habetur." H. 4 p. 1 1 1. L. 4 p. 2 1. Ces armoiries se trouvent à la fio d'un opuscule qui a sur le titre l'aigle impériale avec l'inscription: „Coronatio invictissimi CaroH Hispaniarum Régis Catholici in Romanorum Regem. Hartmanno Mauro Jurfsconculto authore," et à la fin : „Nurëberge apud Federicum Peypus, Anno MDXXXin." In-4°. (Panzer, Ann. VIL p. 464.)
322. Les armoiries des Scheurl et Tucher, tenues par une femme richement vêtue. (H. No. 2147.) On lit en deux lignes:
HIC SCHEVRLINA SIMVL TVCHERINAQ. SIGNA REFVLGENT QVE DOCTOR GEMINI SCHEVRLE PARENTIS RARES. Cette pièce appartient à Lucas Cranach et se trouve sur le titre du livre: „Libellus Doctoris ChrisJ,oferi Scheurli, Nurembergensis de sacerdotum et rerU ecclesiasticarum prestantia etc. Leipsig 1511." (Panzer, Ann. p. 172. No. 342.)
323. Armoiries de Christophe Scheurl I. Un écu portant trois étoiles et entouré d'une couronne de laurier, avec des inscriptions latines dont la première est: „Liber Christophori Scheurli."
222 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVT. siècle.
Pièce carrée 4 p. 3 1. Nagler, dans son ouvrage: Les Monogrammistes I. p. 208. No. t54, mentionne cette gravure sur bois et remarque à ce sujet que Christophe Scheurl, mort en 1519, se servit de cette gravure comme écusson de sa bibliothèque et que Albert Scheurl ne s'étant marié qu'en 1513 avec Anna Zingl, cette gravure a dû être exécutée avant les armoiries doubles des Scheurl et Zingl. Le travail de cette pièce doit mériter autant que celui des armoiries de Scheurl et Geuder (No. 164 de notre catalogue) d'être attribué à Durer, mais comme nous ne l'avons point vue, il nous est impossible de formuler là dessus un jugement.
324. Armoiries de Lazare Spengler. (B. App. No. 58. H. No. 2149.) Quoique ce secrétaire du Conseil de Nuremberg ait été uni à Durer par des liens d'amitié, celui-ci ne parait néanmoins pas avoir dessiné ces armoiries qui doivent, au contraire, être attribuées à H. S. Beham. H. 5 p. L. 3 p. 5 1.
325. Armoiries de Salomon SchWeiger. (B. App. No. 61. H. No. 2152.) L'écu porte une couronne et le heaume a pour cimier une demi -figure d'homme couronné de pampres et tenant la main droite devant la bouche. L'ornement inférieur, qui ressemble à la bordure d'une inscription, est dans le goût qui prévalait vers la moitié du XVP. siècle et par conséquent ne peut être de Durer. H. 15p. L. 1 1 p. 91. Sur l'exemplaire de l'Institut de Francfort s. M. on trouve écrit à l'encre le nom de Salomon Schweigger; l'écusson, du reste, offre les armoiries bien connues des Schweigger de Nuremberg.
326. Un écu parti et bandé. Le heaume a pour cimier deux vols bandés. ( B. App. No. 60. H. 2 1 54.) H. 1 4 p. 6 1. L. J 0 p. 6 1.
327. Un écu à un demi-sanglier rampant sur un mont de trois coupeaux etc. (B. App. No. 59. H. No. 2158.) H. 10 p. L. 12 p. 61.
328. Un écu écartelé à l'écusson en coeur chargé d'une tour. (B. App. No. 62. H. No. 2159.) H. 15 p. L. 12p. 3 1.
329. Armoiries d'un évêque. Écu pprtant un agneau, un aigle et un griffon. 1521. (H. No. 2153.) Pet-in-4°. On en conserve un exemplaire dans la Collection Albertine à Vienne.
330. Écusson au cerf. (H. No. 2150.) Le heaume a pour cimier un griffon. Au-dessus l'inscription : „Stephanus bec merito defert Verbe wcius arma." (De la famille Verbeuc?) Pet.-in-fol. On en trouve un exemplaire dans la Collection Albertine à Vienne.
331. Les armoiries de Jean Loble à Greinburg. L'écu porte une colombe perchée sur un rameau qu'elle saisit du bec.
Albert Durer. 223
Le heaume fermé a pour cimier la colombe du champ entre deux cornes. Une banderole porte les initiales: G. B. M. G. Au bas l'inscription : „Johann Loble zu Greinburg, Rômisch, hung. vnd Boheimsch. Kuniglicher Mt. etc. Rat vnd Burgvogt zu Enns.^^ Bel écusson traité dans le style de Durer. H. 14 p. 6 1. L. 11 p. 8 1. Francfort s. M.
332. Écusson avec demi-figure d'homme dans une rose gothique formé de branchages recourbés. L'écu est coupé et porte en chef une demi- figure d'homme tenant une tige terminant par trois fleurs. Sur le heaume la figure du champ entre deux trompes d'éléphaats. Le tout est contenu dans une rose ou étoile gothique de branches à quatre pointes contournées. Belle gravure sur bois d'après un dessin qui rappelle le style des ornements 'gravés par Hollar d'après Durer. H. 3 p. 3 1. L. 3 p. Stuttgart.
Portraits.
333. L'empereur Maximilien L (H. No. 2160.) Buste de profil, tourné à gauche, dans un médaillon, entouré de l'inscription:
î)er îcur gùtft jf. aWaritnilian ift auff ben XIL tag be6 3cnner6, fciné altère im LIX. 3lar fdligîfic^ t)on b^fcr S^it gefd^aibcn* Anno Dini J519.
Au bas est imprimé en caractères ^mobiles:
î)u ^ttcft n^enig rU) in bçfcm Icbcn îDarumb bir got t?e$ cwig freub ^at gcbem Pièce ronde, 3 p. 8 1. de diamètre. Berlin et Stuttgart.
On trouve cette gravure d'abord dans le hvre intitulé : „Seel unnd' heiligen buch Kayser Maximilianus. Freyburg im Breyssgaw, durch J. Woriin, in verlegung des Hochgelarten Jacob Mennels 1522." In-4°. (Voyez l'œuvre de W. Resch, No. 2 de notre catalogue qui est l'original de ce portrait.)
334. L'empereur Charles V. à mi-corps et tourné vers la gauche. (B. App. No. 41. H. No. 2161.) En haut trois écussons avec l'inscription: „Karolus Rex Hispanie 1519." Il tient le globe impérial de la main droite. Le dessin n'a rien qui puisse faire reconnaître le style de Durer. Il en existe trois éditions:
a. Gravure sur bois cintrée avec une bordure architectonique et deux colonnes aux côtés. Le cintre est soutenu, à droite, par un génie soufflant dans un instrument; à gauche, par un autre qui tient un flambeau. Au lieu des trois écussons il ne s'en trouve qu'un avec la devise: „Noch weiter." Au bas, sur le piédestal, des génies à cheval.
224 Maîtres de Nuremberg de la première moitié du XVI*. siècle.
Sans inscription au haut^ mais ^yant au-dessous le nom de l'empereur aecompagné de ses titres en huit lignes imprimées au moyen de caractères mobiles et l'adresse: „Jost de Negker zu Augspurg 1519.^^ H. Jl p. 10 1. L. 7 p. 5 1.
h. La pièce décrite par Bartsch et Heller. Cintrée par le haut, sans bordure d'architecture et saas monogramme. H. 11 p. 21. L. 6 p. 61.
c. Épreuves postérieures avec la marque de Durer ajoutée, dans la Collection de Derschau.
• 335. Charles V. à mi-corps; il est vu de profll et tourné vers la gauche, (B. App. No. 42. H. No. 2162.) Buste sans mains. H. 4 p. 6 1. L. 3 p. 6 1.
336. Charles V.* (H. No. 2163.) Buste de profil, tourné à gauche, dans un médaillon, avec six traits de bordure. Au milieu du bas les armoiries impériales à Taigle double entre deux colonnes. Diamètre, bordure comprise, 3 p. 2 1. Collection Derschau.
337. Charles V. à demi corps, vu de trois quarts et tourné à droite. On ht au haut:
0 Carie Keisser lobesan,
GreifT Du die sach zum ernsten an . Gott wûris mit Dir on zweifel han. ,
H. 5 p. 11 1. L. 3 p. 7 1. (Voyez^Schorn, Kunstblatt 1830, p. 116.) 11 en existe un exemplaire à Berlin.
338. Charles V. 11 est vu de profil, tourné à droite, demifigure, devant un socle à hauteur d'appui et posant les deux mains sur un tapis portant l'aigle de l'empire. H. 4 p. 9 1. L. 4 p. 1 1.
Cette gravure sur bois médiocre se trouve sur le titre de l'ouvrage : „A11 Rômisch Keiser nach ordnung vnd wie lang yeder geregiert hat .... bis aufi* den yetzigë grossmechtigsten Keiser Carl.^^ In fine: „Gedruckt zu NOrmberg anno M.DXXX," et se trouve au revers du portrait de Maximilien, gravé par Wolf Resch.
339. Charles V. Buste de profil, tourné à gauche. L'ordre de la toison d'or est passé sous la robe en fourrure de manière à ce que l'on n'en voit que la partie antérieure avec la toison. Médaillon k deux traits de bordure. Diamètre 2 p. 6 1. On en trouve des épreuves récentes dans la Collection Derschau. C'est la même pièce que Heller décrit sous le No. 2164, comme copie du No. 2163.
340. Ferdinand IL empereur des Romains. (H. No.2165.) 11 est vu de profil, tourné vers la droite, la tète coiffée d'un grand chapeau rond. A la droite du bas on voit une couronne et partie
Albert Durer. 225
d'un écusson avec le lion de Bohème. Du même côté s'élève la mqjlié d'une colonne renflée qui porte l'entablement; à gauche le monogramme de Durer. H. 6 p. 5 1. L. 6 p. '8 1.
On trouve de semblables épreuves dans la Collection Derschau, mais il semble que la planche dans l'origine ait été d'une plus grande dimension. Quelques-uns veulent reconnaître dans ce portrait celui de Charles V. Les anciennes impressions n'ont point le monogramme.
341. Louis, roi de Hongrie. (H. No. 2166.) Il est vu de profil, tourné à gauche, et porté une forte barbe fourchue. La tête ^t couverte d'une barrette. Dans le fond, à gauche, l'inscription: ^, Ludovic' Rex vngarie." Médaillon à trois traits de bordure. Diamètre 2 p. 5 1.
342. Marie, reine de Hongrie. (H. No. 2167.) Elle est vue de profil, tournée vers la droite et porte sur la tête une résille et par dessus une toque ronde. Adroite: „ Maria Regjna vngarie." Médaillon à trois traits de bordure de 2 p. 5 1. de diamètre, faisant pendant à la pièce précéjepte; les deux semblent avoir'été gravées d'après des médaillons en relief sur bois. On en trouve des impressions da>ns la Collection Derschau.
343. Frédéric le sage, électeur de Saxe, 1519. (B. App. No. 43. H. No. 2169.) Il est vu de trois quarts, tournera droite. Les anciennes épreuves portent à droite une pièce de vers commençant:
Friederich der drit, ChurfUrsl etc.
On voit, par conséquent, que Bartsch s'est trompé en décrivant ce portrait comme celu^ de Guillaume, électeur de Saxe. On en trouve des épreuves en clair -obscur de deux planches qui portent le monogramme de Durer et au-dessus la date de 1519^. Mais le dessin de •cette pièce appartientcertainementàLucas Cranach. H. 10 p. 21. L. 8 p. 11.
344. JeanL électeur de Saxe. (H. No. 2170.) Il est tourné vers la* gauche. Au haut deux écussoijis d'armoiries. Cette pièce forme pendant à la précédente. Dans les exemplaires entiers on trouve l'inscription avec le nom de „Johann der Erst ChurfUrst und Herzog zu Sachsen etc.", et à gauche une pièce de vers commençant:
Nach meines lieben bruders endt etc.
Les deux pièces précédentes se trouvent dans la collection de Brème et prouvent que Heller s'est trompé en décrivant le dernier portrait comme celui de Frédéric le sage.