Le duc George de Saxe. (H. No. 2171.) 11 est vu III
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de« trois quarts, tourné vers la gauche et son front chauve est entouré d'une guirlande. H. 12 p. L. 9 p. 8 l.
Heller, dans la „Vie et les ouvrages de Lucas Cranach," Nilrnberg 1834, p. 241, décrit ce portrait et ajoute que les anciennes épreuves portent le nom du duc imprimé; dans les secondes épreuves on a ajouté, à droite, le serpent qui est la marque de Lucas Cranach. Des épreuves récentes, sans la marque, se trouvent dans la Collection Derschau.
346. L'Alphabet avec des enfants qui jouent. Cet alphabet, connu à une époque récente sous le nom des „Initiales de Durer avec des enfants", est composé de 23 lettres et bien que Ton ait ajouté plus tard à la lettre F le monogramme de Durer, la composition montre plutôt le caractère parlicuHer de Hans Burgmair et comme elle a été gravée par Jost de Necker à Augsbourg, nous croyons pouvoir la donner avec certitude au premier de ces artistes. Nous avons donné des détails sur cette pièce dans Tœuvre de Burgmair sous le No. 121 auquel nous renvoyons à ce sujet.
Nous avons encore ici à faire mention d'une composition de Durer représentant: Trois chevaliers attaqués par trois squelettes et dont nous trouvons la première esquisse dans la Collection Albertine à Vienne. Le Cabinet de Stuttgart possède la même composition, avec de légers changements, pareillement sur un papier rouge -brun et rehaussée à la main de blanc dans les lumières. Elle porte outre le monogramme de Durer la date de 1497, ayant une dimension un peu moindre du dessin de Vienne. Cette pièce passait autrefois pour un dessin du maître^), mais Mr. R. de Rettberg de Munich est persuadé que ce n'est point un dessin à la plume, mais, bien une gravure sur bois et croit que c'est un essai de Durer pour exécuter une planche en clair-obscur (?) et qu'il abandonna, parceqiie certains détails du dessin, entr'autres le raccourci d'un cheval, n'avaient point réussi. ^^) Mais il faudrait certainement faire des recherches ultérieures pour savoir si l'exemplaire de Stuttgart est réellement une
39) Voyez Kunstblatt 1831, p. 414.
40) Voyez le „Anzeiger des germanischen Muséums. Nûrnberg 1855," p. 314 et 1857, p. 80. Il faut remarquer à ce sujet que le raccourci de la jambe du cheval est mieux compris dans le dessin de Vienne que dans celui de Stuttgart qui nous paraît être une copie de l'autre.
Élèves et imitateurs d'Albert Durer. 227
gravure sur bois et non un dessin et ces recherches présenteraient d'autant plus de difficultés que le papier a été recouvert d'un vernis qui donne à la pièce un ton très- obscur. . Nous n'en donnerons donc ici qu'une description très-courte d'après un calque que nous devons à l'obligeance de feu Mr. le prof. Mttller de Stuttgart.
347. Trois cavaliers attaqués par dés squelettes. Celui du milieu est abattu avec son cheval par la mort qui, planant audessus de lui, brandit sa faux. A gauche, à côté de lui, le cheval du second se cabre devant l'autre squelette qui, les pieds enveloppés dans un suaire, l'attaque par en haut avec une mandibule. Derrière les pieds du cheval un crâne d'autruche et dès os. Le troisième cavalier s'enfuit sur le second plan, mais il est saisi au manteau par un troisième squelette s'appuyant sur la terre et dont le chien du cavalier mord le linceuil. Sur le devant, à droite, une croix tumulaire et audessous, dans le coin à gauche, la signature:
ut^sMius, uaus jc cuiii a gaucue, la sigijuiure: Q n O iR Paysage rocailleux avec des arbres et vue dans le C C >^-
lointain. H. 11 p. 8 1. L. 17 p.
Elèves et imitateurs d'Albert Durer, non compris les graveurs connus sous le nom des petits maîtres.
Mo-. $o—
Hans Leonhard Schaenfleiii.
(Bartsch VII. p. 244.)
Le père de ce peintre et dessinateur d'une fécondité extraordinaire, s'appelait François. C'était un marchand qui, en 1476, s'éta- Wit à Nuremberg, venant de NOrdlingen. L'année de la naissance de Hans Leonhard, communément nommé Hans Schaeuflein, n'est point connue quoiqu'on doive la placer avant 1490, année qui est générale- ^ent adoptée, puisque les gravures sur bois d'une Passion de Jésus Christ (B. No. 34), d'après ses dessins, parurent déjà en 1507 à Nurem- ^^'"êr- Il entra très -jeune à l'école d'Albert Durer dont il adopta la Manière de dessin, à tel point que surtout les gravures sur bois d'après ^s dessins de sa jeunesse et qui ne sont point encore signées de sot
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monogramme passent pour être celles de son maître, quoiqu'elles leur soient bien inférieures dans la force de la composition et dans la finesse du dessin. A tout événement il se trouvait déjà en 1512 à Augsbourg, et fit dans cette ville pour Tempereur Maximilien les dessins du Theuerdanck ^*) qui furent gravés sur bois par J[ost de Negker et ses aides. En 1515 il se rendit à Nordlingen et, l'année suivante, il épousa Âfra Tucher de Nuremberg : il parait s'être même alors arrêté pour quelque temps dans cette dernière ville puisque le conseil de Nordlingen le rappela à l'occasion de lui avoir concédé la maîtrise. Depuis lors il y a habité une maison près de l'Eichbrunn et y mourut en Mars 1540. Sa femme, qui lui survécut, épousa dans la même année le peintre Hans Schwarz ^'Oettingen qui se servit encore sur ses travaux (des tableaux?) de la marque de Hans Schaeuflein. Le fils de celui-ci, nommé pareillement Hans, se rendit, en 1542, à Fribourg en Suisse et parait avoir exécuté des dessins pour la gravure sur bois. Nous devons en partie ces renseignements aux communications que fit le peintre Millier de Nôrdlingen à Joseph Heller et l'on devra consulter à ce sujel, les „Beitrëge" de celui-ci, cahier HI.
Le nombre des dessins exécutés par Hans Schaéuflein pour la gravure sur bois atteint un chiffre considérable et qui ne peut être fixé avec précision puisque ses premiers travaux ne portent pas son monogramme, comme nous l'avons vu dans le catalogue des gravures sur bois faussement attribuées à Albert Durer. Beaucoup d'autres gravures sur bois, d'après ses dessins, furent employées pour l'illustration des livres qui parurent à cette époque à Augsbourg, à propos desquels il conviendrait de faire des recherches ultérieures, surtout pour décider quels sont les ouvrages pour lesquels ces gravures furent destinées dans l'original, puisqu'elles furent souvent employées aux usages les plus divers
41) Josl de Necker ou Dienecker écrit en date du 27 Octobre 1512 à l'empereur Maximilien I. : „Très-généreux seigneur, le dessinateur ou peintre Hans Scheyffelin m'a demandé et prié que, vu qu'il était chargé par Schonsperger (l'imprimeur du Theuerdanck ) de faire des dessins ou des esquisses des figures, devant recevoir de lui son salaire pour cela; et qu'il ne pouvait, pour son travail ou pour ce qu'il avait de prêt, recevoir de Schonsperger aucun paiement, j'eusse à écrire à V. M. impériale et la prier qu'elle daignât vouloir en charger le Docteur Beyttinger, Baumgartner, moi ou tout autre, de maidère à ce qu'il soit certain de recevoir son salaire, qu'il recevrait volontiers de moi comme intelligent de la matière, puisque Schonsperger ne le paie que selon son caprice et pour chaque trois figures (dessins) deux florins." Voyez „C. Peutinger dans ses rapports avec l'empereur Maximilien I.", publication de Th. Herberger, Augsbourg 1851, p. 31, Note 100.
Hans Leonhard Schaeiiflein. 229
et principalement en commun avec les gravures sur bois d'autres maîtres. Le docteur Nagler, dans son,;KQnstler-Lexicon", mentionne plusieurs de ces livres dont il attribue les gravures sur bois à Schaeuflein, sans nous en donner les raisons et quoique, dans bien des cas, elles ne paraissent pas appartenir à ce maître. Nous n'en avons point fait mention dans notre catalogue, nous limitant à admettre celles dont nous avons reconnu l'authenticité par nos propres yeux, mais de nouvelles recherches pourraient probablement agrandir et compléter l'œuvre de notre maître.
Quant à la question si Hans Schaeuflein a été lui-même graveur sur bois elle devra être décidée dans la négative si nous nous en rapportons au passage déjà cité ^*) de la lettre de Jost de Necker à l'empereur Maximilien dans laquel il désigne Schaeuflein comme dessinateur (Reisser) et peintre et dont lui-même, avec ses compagnons^ gravaient les dessins.
Néanmoins il parait qu'il exécutait occasionellement lui-même des gravures sur bois et Bartsch indique une planche du Triomphe de l'empereur Maximilien 1. de Burgmair, où se trouve décrit sur le revers le nom de „Hans Schëuflein" qui est l'indication dû graveur sur bois de cette pièce. (Voyez Bartsch VIL p. 236, No. 13.) Peut-être que c'est de lui dont parle Peutinger dans sa lettre à Maximilien, en lui désignant un peintre à Augsbourg qui serait en état de graver sur bois. (Voyez Vol. I. p. 70 de cet ouvrage.)
Nous avons encore à corriger ici une erreur dans laquelle Bartsch est tombé en attribuant à Schaeuflein le monogramme suivant qui est celui de l'imprimeur et graveur Henri Sleiner qui avait déjà gravé sur bois en 1510 et qui, de 1531 à 1545, publia plusieurs ouvrages à Augsbourg enrichis de gravures sur bois.
Observations à Bartsch VII. p. 245—273.
9". La Nativité. La Vierge est agenouillée à droite devant l'enfant Jésus couché à terre. St. Joseph est debout à gauche et près de lui se trouve la marque Js!» H. 7 p. 4 1. L. 5 1.
Cette gravure sur bois à été enlevée d'un hyre de prières en allemand et appartient à la composition de l'Adoration des Mages B. No. 9.
42) Au tome 1. p. 68 de cet ouvrage.
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35. Doctrina, vita et passio Jesu Christi. Les 47 gravures de Sçhaeuflein qui se trouvent dans cet ouvrage ont paru la première fois dans l'édition donnée en 1516 à Hagenau par les héritiers de Th. Anshelmus et Jean Albert!, ensuite dans l'ouvrage intitulé : „Marci Vigerii de Decachordon Christianum etc. Hagenau in sedibus Th. Anshelmi Baden. expensis Joan. Koberger, Nuremberg. 1517." In-fol. Une édition postérieure de la „Doctrina" in-4^ 1550, contient 73 gravures sur bois dont 26 sans signature.
41. Ecce homo. Deux petits anges tiennent le manteau du Christ. Au haut un enfant qui pleure est assis dans une coquille placée sur un ornement. H. 9 p. 2 1. L. 6 p. 5 1.
42 — 49. A la série de ces huit feuilles, représentant des sujets pieux, appartiennent encore onze autres gravures sur bois (H. 3 p. 9 1. L. 2 p. 4 — 5 1.) qui toutes sont munies de passepartout et dont Tune porte le millésime 1512. Elles font partie d'un hvre de prières, imprimé en noir et rouge, mais dont l'exemplaire connu est incomplet"*^). Ce sont les suivantes: ;
43*. L'annonciation. Le St. Esprit, à droite, plane audessus de la Ste. Vierge assise. Sous l'ange à gauche se trouve le monogramme.
43 ^ La nativité. La Ste. Vierge, à droite, et St. Joseph, à gauche, adorent l'enfant Jésus couché dans Ja crèche. Au-dessous de St. Joseph se voit le monogramme.
43^ La sainte famille. La Vierge avec l'enfant Jésus est assise à gauche près de Ste. Anne, à droite, qui étend les bras vers l'enfant. En haut le St. Esprit.
43*^. Le Christ prend congé de sa mère. A droite, trois saintes femmes; à gauche, la signature.
43 ^ Le Christ en croix. A gauche, la Vierge, évanouie, est soutenue par St. Jean et auprès de celui-ci une sainte femme qui pleure. A droite, deux soldats et le monogramme.
43'. Jésus pleuré par les siens. Josephe d'Arimathie et Nicodème s'avancent de la gauche avec des vases à parfums.
436^. La Véronique. A ses côtés St. Pierre et St. Paul pièce non signée.
43K La mort de la Vierge. A gauche est assis un apôtre barbu. Le monogramme est à la droite^ du bas.
43) Voyez R. Weigel „Kunstlager-Catalog^* No. 21120.
Hans Leonhard Schaeuflein. 231
45'. Un prêtre disant la messe. Le monogramme est sur une iable. Au bas est écrit: „Ein christliche und trostliche Ërmahnung etc."
45 ^ La confession. Un homme, enveloppé dun manteau, est agenouillé devant le confessional. Le monogramme est à droite. 45 ^ La communion. Le prêtre donne l'hostie à quelques communiants.
52. 53. Ces deux gravures appartiennent au hvre intitulé: „Das Buch des Newen Testaments, Teutsch mit.schOnen Figuren." In fine: „Gedruckt in der Kayseriichen Stat Augspurg durch Hanns Schonsperger, 1523." In-fol. Parmi les gravures sur bois qui s'y trouvent, onze portent le monogramme de Schaeuflein. Ce sont les suivantes: 1—4. Les évangélistes; quatre pièces. H.3p. 51. L. 5p. 11.