‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 69 sur 90 · Trois enfants dont le premier porte un trophée · texte numérisé non relu

Trois enfants dont le premier porte un trophée

5. (1545^) IMAGINES MORTIS V Le titre est exactement semblable à celui de l'édition de 1545 (No. 4), avec la différence qu'à la fin l'adresse: LVGDVNI SVB SCVTO COLONIENSI 1545, est im^ primée en capitales au lieu de l'être en italique. In-8^

53 gravures sur bois. La première est divisée par une fente perpendiculaire à travers la figure de Dieu le père et la cuisse d'Adam, et brisée à la marge inférieure de droite. Au revers des „armoiries de la mort" on lit: MATTH. XVL Qvid prodest homini si tot^vm mvndvm Ivcratvs fverit animœ vero suœ jactvram fecerit^ Le revers du titre et l'indication finale sont les mêmes que dans rédition précédente.

6. (1547\) IMAGINES MORTdS. Dvodecim Imaginibus praeter priores, totidemque inscriptionibus,**) praèter epigrammata è gallicis^^) a Georgio Aemylio in latinum versa, cumulatse. Qvse bis addita sunt, sequens pagina commonstrabit. (Marque de l'imprimeur dans une bordure.) Lvgdvni, sub scuto Coloniensi. 1547. In-8^

In fine: LVGDVNL Excudebant Joànnes et Franciscus^ Frellonii fr^tres. 1547.

85) On y trouve pour la première fois, sur le Utre, mention des additions.

86) Cette indication se trouve ici pour la première fois, au lieu de celle de- ^,è gallico îdiomate^' des éditions précédentes.

Hans Holbein le jeune. 371

7. (t547M IMAGINES MORTïS. Duodecim Iinaginibiis praeter priores, totidémque inscriptionibus, prseter epigrammata è Gallicis à Georgio Aemylio in latinum versa, cumulatse. Qusehis addita sunt, seqiiens pagina commonstrabit. (Le crabe dans une bordure.) LVGDVNI sub scuto Goloniensi. 1547. In-8^. .

Au verso: Index eorum, quas bis mortis Imaginibus accesserunt; Medicina Animse, tam ijs qui firma, quam qui adversa corpdris valetudine prsediti sunl, maxime necessaria. Paraclesis ad pertculose decumbentes. D. Gaecilii Gypriani episcopi Gartbaginensis Sermo de Immortalitate. Oratio ad Ghristqm in gravi morbo dicenda. I). Ghrysostomi Patriarchse Gonstantinopoiitani, de Patientia et Con^suramatione hujus seculi etci

In fine: LVGDVNI Excudebat Johannes Frellonius 1547.

8. (1547*.) ICONES MORTIS. Duodecim Imaginibus praeter priores, totidémque inscriptionibus, praeter epigrammata è gallicis à Georgio Aemylio in latinum versa, cumul a tœ * Quse bis addita sunt se quens pagina commonstrabit. (Le crabe de Frellon dans une bordure.) LVGDVNI, sub scutb coloniensi. 1547. In•8^

Au verso : Index eorum quae bis mortis Imaginibus accesserunt. Medicina animae, tam ijs etc.

In fine: LVGDVNI, Excudebat Joannes Frellonius 1547.

9. (1547'*.) Les Images de la mort. Auxquelles sont adioustées douze figures. Davantage, la Médecine de Tâme, la consolation des malades, un Sermon de mortalité^') par Sain<;t Gyprian, un Sermon de patience, par Sainct

Jehan Ghrysostome (La marque de Frellon.) A Lyon à

Tescu de Gologne, chez Jehan Frellon. 1547. In-8°. Avec les vers de Gorrozet et d'autres analogues pour les douze gravures ajoutées.

In fine: Imprimé à Lyon à Fescu de Goloigne, par Jehan Frellon 1547.

10. (1549.) SIMOLAGHRI, HISTORIE, E FIGVRE DE LA MORTE. La Medicina de T anima. Il modo, e la via di consolar gT infermi. Vn sermone di San Gipriano, de la

87) Sans Terreur „de T immortalité^^ des éditions précédentes.

372 École du haut Rhio du XVI* siècle.

mortalité. Due orazioni, l'yua à Dio, e 1* altra à Cbrlsto. Vn sermone di S. Giovan Chrisostomo, che ci essorta a pazienz^a. Agiuntovi di nuovo moite figure mai più stampate. > (Le crabe de Freilon.) In Lyone appresso Giovan Frellone. IMKD.XLIX. IIH8^ 53 gravures sur bois, 83 feuilles^ de texte. Une feuille d'avant-propos du^7 avril 1549, où Frellou se plaint de la contrefaçon faite à Venise, et qui parut en ^1545 par les soins du Français Vaugris.

In une (après les gravures se trouve Tinscription „Rom. 5^^ en 9 lignes imprimées d'une manière espacée) la grande figure du crabe avec MATVRA dans une bordure ronde.

11. (1554.) ICONES MORTIS, Duodecim Imaginibus praeter prières, totidemque inscriptionibus, praeterepi-' grammata è gallicis à Georgio Aemylio in latinum versa, cumulatœ. Quse bis addita sunt, sequens pagina commonstrabit. BasileiB, 1554. In-8°. 53 gravures sur bois.

Sans indication d'éditeur, ni au commencement ni à la fin, et sans pagination, mais avec la signature de A à L. 8 et huit feuilles par signature. Caractère italique.

12. (1562.) LES IMAGES DE LA MORT. Auxquelles sont adioustées dix-sept figures. Davantage, la médecine de l'âme. La consolation des malades. Vn sermon de mortalité, par Saint Cyprian. Vn sermon de patience, par saint Jeban Chrysostome. (Le crabe de Freilon avec le MA- TVRA.) A Lyon par Jeban Freilon 1562. In-S''.

In fine: A LYON par Sympborien Barbier.

Cette dernière édition des gravures originales sur bois contient 58 sujets avec des inscriptions françaises au haut et en bas de i^hacune. La première gravure montre une fente perpendiculaire et une brisure en bas, à droite. Les cinq pièces qui s'y trouvent ajoutées sont d'après les dessins de Holbein et représentent la jeune épouse (54); la mort l'entraîne tandis qu'elle pleure, et l'époux marche devant eux en jouant du luth. Le jeune époux (55). La mort le saisit par son manteau, tandis qu'elle danse vers la droite en soufflant dans un cornet. •*) Viennent ensuite deux feuilles avec des jeux d'enfants. Dans l'une u n enfant est porté en triomphe par ses compagnons de jeu

88) M. RuD. Weigbl donne de bons fac-similé de ces deux sujets dans son Kunsi-Gatalog No. 20206.

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/(56); dans Fautre, un eafant à cheval, portant un étendard, est entouré d'autres enTants joyeux (57). La cinquième pièce se trouve après la préface de la ^Médecine de Tàrae'^ et représente^ une marche d'enfants vers la droite; ils sonnent de la trompette et sont précédés d'un autre enfant qui joue du tambour (58).

On trouve de nombreuses copies des 58 gravures originales sur bdts, mais qu'il n'est point nécessaire de les mentionner particulièrement ici, puisqu'elles sont minutieusement décrites dans l'ouvrage de M. le docteur H. F. Massmann ^Littérature des Danses Macabres, Leipsic 1840'' et auquel nous renvoyons à ce sujet. On ne trouve point» ainsi qu'on l'a présumé, des clichés de ces bois, puisque ceux qu'oft a considérés comme tels montrent tous des différences avec les originaux.

Quatre Alphabets d'Initiales en lettres romaines. Gravés sur bois par H. Lûtzelburger.

3. La petite danse des morts, 24 initiales en carré de io à 12 lignes. «

Ces initiales et d'autres analogues se retrouvent dans les éditions d'Hervagius, de Frobehius, de Bebelius'*), dé Cratander, d'Isingria et d'autres.^) LQtzelburger, qui a gravé ces initiales, les a d'abord imprimées sur des feuillets détachés avec son adresse, dans le seul but de les recommander aux éditeurs, feuillets dont il aura fait ensuite des reproductions.

On connaît trois espèces de ces feuilles d'épreuves, imprimées d'un seul côté.

a. Sur une grande feuille in-folio en largeur, en quatre rangées superposées et avec une inscription de quatre lignes, sous les lettres W et X, contenant l'adresse du graveur en ces termes: H (dans un carré orné) 2lnn$ Cu^elburger, fattafd^nïbtt^ gênant Sxanûi. On en trouve des exeitiplaires à Bâle, Berlin et Dresde. M. Bud. Weigel a fait exécuter un bon fac-similé de cette feuille piar M. H. Lodel dé Gioettiùgue.

b. Également sur une grande feuiUe in-folio en largeur, sur quatre

89) Dans le Nouveau Testament grec deBebelios publié à Bâle en 1524.

90) Les initiales , de dimensiocs un peu plus grandes , qui parurent dans la Bible grecque, publiée en 1526 par Gephaleus de* Strasbourg, et qui représentent également une danse des morts, paraissent avoir été exécutées d'après des dessins de Urse Graf et sont trop peu importantes pour qu'on puisse les attribuer à Holbdn.

374 École du haut Rhin du XVI* siècle.

rangées superposées, mais sans Tadresse de Liitzelburger, qui est remplacée par une inscription au commencement et à la fin, avec des passages de l'écriture sous chaque lettre. La première est comme suit:

„Drey ding sind mir schwer vnd das vierd weysz ich gar nit. Den weg eins adlers im lufïlt, Den weg einer vvaldschlangen vif dem felsen, Den weg eines schiffs in mittem meer, Den weg eines mans in der iugent.'' •

Au bas: Esaie jrl. Ailes fleysch ist heuw, vnd ail synn glory wie die blum des ackers etc. Aber das wort îles herren blybt in ewigkeit

Nous donnons ici un échantillon de quelques inscriptions sous les initiales qui se composent souvent de deux passages de récriture.

A avec les ossements de mort. I. Cor. xv. Wie sy ail sterbea in adam etc. Apoc. viij. We, We, We etc.

B avec le pape. Esa. xiiij. Vnd du bist verwundt wie wir etc. Deyn hoffart ist herabgezogen zu der hell.

C avec Tempereur. Esa. xxij. Du must sterben etc.

Z avec le jugement dernier. Ro. xiiij. Wir werden aile ston vor dem richterstul Ghristi. Math, xxiiij. Darumb wacht etc.

Cet exemplaire, probablement unique, de la collection ducale de Cobourg doit être celui qui se trouvait anciennement dans le Cabinet Winkler à Leipsic.

c. Exemplaire complet avec des textes de la vulgate, et qui se trouvait chez M. Douce à Londres, relié comme un livre.

Les initiales avec la Danse des morts dans les éditions de Christophe Froschauer d^ Zurich, de Schott et Cepaleus à Strasburg, de Henri Stainer à Augsbourg et autres sont des contrefaçons des gravures originales. (Voyez Douce „The Dance of Death", London 1833, pp. 102 et 216.)

4. Vingt-quatre initiales avec des danses de paysans et quelques autres représentations libres. En carré de 8V2 à 9 1. Les impressions ordinaires se trouvent dans les livres des éditions de Bâle déjà mentionnés, entre autres dans le Galen grec de 1538. On en trouve des exemplaires de première épreuve dans la collection de la ville de Bâle^'), à Dresde et chez M. Douce à Londres (probablement

91) Douce, dans son ouvrage intitulé „Dance of death^S London 1804, décrit les épreuves des initiales avec danses des morts et des paysans et ajoute qu'elles se trouvent dans la collection de Bâle. Mais elles en furent détouraées plus tard et vinrent en possession d'un marchand d'objets d'art dont M. Peler Vischer les acheta pour les léguer avec d'autres pièces irès-rares à la même collection

Hans Holbein le joi<n^. 375

à présent dans le Musée Britannique) sur une feuille^ in-* fol. en largeur.

5. Vingl-quatre initiales avec des jeux d'enfants; 7 1. carré.. Les impressions ordinaires se trouvent dans les livres des éditeurs de Bâie ci-dessus mentionnés, entre autres dans le Galen latin de Gratander, Bâle 1529.

Un. tirage d'épreuve, sur une feuille in-folio en largeur et d'un seul côté, se trouve dans les collections de Bâle et de Dresde. M. Douce de Londres en possédait également un exemplaire.

6. Vingt-trois initiales avec des ornements. H. 3 p. L- 5 p. 6 1.

Le Cabinet de Berlin en possède deux feuilles diverses d'épreuve, in-folio oblong. Elles sont toutes deux finement gravées.

q. Les lettres sont disposées sur trois rangées en largeur et se trouvent divisées par sept ornements en guise de colonnes. Sous chaque lettre se trouve un cartouche blanc sans inscription. La 24^ division est formée par un écusson vide surmonté d'un heaume.

b. Seconde feuille d'épreuve où une lettre noire se trouve imprimée dans chacun des cartouches vides de la première. Dans la partie supérieure de la feuille, on voit une tablette de 4 p. 3 1. de hauteur, sur laquelle on lit un alphabet d'initiales romaines qui sont gravées en blanc sur un fond à traits horizontaux et sont entourées d'une bordure. Sur deux petits écussons, la marque H. L. F. (Hans Lûlzelburger Formschneider) et la date 1522.^*)

publique. Les initiales de 11 1. de hauteur avec des danses de paysans et dont M. Rdd. Weigel nous a donné un fac-simtle du T dans ses ^Gravures sur bois d'après les maîtres célèbres", sont trop peu importantes pour qu'on puisse les attribuer à Holbein.

92) Dan6 le Cabinet de Berlin, on trouve encore six Alphabets d'initiales latines gravées sur métal et probablement exécutées par le maitre I F. Elles ont quelque rapport au style de Holbein , mais avec moins de sentiment dé la nature et de la beauté que l'on est en droit d'attendre de ce maitre. Ge^ sont les suivants :

a. Avec des sujets de l'Ancien Testament; dans l'A la création d'Eve ; sur fond noir, avec bordure 1 p. 8 1. en carré. Ge sont probablement celles que M. R. Weigel a mentionnées dans son Gataiogue de 1852, p. 79.

b. Jeux d'enfants, sur fond noir. 1 p. 1 1. en carré. ' c. Diverses figures, sur fond blanc. 1 p. en carré.

d. Avec rinceaux de feuillage, mais rarement avec des enfants. 1 p. en carré.

e. Jeux d'enfants, sur fond à traits horizontaux. 10 1. en carré.

f. Jeux d'enfants, sur fond blanc. 9 1. en carré.

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Ces quatre alphabets se trouvent employés dans plusieurs éditions de Bâle^ notamment dans celles d'Hervagius, Frobenius, Cratander, Ëebelius et Isengrin. Ceux avec la Danse des morts et les paysans se trouvent, entre autres, dans le G al en grec, in-fol., 1538. (Voyez v. Rumohr, Hans Hoîbein le jeune, Leipsic 1836, p. 106.)

c. Nous avons encore vu 4 très belles initiales d'un alphabet grec, tirées d'un Galen grec, imprimé par J. Hervagius et Jo. Eras. Frobenius à Bâle en 1538. Ayant 1 p. 8 1. En carré. Ce sont les suivantes:

ii^ Delta. Un gros jeune homme couronné de pampre est assis sur un porc, tandis qii'nn homme maigre, à droite, tient une écuelle pour lui verser du vin dans sa bouche ouverte.

& Thêta. Samson à genoux exprime son étonnement de voir jaillir de Feau de la mâchoire d'âne, dont il a arraché une dent.

il Pi. L'enfant prodigue mange avec les pourceaux.

i2 Oméga. Un enfant assis dans une coquille nage sur la mer et tient des deux mains une voile.

Gravures sur bois. Sujets divers.

7. L'Univers. Titre de l'Ancien Testament publié en 1524 à Bâle par Adam Pétri. Au milieu, la création d'Eve. La composition est ronde, entourée d'eau et ensuite de nuages, avec le soleil, la lune et les étoiles. Dans le haut, on voit Dieu le père, sur un trône, entouré d'une gloire d'anges qui font de la musique. Dans les coins, les quatre principaux vents. Pièce bien gravée, sans signature. H. 5 p. 3 I. L. 5 p. 2 1. Dans le Cabinet de Bâle.

7*. Trois sujets de la création. Ils se trouvent sur une seule feuille, sous trois arcades de rinceaux et divisés par des. colonnes en guise de balustrade. Ce sont les suivants: Dieu le père sépare la lumière des ténèbres et bénit de la gauche ^ tandis qu'il s'avance vers

g. Jeux d'enfants dans de grandes et petites initiales du Nouveau Testatament de Bâle 1523. Nous en avons parlé plus au long en décrivant cette édition.

h. Initiales avec des animaux, gravées sur métal par le maître IF, probablement d'après l'invention de Holbein. Nous les trouvons dans les ouvrages suivants imprimés par Froben: Erasmi Adagia 1529. — Calendrier hébraïque de Munster, 1527. Un H avec un lion est signé I F. 1520.

Haiis HolLeln le jeune. âît

la droite; il sépare la terre des eaux; enfin il crée le soleil, la lune et les étoiles et bénit de la main gauche. H. 2 p. 6 1. L. 4 p. 8 1.

7^ Dieu crée les poissons et les oiseaux. Il est debout, vu de face. H. 2 p. 4 l. L. I p. 6 l

7^ Adam et Eve chassés du paradis. L'ange est à droite. La pose d'Adam est un peu maniérée. H. 2 p. 3 1. L. 1 p. 6 1.

1\ Nos premiers parents condamnés au travail. Adam bêche la terre; Eve file, assise à gauche; devant elle sur le terrain est couché un enfant emmailloté. H. 2 p. 4 1. L. 1 p. 6 1.

Ces compositions ont toutes, comme dans la première, de petites colonnes sur les côtés qui soutiennent des arcs de feuillage. Elles sont bien gravées et paraissent avoir été destinées à l'ornement d'une édition de l'Ancien Testament et peut-être de celle de 1524, citée cidessus. Ces gravures sur bois se trouvent dans la collection de Bâle.

8. La Sainte Cène. St. Jean repose sur le sein de Jésus. Dans le fond se trouvent sept apôtres et, sur le devant, deux autres vus seulement à moitié et de plus fortes proportions que les autres. De chaque côté, deux colonnes et le tout est fermé par un arc. Pièce finement traitée, in-fol. oblong de 9 p. de hauteur, mais rognée sur la largeur. M. Johnson à Oxford.

9 — 16. Huit petites gravures sur bois sur une feuille in-fol. oblong représentant des sujets pieux et probablement destinées à un bréviaire. Le dessin révèle la première manière de Holbein ; l'exécution en est bonne, sans avoir pourtant rien d'extraordinaire. H. 2 p. 21. L. Ip. 81. Bâle.

9. L'adoration des Mages. La Vierge est à gauche, les trois rois à disoite.

10. La descente du St. Esprit. La Vierge, déjà âgée, est assise au milieu. Au-dessus plane le St. Esprit d«ns une gloire formée de rayons.

11. Ste. Véronique. Elle est debout, tenant le voile avec la sainte face. Sur l'arc en haut, deux médaillons dont l'un avec une couronne de lauriers, l'autre avec un heaume.

12. Ste. Barbe. Elle est tournée vers la gauche et lient devant elle un calice avec Thostie. Deux colonnes, aux côtés, soutiennent un arc orné.

13. SI. Antoine. Il est debout sous une porte cintrée, un peu tournée vers la gauche, tenant de la droite Un crucifix et de la gauche un bâton avec une cloche. Le pourceau est à gauche.

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14. St. Bernard. Il est à genoux, tourné vers la gauche où la Vierge, demi-figure, avec Tenfant Jésus, presse de son sein un jet de lait qui retombe sur lui. Devant le Saint, sur le terrain, se trouve sa crosse d'abbé.

15. La messe de St. Grégoire. Le Saint est tourné vers la droite où le Christ lui apparaît debout dans un sarcophage. Sur le devant est agenouillé un diacre. A gauche, un cardinal avec une autre figure.

16. La communion. Un prêtre, tourné vers la droite, donne Thostie à un homme agenouillé devant lui. Derrière ^celui-ci, deux autres figures.

Les huit gravures sur bois suivantes se trouvent dans le Nouveau Testament allemand qui a été imprimé en r523 . à Bâle par Adam Pétri. Elles sont toutes très-bien exécutées dans la manière de Hans LUtzelburger. H. 3 p. L. 2 p. 5 1.

17. St. Mathieu. Il écoute le discours du petit ange, debout à gauche devant lui. Sur le mur, la représentation de la nativité.

18. St. Marc. Il est assis sur un banc, tourné vers la droite, devant un pupitre. Sur la muraille, le sujet de la résurrection.* Le lion est à droite.

19. St. Luc. Il écrit, assis devant un pupitre et tourné vers la droite; du même côté se trouve le bœuf. Sur le mur, le Christ en croix entre la Vierge et St. Jean.

20. St. Jean. Il est vu de profil, assis sur une pierre et regarde en Tair vers la droite où le Christ lui apparaît dans une gloire. Devant lui, Taigle.

21. La descente du St. Esprit. La Vierge est assise au milieu, les apôtres aux côtés. Tous ont des langues de feu sur la tète et au-dessus a eux plane le St. Esprit. Aux côtés, des candélabres qui soutiennent un arc.

22. La conversion de St. Paul. Il est à demi renversé, mais sans être démonté de son cheval qui s'est abattu sous lui et regarde en arrière, à gauche, où parait en haut la main de Dieu entourée de flammes. Son épée est devant sur le terrain. De chaque côté, des candélabres en guise de colonnes sur lesquelles deux petits anges jouent de la trompette, et soutiennent un arc.

23. St. Paul. Il est debout, tourné vers la •droite, sous un frontispice qui s'appuie sur deux colonnes accouplées et richement

Hans Holbein le jeune. ^ 379

ornées. Il lit dans un livre et tient une-épée appuyée sur le bras droit. (Voyez V. Rumohr, p. 93.)

24. St. Pierre. Il est à genoux, tourné vers la gauche et regardant Dieu le père qui apparaît vers le haut de Testampe. Devant lui, un drap avec tous les animaux 'réputés immondes et qui est tejiu par un petit ange. Devant le Saint, une grosse clef.

Dans le même Nouveau Testament, on trouve encore quelques apôtres, comme les SS. Pierre, Jacques et Judes, de plus petites dimensions, dont la gravure n'a point été exécutée d'après lés dessins de Holbein, mais bien d'un maître plus ancien. Par contre, les grandes et petites initiales qui ornent ce volume et qui offrent souvent des jeux d'enfants, sont tellement dans la manière de Holbein que nous n'hésiterions point à les lui attribuer. Les plus grosses de 1 p. 9 1. en carré, sur fond noir, sont particulièrement excellentes, entre autres:

B avec un petit ange qui porte un poignard suspendu à son cou; à droite, un autre enfant avec un dada. Médiocre de taille.

D Un enfat^t assis, jouant de la contrebasse. A droite, un autre enfant debout; d'une belle exécution.

D Un enfant à genoux jouant de la flûte.

I Deux enfants avec un homme s'avancent vers la droite. L'enfant qui se trouve sur le devant porte un panier sur les épaules.

Même dans les petites initiales de 11 1. en carré, on trouve des enfants jouant avec des mouvements très -gracieux et dont nous ne pouvons attribuer le dessin qu'à Holbein, comme aussi ceux de quelques perroquets, oiseaux de proie, d'un chien avec des brebis, etc. L'exécution dans quelques-unes de ces lettres est belle, dans d'autres médiocre. Le fond est toujours à traits horizontaux.

25. St. Paul. Il est tourné à gauche, debout dans une niche d'où pendent des rinceaux. Il tient un livre de la droite, et de là gauche une épée baissée. Au-dessous: S. PAVLVS. H.3p. 61.L. 2p. 51. Gravé par H. Liltzelburger. Berlin.

26. Les saints protecteurs de la ville de Fribourg dans le Brisgau. La Vierge avec l'enfant Jésus est assise sur un trône en forme de niche entre St. George, à gauche, et un évéque (St. Conrad?), à dcoite; en haut, sur rarchîtrave, huit enfônts qui jouent ; en bas, à gauche, les initiales de Holbein H. H., avec l'inscription à la partie inférieure: Numine Uirgo etc. H.9p. 11 1. L.6p.7l.

Cette gravure sur bois, un peii rude d'exécution, sert de titre au livre intitulé: Nûwe Stattrechten vnd Statuten der lobli-

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chen Statt Fryburg im -Prysgaw gelegen.' Gedruckt Ton Adam Pétri 151^ (et 1520). (v. Rumohr p. 97.) Sur le revers sont les armoiries de la ville ayant pour supports deux lions.

27. Le jugement dernier. La tête du Christ, assis en jugement, est entourée de flammes. A sa droite se tient la Vierge avec quelques saints ; à sa gauche est agenouillé St. Jean-Baptiste et d autres bienheureux. Sous le globe du monde qui sert de marchepied au Christ, deux anges sonnent les trompettes de la résurrection. Au bas, les élus et les ds»mnés sortent de leurs tombeaux. H. 5 p. 8 L L.4 p. 3 1. Bàle.

28. Jésus Christ et le pape. Au milieu de la gravure en guise de frise, brûle un cierge sur un chandelier richement orné. A gauche, le Christ, debout, s'entretient avec une foule de gens qui semblent Técouter avec avidité, tandis que montrant le cierge il semble dire: „Je suis la lumière du monde. ^^ A droite, le pape avec des ecclésiastiques, et d'autres personnages qui se détournent du Sauveur pour suivre Aristote et Platon; ce dernier parait sur le point de tomber dans une fosse. Belle pièce gravée par Lîitzeiburger, mais sans signature. H. 3 p. 2 1. L. 10 p. 2 1. Berlin.

29. Le trafic des indulgences. Cette gravure est divisée en deux compartiments. A gauche, dans les nuages, Dieu le père; devant lui, le roi David à genoux, Manassc debout et un jeune homme contrit joignantles mains. Tout auprès, l'inscription: OFFENSYNDER. (Pécheur sincère.) Le compartiment de droite offre le pape Léon X, dont les armoiries se voient sur des drapeaux et sur les murs, qui remet à un ecclésiastique un bref d'indulgences. Des cardinaux et des prêtres sont présents à cette cérémonie solennelle. Sur le premier plan est représenté le trafic des indulgences où l'on voit un pauvre malade repoussé durement par les vendeurs, tandis qu'à droite deux confesseurs ont devant eux des cassettes, dans l'une desquelles une femme jette une pièce d'or. Belle gravure de Lutzelburger, sans signature. H. 3 p. L. 9 p. 11 L Bâle.

30. Le juste et le pécheur au lit de mort. En haut est assis sur le globe du monde et comme juge, le Christ avec une épée et une tige de lys aux côtés. Autour de lui sont disposés six médaillons, dans lesquels sont représentées les œuvres de miséricorde. A gauche, la visite des malades, le soin des prisonniers, des pauvres nus; à droite, des affamés, des sitibonds et des pèlerins. Aux côtés, des anges sonnant de la trompette. Dans la partie inférieure de l'estampe, on Toit

Hans Holbein lé jeUne. 381

couchés, sur un lit alongé, deux mourants, à droite k juste dans sa foi, à gauche le pécheur dans son désespoir. Au milieu et -dans le fond s'avance un ange, et sur le dossier du Ht, où se trouve le juçte, un autre ange se courbe, tenant d'aune main une couronne de laurier et de Tautre une banderole sur laquelle on lit: Danksagung. Il est entouré de trois . femmes avec des écriteaux: Hofnung, Glaube, Liebe. Vis-à-vis, à droite et derrière le pécheur, se tient la mort avec un sablier, devant elle s'enfuit une femme richement parée: Die Welt. En bas, à droite, s'avance un démon qui saisit le mourant par le bras et tout près sur un écriteau: Sind nuchter und wacker, Dan Ëw-er widersacher der Teufel gadt umher etc. Et audessus d'un autre démon, au côté du Ut: Des ist das Ort von den die Godt nit erkendt. Job. XVIII. Cette grande pièce, très-bien gravée, se compose de huit feuilles; elles n'opt point dç signature, mais le tout correspond tellement à la manière de Holbein que l'on ne peut do^ter qu'il en ait fait le dessin. H. 36 p. L. 24 p. 8 1. Gotha.

31. Les divers âges de la vie. On en trouve ici neuf où l'homme est placé successivement sur cinq marches ou degrés et, après avoir atteint le point culminant, descend sur les quatre autres jusqu'à ce qu'il ait atteint l'extrême vieillesse. Dans une niche sur chaque degré se trouve un animal allégorique. 1 . à côté de l'enfant, un biquet qui sautille. 2. à côté du jeune homme, une chienne. 3. de l'homme avec un étendard, un boeuf. 4. de l'homme agenouillé, ^in lion. 5. de l'homme qui lit, une banderole et un renard derrière lequel la mort tient un arc. 6. de l'homme barbu, un loup. 7. du vieillard avec un rosaire, un chien. 8. de celui avec les béquilles, un chat. 9. enfin à côté de l'homme décrépit jouant avec un enfant, un âne. Sous la voûte des gradins est représenté le jugement dernier; à droite, dans up caveau, une bière et sur un piédestal le millésime MDXXXX. Cette grande pièce sur deux feuilles est aussi excellente de dessin et de taille que la précédente. H. 18 p. L. 24 p. 3 1. Paris.

32. Un roi. Il est vu de dos, regardant vers la droite et tient un long sceptre, en guise de bâton; un manteau lui descend jusqu'à mi-jambe. H. 3 p. L. 1 p. 1 1 1. Pièce douteuse qui appartient à un livre latin traitant des empereurs et des rois.

33. Un astronome. Il est assis, à droite, devant une table Inonde, sur laquelle sont posés des instruments de mathématiques, et contemple un globe célesteN Dans les airs, la lune et les étoiles. Cette

382 École du haut Rhin du XVP siècle.

figure représente Ptolomée et se trouve dans la Cosmographie die Séb. Munster de 1578, au chapitre intitulé: „Wa^ Ptolomœus ira 3. und 4. Capitel seines ersten Budis handelt." H. 1 p. 11 L L. 2 p. 8 1. Bonne pièce, dans le genre de Ltttzelburger.

34. Des mathématiciens, 34 demi-figures, et souvent près d'eux le soleil et la lune. Ils se trouvent dans des cercles formés par deux bordures linéaires, de 1 p. 6 1. de diamètre^ La taille en est belle, dans le genre de Ltttzelburger. Berhn.

35. Les enfants près d'une vasque. Il y en a huit dont quatre jouent dans la vasque même. Au-dessus de celle-ci s'élève un entablement sur lequel se trouve le buste d'un homme barbu,* avec chapeau entouré d'une couronne, et qui tient une queue de poisson. Audessus, dans les coins, sont assis des enfants armés tenant des cornes d'abondance. H. 4 p. 2 1. L. 8 p. 1 1 1. Belle pièce, gravée sur métal, employée pour la „Cosmographie de Munster." Bâle chez Heinrich Pétri 1574 et 1578. In-fol.

36. Un enfant offert en sacrifice. Cette composition se divise en deux compartiments, l'un supérieur, l'autre inférieur. En haut est assis un homme ou une idole nue (Moloch) sur un panier d'osier; elle lient de la main droite une corne d'abondance d'où s'élancent des flammes. A ses côtés se trouvent des rinceaux de feuilles avec un enfant couché près de chacun. Dans le compartiment inférieur est représenté, avec de petites figures, un enfant que l'on amène pour être sacrifié. De chaque côté, des instruments de musique. H. 4 p. 2 1. L. 3 p. 1 1 L Gravure sur bois employée dans un livre allemand d'histoire romaine. Tirage postérieur.

37. Carte terrestre du globe, intitulée: Typus cosmographicus universalis. Cette composition, imprimée sur deux feuilles in-foho, montre dans un cercle tourné par deux anges au moyen de manivelles les quatre parties du monde, c'est-à-dire l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique, mais cette dernière seulement comme une lie. Sur la feuille de gauche, on voit dans la mer en haut un requin, en bas deux gros dauphins et un vaisseau à voile. Sur celle de droite nage une Sirène et on y voit deux tablettes avec des inscriptions au moyen de caractères mobiles. La première commence: INDÏA ab In do fluv. sic appellata oppidis adeo exculta dicitur, ut quidam 5000 in eaesse dicat etc.; l'autre commence: SGYTHARVM natio primo parva et contempta fuit, sed postea in magnum imperium et gloriam perveni^ etc. Dans les quatre coins

Hans Hblbeiû le jeune. 383

des feuilles, on trouve les compositions suivantes. A gauche, au haut, un éléphant qui saisit avec sa trompe un homme nu étendu par terre; tandis qu'un autre individu, caché derrière un arbre, tire une flèche contre Fanimal; derrière lui s'avancent deux gros serpents ailés, dont Tun avale un mouton; un peu plus bas, on voit deux hommes nus avec de grosses lèvres inférieures pendantes. Dans le coin inférieur sont représentés des anlropophages (canibali) occupés à couper en morceaux un homme, ou à rôtir à la broche des membres humains. Plus loin, à droite, vient un homme avec un cheval à la selle duquel son^ suspendus deux prisonniers. Dans le coin supérieur, à droite, se voient deux hommes vêtus d'une manière fantastique ayant une femme assise auprès d'eux; ensuite plusieurs arbres nommés Piper, Muscat a et G a ri 0 fol i. Dans le coin du bas, on voit le voyageur errant Vartomanus et le même représenté encore une fois en chemise qui assomme un mouton avec une massue, tandis qu'une dame couronnée contemple cette scène d'un balcon. Les deux feuilles réunies mesurent H. 13 p. L. 20 p. 3 1. Les noms de pays sont imprimés au moyen de caractères mobiles; le dessin est très-beau et de la meilleure époque du maître, mais l'exécution n'en est pas aussi fine ni aussi intelligente que celle de Ltltzelburger.

Cette pièce remarquable se trouve dans le livre intitulé: „Novus orbis regionum ac insularum veteribus incognilarum , una cum tabulai cosmographica et aliquot alijs consimilis argumenti hbeUis, quorum omnium Cdtalogus sequenti patebit pagina etc. Basileae apud Jo. Hervagium Anno M.D.XXXIL" L'auteur de cette compilation^ en elle-même peu importante, est un certain Grynaeus, et l'ouvrage est souvent connu sous son nom. On en trouve deux éditions postérieures de Bâle du môme éditeur, l'une de 1537 et l'autre de 1555, qui contiennent également la carte, quand elle n'en a point été enlevée, comme il arrive souvent. Dans les éditions postérieures, la carte diffère en ce que les inscriptions sur les tablettes sont en plus petits caractères que dans la première et laissent au-dessous un espace en blanc.

38. Le nid du perroquet. Dans le chapitre XXX du même ouvrage: „De Psitacis et aliis avibus", on trouve encore une gravure sur bois représentant la manière dont ces oiseaux bâtissent leurs nids en les suspendant à un arbre, et comment deux serpents s'efforcent de l'atteindre. Cette gravure est traitée si finement dans la manière de Holbein que nous n'hésitons pas à lui en attï:ibuer également le dessin.

384 École du haut Min du XVI* siècle.

On y trouve encore sur le titre et à la fin une gravure sur bols dans le genre du maître représentant un Hermès à trois têtes qui tient un caducée, mais d'un dessin différent et qui est deux fois plus gix)s, à la fin du livre. C'est la marque de libraire de Hervagius.

39.40. L'Ile Utopia et l'entretien à ce sujet avec Thomas Mo ru s. Ces deux pièces se trouvent dans le livre intitulé: „De Optimo Reip. stalu. deque noua insula Ytopia libellus uere aureus, nec minus salutaris quam festiuus, clarissimi disertissimiqj; uiri Thomae Mori inclytae ciuitatis Londonensis ciuis et Vicecomitis. — Epigrammata clarissimi dissertissimiq^ uiri Thomae Mori, |)leraq} è Graecis uersa. Epigrammata. Des. Erasmi Roterodami. Apud inclytam Basileam.^' — In fine sous la marque du libraire Frobenius: „In inclyta Germaniae Basilea M.D.XVIIl.

Ce livre contient outre deux titres ornés, deux gravures sur bois ou sur métal d'après les dessins de Holbein, mais d'un travail assez médiocre. On trouve à page 12:

^ 39. La vue de l'Ile Utopia. Au haut, on lit l'inscription: VTOPIiE INSVL^E TABVLA. Cette Ue presque de forme ronde, est entourée de rocs et contient plusieurs bâliments désignés par des inscriptions dans des tablettes, comme suit. „Amaurotii vrbs." — „Fons Anydri." et „Ostium Anydri." Devant l'Ile voguent deux vais- 'seaux, et tout en avant sur le continent se tient Hy thlodaeus parlant à un homnie, qui parait représenter Thomas Morus, puis plus à droite se trouve un autre homme avec une épée, probablement Pierre Aegidius d'Anvers. Cette gravure est très mal exécutée et mesure 6 p. 7 1. en hauteur et 4 p. 5 1. en largeur.

40. L'Entretien de Raphaël Hythlodaeus avecThomas Morus et Petrus Aegidius. Ils sont assis sous des arbres dans un Jardin; le premier à gauche adresse la parole à ^Thomas Morus", assis au milieu, et à „Petrus Aegidius*', assis à droite. Le jeune fils du dernier, ,,Johannes Clemens**, sort très -empressé de la maison à gauche et porte quelque chose des deux mains. Le fond offre un pays montagneux. Le nom de chaque personnage se trouve imprimé avec des lettres mobiles au bas de chaque figure et en dehors de la gravure. C'est une charmante composition et un peu mieux exécutée que la gravure de l'Ile. H. 2 p. 5 1. L. 3 p. 1 1 1. Francfort s. M.

41. L'horloge solaire (Das Horologium) avec les signes du Zodiaque aux côtés. Cette gravure sur bois, imprimée sur une grande feuille in-folio en largeur, se trouve à la fin de l'ouvrage intitulé:

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Rudimenta mathematica. Autore Seb. Munstero. Basilese. H en. Pétri 1551., avec une gravure sur le titre qui n'appartient en aucune façon à Holbein. Mais la dernière feuille est absolument dans sa manière. On y voit, au milieu du haut, le soleU avec le millésime 1531; aux deux côtés, datis des banderoles, les signes du Zodiaque qui révèlent absolument la manière du maître. Cette feui'le porte au haut l'inscription suivante: Typus horologiorum muralium, quadruplices complectens horas, aequales, insequales, Bohemices etltalices. Praeteraea signis Zodiaci additis: menses Romani, quantitates dierum atq^ noctuum ortus et occasus solis, domus planétarium, literœ dominicales atq; anni bissexti; et au bas: Pér Sebastianum Munsterum. Gr.-in-fol. en largeur.

Cette même gravure se trouve sur la seconde feuille, après le titre, du livre intitulé: Der Horologien, oder Sonnenuhren Kunstlich beschrieben wie dieselbigen nach mancheriei ahrt an die Mauren, Wendte etc. auffzureissen, durch Sebastianum Munster etc. Gedruckt zu Basel in der officin Hericpetrina im Jahr nach Christi geburt M.D.LXXÏX.

La gravure porte ici pour inscription au sommet de la page : E i n generalfigur der Sonnenuhren so an die Mauren gerissen, welche vierley Stunden begreiffen etc.

A en juger d'après la date qui se trouve près du soleil, de l'année 1531 , on aurait pu croire que la gravure se trouverait pareillement dans le livre intitulé: Compositio horologiorum in piano etc. Autore Seb. Munstero. Basile» Hen. Pétri 1531, in-4°, mais nous ne l'y avons jamais trouvée non plus que dans l'édition postérieure latine du même éditeur de l'année 1533.

Mais dans cette édition on trouve imprimées dans le texte et une à une les douze figures du Zodiaque qui se trouvent également aux pages 168 à 177 de l'édition de 1551, et qui dans le dessin ressemblent beaucoup à la manière de Holbein, quoiqu'elles pussent néanmoins appartenir à son frère Ambroise. Nous croyons pouvoir aussi attnbuer à ce dernier deux des Sept planètes, tandis que les cinq autres doivent avoir été dessinées par un artiste médiocre.

42. Gaine de poignard avec la figure de Vénus. Elle est debout en haut sur des nuages et tenant une torche, tandis qu'un petit Amour près d'elle décoche une flèche vers le bas. Dans le premier des deux autres compartiments trois enfants sur un coquillage» m. 25

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plus bas deux autres, debout, en costume antique; à la pointe de la gafne, une tête d'enfant ailée. Belle pièce de Hans Ltttzelburger. H. 9 p. 1 1. L. 2 p. (v. Rumohr pp. 72 et 97.) Bàle, Dresde.

43. Gaine de poignard avec la Fortune. Celle-ci est debout sur une conque et portée sur la mer. Au bas, un ornement de feuillage. On croit déchiffrer sur un anneau les initiales H H. , mais ce sont des traits qui servent d'ornement. Cette pièce est aussi bien traitée que la précédente. H. 8 p. ( v. Rumohr pp. 72 et 97.) Bâle et Dresde.

On trouve souvent la poignée ajoutée à ces deux gaines. Voyez R. Weigel, Kunstcatalog 1853. No. 19735.

44. Grande initiale Q. A gauche est assis le roi Ferdinand I, et au-dessus de lui une banderole avec l'inscription : REX. FER. un ecclésiastique offre au roi le livre dont il est l'auteur. Dans les coins du carré qui contient la lettre, on trouve quatre écussons tenus chacun par un petit génie. Le premier porte l'aigle à une tète, le second est burelé de huit pièces, le troisième porte le lion de Bohème et le quatrième est d'Autriche. H. 3 p. 3 1. L. 2 p. 10 1. Pièce mal gravée. Francfort sur Mein.

Gravures sur bois exécutées en Angleterre ou pour ce pays.

45 — 48. Catéchisme de l'archevêque Cranmer de Canterbury, de 1548. ®^) Il contient 29 gravures sur bois dont quatre appartiennent à Flolbein, tandis que les autres, qui s'éloignent entièrement de sa manière, portent plutôt le caractère de l'école française de Fontainebleau et passent pour avoir été exécutées par Bernard Salomon, appelé communément le petit Bernard. Dans la manière un peu maigre de celui-ci sont exécutés le titre et 24 autres des petits sujets, tandis que la gravure sur bois du verso du titre révèle tout-à-fait la manière de Holbein.

45. Le roi Edouard, assis sur son trône, reçoit la Bible qui lui est présentée par l'archevêque, .agenouillé ' à gauche; à ses

93) Nous avons déjà mentionné cette édition dans notre dissertation sur les gravures anglaises sur bois et sur métal. L'édition d'Oxford de 1829 renferme les fac-similé de toutes les gravures qui se trouvent dans l'ouvrage original. Deux d'entr'elles , le Moïse et le démon chassé, ont été reproduites par R. Weigel dans ses „Gravures sur bois d'après les maîtres célèbres", II. Cahier. Leipsic 1851. Voyez aussi Jackson, Treatise on Woodengraving pp. 455, 456.

Hans Holbein le jeune. 387

côtés sont ageDouillcs deux évéques, et plus loin, en arrière, deux autres ecclésiastiques ; à droite, quatre Seigneurs. H. 4 p. L. 3 p. 2 I. La composition est grandiose et tout à fait digne de Holbein, de manière que nous n'hésitons pas à lui en attribuer le dessin.

46. Moïse reçoit les tables de la loi. Il est agenouillé sur le sommet de la montagne et reçoit les deux tables entourées de nuages de feu d'où sortent quatre trompettes. Au bas, sur une tablette: EXOZI. H. 2 p. 1 1. L. 1 p. 8 1. La composition est dans le style de Holbein, mais l'exécution en est très-médiocre.

47. Le pécheur contrit. Devant l'autel, à gauche, est agenouillé un ecclésiastique en prières. Le publicain contrit s'avance vers lui. A droite, le Christ avec trois apôtres indique la scène. Près de l'autel, à gauche, et sur le terrain un livre avec les initiales H H. H. 1 p. 7 1. L. 2 p. 2 1.

48. Le Christ chasse un démon. Le possédé, dans de fortes convulsions, est agenouillé à droite, maintenu par un autre homme, près d'eux trois docteurs de la loi. Le Christ, avec trois autres personnages à gauche, ordonne au démon de s'éloigner et celui-ci, en forme de petite figure ailée, abandonne le possédé. On ht au-dessous du sujet: HANS. HOLBEN. H. 1 p. 6 1. L. 2 p. 2 L

Ces deux dernières petites compositions révèlent d'une manière bien plus décisive que les précédentes le style de Holbein, et comme eltes sont toutes deux marquées de ses initiales ou de son nom en entier, cette circonstance a donné lieu de présumer qu'elles ont été gravées par lui-même. Nous ne pouvons néanmoins nous rallier à cette opinion, d'abord pour les raisons données plus haut et qui nous empêchent de croire que Holbein ait jamais gravé de sa propre maip, ensuite parce que la taille ne rend pas le beau dessin auquel on doit s'attendre d'un aussi grand maître, et reste très en arrière de l'excellence technique que l'on admire dans la Danse des Morts, dont l'exécution, fort antérieure à celle des pièces qui nous occupent, est également attribuée à Holbein par ceux qui prétendent qu'il a gravé lui-même sur bois.

49l Le pasteur infidèle. Le Christ, entouré de ses disciples, montre un moine qui s'enfuit devant le loup qui attaque son troupeau. Inscription: John X. Ezech. XXXIII, Mich. V. I am the good shepehearde. A good shepehearde geveth bis lyfe for the shype. Thehyred servauntflyeth,becauseheisan hired servaunt and caretji not for the shepe. Aubas: HANS. HOLBEIN.

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Cette petite pièce est parfaitement analogue à celle que nous avons décrite plus haut et orne le titre du livre intitulé : A lytle treatise after the maner of .an Epystle wryten by the famous clerk, Doctor Urbanus Regius etc. Printed by Gwalter Lynne. 1548. In-24°. On en trouve un fac-similé dans l'ouvrage de Dibdin : „A Tour in the northern crountries of England and Scotland IL p. 341. Douce mentionne également cette gravure, (v. Rumohr p. 96.)

50. Le Christ devant Pilate. Douce mentionne cette petite pièce, de la même dimension que la précédente, dans son ouvrage „Dance of Death", Londôn 1 833 , et dit qu'elle se trouve au Musée Britannique.

51 — 53. Dans le poème sur la naissance du prince Edouard de Galles, ûls de Henri VIII, on trouve trois petites gravures sur bois qui ont été indubitablement exécutées d'après les dessins de Holbein. Le titre du poème est le suivant: Genethliacon illustrissimi Eaduardi Principes Cambriae Ducis CoriniaB etComitis Palatini; libellus ante aliquot annos inchoatus: nunc vero absolutus eteditus: JoanneLelandoAntiquarioAutore etc. LondiniAnnoM.D.XLITL In fine: LondiniapudReynerum Vuolfium®^) in Coemiterio Paulino ad'œneum serpentem. 1543. Brochure in-4^

51. Le cimier du Prince de Galles. Dans un cercle rayonnant, les trois plumes d'autruche dans une couronne et au bas, dans une banderole, la devise: ICH DIEN. Aux côtés les initiales E. P. Ce sujet peu important est dessiné et gravé de main de maître et se trouve au verso du titre.

52. L'initiale S. Cette lettre, renfermée dans un carré de 1 p. 3 1., se trouve au commencement du poème latin sur la seconde feuille et représente la scène historique suivante : De la droite s'avancent deux ambassadeurs des- Samnites qui apportent des présents à Curius Dentatus; celui-ci est agenouillé devant le feu d'une cheminée préparant un potage de raves qu'il marque de la main. Le dessin de cette composition est tout à fait dans le style de Holbein, naais l'exécution en est médiocre.

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