‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 87 sur 90 · DU SECOND VOLUME · texte numérisé non relu

DU SECOND VOLUME

Page 32, igoute/: La résurrection du Christ. Le Sauveur, sortant

par le pied gauclie du sarcophage, tieat la bannière du la main gauche, et donne la bénédiction de la droite. Sur le terrain au premier plan le bouclier en forme de coeur du soldat en harnais, dormant couché à droite , qui appuyé sa tête sur la main droite. Dans le fond à gauche, près du sarcophage, dort un autre soldat, dont on ne voit que la tête et les deux bras. A droite, un troisième qui d'un air étonné porte sa main droite à la tête, et tient un glaive devant soi de la gauche. Il est debout, regardant en haut, derrière le sarcophage, et n*est visible qu'à moitié. — Le large manteau, dont le Sauveur est vêtu, a des cassures angulaires dans les plis et beaucoup de hachures croisées. L'encre d'impression est pâle. Toutes ces particularités ainsi que la manière dont est représenté le gazon du devant par de petites hachures en touffes alignées et tournées alternativement à droite et à gauche, est tout à Tait conforme à la manière du maître de 1464, et la feuille parait être un de ses premiers et moin^i bous travaux. — Autour de la composition, dans une marge formée par deux lignes de chaque côté, se trouvent des inscriptions latines, et en haut à gauche le millésime mtOJtJtjtOti). On pourrait croire, d'après cela que la pièce a été gravée en 1438, mais non-seulement l'indication tD , au lieu des quatre CCCC pour 400 est si extraordinaire que je ne l'ai trouvée nulle part, mais aussi elle est d'un noir plus foncé que le reste de l'inscription, retouchée à ce qu'il parait, comme une partie des paroles d'inscription suivantes qui sont effacées à la gauche en bas. Mr. Drugulin a donc avec raison, en annonçant cette feuille dans * son Amateur des Beaux-Arts, No. 4, ajouté un point

d'interrogation au millésime mtOj(jtDOttf. — H. 6 p. 8 1. L. 4 p. 8 1. (On pourrait presque croire que ce millésime, pris pour 1438, ne soit plutôt l'indication corrompue de matt): (Evangile St. Mathieu) XXXt>\x\; car dans la collection de Mr. T. 0. Weigel, il y a une feuille jusqu'ici inédite du maître de 1464 ou de son école d'un sujet presque identique, où le guerrier regar< dant en haut, derrière le sarcophage, et tenant la main gauche à son casque, porte une hallebarde de la droite. Cette petite feuille est ornée d'une bordure architectonique

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ressemblant à un passe partout comme ceux de la BibHa Pauperum et appartenant peut-être à une suite, avec, en bas, rinscription sur deux lignes : f^WCXtXit pct-

bit 000 t galileS ïhï ti mhtht axaxt hixit 000

mat^ XX9ii\ (Ev. s. Mathieu cb. 28. t. 7). H., j comprise la marge d^inscription de 5 1., 4 p. 5 1. L. 2 p. 11 1.) Page 44, ligne 21, «Joutez: No. 64 S. Marc, Copie en contre-partie avec la légende:

„Sanctus Marcus J" dans la banderole.

« 50, * 3* Routes au No. 114. On trouve une copie de cette pièce dans le sens de TOriginal qui ne se distingue de celui-ci que par une exécution inférieure; la tète de Tange surtout est d'un mauvais dessin.

« 53, ' 29, ' La Bibliothèque Impériale publique à St. Petersbourg

possède un fragment de cette pièce No. 133. Le St. Jean manque.

« 6S, ' 8, ' No. 213. Rinceau d*ornement représefitant deux cerfs,

au-dessus un Oiseau volant. (Cat. Gab. M. D. G. de A. Mr. D. G. de Arozarena de Havannna,) à Paris 1861. p. 39. No. 325.

M 112, « 18, • 102. Un paysan tenant un écusson. Copie, où

il n'y a qu'un oiaeau sur le roc à gauche, et où la plante à droite est plus feuillée. Rond dans un carré à angles coupés (octogone). Diamètre 1 p. 11 1. Collection du Comte von Enzenberg à Innsbruck.

« 120, • 23, ' B. 17. Copie en contre-partie. Sur le roc à droite un

■oiseau assis, sur la terre un glaive. Rond dans un carré à angles coupés (octogone). Diamètre 1 p. 111. Collection du Comte von Enzenberg à Innsbruck.

s 123, '13, ' 40 A. Despaysansqui se battent. Deux pay-

sans qui se battent, dont celui à gauche tient l'autre par les cheveux et Thabit ; celui à droite saisit son adversaire par l'oreille et le menace du poing; aux deux côtés des banderoles vides. Cette feuille parait être une copie d'après le maître de 1480. Rond dans un carré dont les angles sont coupés (octogone). H. 2 p. 6 1. L. 1 p. 67i L Collection du comte von Enzenberg à Innsbruck. 40 B. Une chasse et des occupations de campagne. Riche composition. Au devant im chasseur à cheval qui poursuit un cerf avec quatre chiens; au milieu un fauconier à genoux; derrière la forêt, on voit un homme et une femme à cheval ; au milieu un moulin près de duquel on voit le meunier avec son Ane et un homme gardant des pourceaux. Dans le lointain une ville. Rond avec deux lignes de bordure, Diamètre 2 p. 5 1. Collection du Comte von Enzenberg à Innsbruck.

0 151, • 20, au lieu dei St. Etienne, lisez: St. Sébastien.

« 246, ' 11, qjoutez : Les estampes suivantes se trouvent décrites ^an« le Catalogue des estampes de feu M. Joseph Paelinck. Bruxelles

251. S. Jean Baptiste conforme au No. 74 du maître 1466. Seulement la banderole a l'inscription: Ecce agnus Dei qui tollit peëta mundi. H. 3p. 8 1. L. 3 p. 1 1. Collection Paelinck No. 1.

252. La Vierge debout sur un croissant et deux anges. Elle est entourée de rayons, tenant de la main gauche l'enfant Jésus, éi de l'autre un firuit, que l'enfant veut prendre. Deux anges tiennent au-dessus

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de sa tête une couronne. St. Jeau Baptiste avec l'agneau se tronye à droite, et S. Jean rEvangéliste avec le caHce à gauche de festampe. Pièce ronde , de 2 p. 2 1. da diamètre. Coll. Paelinck No. 2. •

253. La Vierge à mi-corps sur un crois^ San t. Elle tient sur le bras droit Tenfant Jésus qui joue avec un oiseau. La Vierge est entourée de rayons et porte la couronne royale. Pièce ronde, Diamètre 1 p. 5 1. Coll. Paelinck No.' 3

254. La Vierge à mi-corps sur un. croissant. Elle est vue de trois quarts, tournée vers la droite, tenant entre ses bras Tenfant Jésus qui a la main gauéhe levée. Elle est entourée de rayons, et sa tête est ornée d'une couronne. Pièce ronde. Diamètre 1 p. 7 1. — * Coll. Paelinck No. 4.

255. La nativité. Vers la droite au premier plan, la Vierge ^dore à genoux Tenfant Jésus , couché à terre au milieu de Testampe. Vers la gauche. St. Joseph, également eu adoration. A droite est Tétable, où Ton remarque le boeur et Tâne. Trois bergers, dont deux au milieu et un à gauche, regardent par les fenêtres du fond. Trois Anges en Pair portent une banderole avec ces mots: G I or i a in exe el si s, en caractères gothiques. Pièce cintrée; H. 4 p. 3 1. L. 2 p. 11 1. — Coll. Paelinck No. 6.

256. Un Saint (St. No r bert?) debou t sous r arbre de la vie, dont les branches sont entremêlées de banderoles. Le Saint tient un cruciflx dans la main droite et une chaîne de la main gauche. Au premier plan on voit, à gauche, Jésus-Christ arrosant Tarbre , et à droite, la sainte Vierge avec une bêche. L'agneau de Dieu et le glohe terrestre se trouvent au bas des racines de Tarbré. En haut. Dieu le père; au milieu, à gauche. St. Pierre et un ange dessous; à droite, un autre Saint tenant un livre. H. 4 p. 3 1. L. 2 p. 8 I. — Coll. Paelinck No. 6.

257. La Messe de St. Grégoire. Le Saint est vu de profil,' devant Tautel, où lui apparaît Jésus-Christ. Du côté gauche, on voit un évêque, tenant un livre ouvert, du côté droit , un cardinal, qui tient également un livre de la main gauche. Au bas des marches de Tautel sont représentées des flammes du purgatoire où se trouvent deux petits personnages. La planche est entourée d'une bordure. H. 3 p 3 1. L. 2 p. 6 1. Coll. Paelinck No. 7.

258. La résurrection. Jésus-Christ sortant du tombeau tient de sa main gauche le drapeau de la paix et donne la bénédiction. A gauche du tombeau, on voit deux guerriers, dont le plus éloigné lève la main gauche. Le plus rapproché tient son arme de la main droite. A droite do l'estampe, un soldat tenant la tête de la main gau6he et une lance de la main droite. H. 3 p. L. 2 p. 3 1. Coll. Paelinck No. 8. Estampe d'un grand fini.

259. S. Antoine. L'ermite est debout, vu de trois quarts et se dirigeant vers la droite de l'estampe. Il lient de la main gauche un livre, et de l'autre un bâton et un chapelet. Le porc se trouve derrière le Saint à droite; une cloche dans le haut du même côté. H. 3 p. L. l p. 8 Va 1. — Coll. Paelinck No. 9.

500 Additions et errata da second Volume.

260. L*Adoration des rois. La Vierge assise au milieu tient des deux mains Kenfant Jésus. Les trois rois, dont deux debout et un à genoux, se trouvent à la gauche de Testampe. Le dernier présente une cassette à Tenfant, la tenant de la main gauche, et montrant de la droite le contenu. S. Joseph, à droite, regarde ce qui se passe, et au Tond de ce môme côté se trouvent deux bergers. On voit Tétoile en haut, au milieu, un peu à gauche. H. 4 p. L. 6 p. 1 1. — Coll. Paelinck No. 10.

261. Sainte Barbe. Elleestvue de trois quarts, et se dirige vers la gauche portant une large robe et une couronne sur la tète; ses longs cheveux lui couvrent l'épaule et le dos. Elle tient des deux mains un livre ouvert. Au fMid, à gauche, une tourelle. H. 3 p. 10 1. L. 2 p. 5 1. » Coll. Paelinck No. 12.

262. L'homme de douleurs. Le Christ, montrant ses plaies, ayant la tète baissée et les bras à moitié étendus est debout devant le tronc de la croix ; à terre , à gauche, se trouvent les instruments de la passion : verge, fouet, lanterne, couronne d'épines ; à droite , trois clous, le marteau, et un habit avec trois dés ; plus haut, sur le fond blanc à gauche, une colonne, avec le coq chantant, la lance, le bâton avec Thysope et une tète crachant vers la figure du Christ; à droite, trois mains dont une tient les 30 deniers, puis quatre têtes parmi lesquelles Hérode, Pilate et Caïpbe. — C'est une gravure assez rude du même maître qui a gravé un peu mieux la Résurrection du Christ (Vol. II, p. 18 No. 15.) Le maniement des hachures, les côtes^ fortement accusées et les plantes du terrain s'accordent tout à fait avec ceux de ladite feuille. — H. 7 p, 7 1. L. 5 p. 1 1. Drugulin, Amateur des Beaux -Arts. No. 4.

No 263. L'Adoration des Mages. La Vierge est assise à gauche, tenant l'enfant des deux mains. Le plus vieux des trois rois est agenouillé et présente un vase à l'enfant de la main droite, sa couronne (sst devant lui par terre; derrière lui, les deux autres rois dont celui du milieu tient une caisse et se dispose à ôter sa couronne de la main gauche ; celui à gauche regarde en haut vers l'étoile et élève la main gauche d'un air étonné. A droite au fond sur le devant, l'étable avec le boeuf et l'âne. St. Joseph est debout, tenant la main droite à la joue. Les draperies avec des cassures rondelettes sont traitées encore entièrement dans la manière de la première moitié du XV. Siècle. H. 4 p. 5 1, L. 3 p. 1 1. Le pied du roi agenouillé et sa couronne dépassent la bordure. Epreuve moderne d'une planche ancienne bien conservée, traitée en manière de nielle, à hachures longues pour la plupart. Francfort s. M.

No. 264 — 266. Trois pièces de la Passion, traitées dans le style du milieu du XV. siècle. Les hachures sont souvent obliques, le corps nu du Christ deposé de la croix est modelé par beaucoup de petits traits, comme des points. H. 2 p. 5 - 6 1. L. 1 p. 9 — 10 1. Francfort s. M.

264. L'entrée du Christ à Jérusalem. Le Christ chevauche, en bénissant, vers la droite ; un homme étend son manteau devant lui. A gauche quatre apôtres.

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dont seulement un est visible en entier. A côté de la , porte, dont la sarrasine est levée , un arbre duquel un garçon détache une branche.

265. Le portement de croix. Le Christ allant vers la droite porte la croix soutenue par Simon de Gyrène. Quatre bourreaux Tentourent, celui à gauche élève une hache.

266. La descente de croix. Le corps mort du Christ est descendu de la croix par Joseph d'Arimathie, qui est monté sur une échelle & droite, et Micodème, i gauche. La Vierge se trouve à gauche dans le fond où Ton voit éncoie le nimbe d'une autre figure. Dans le paysage à droite semble être indiquée une vigne.

267. Dans un petit livre de prières allemand du XVe. siècle, au Musée germanique à Nuremberg, se trouvent collées les feuilles suivantes :

l. 29 Gravures de 2 p. — 2 p. 2 1. de hauteur et 1 p. 4 1. de largeur, dans une bordure de 4 1., foirmée par des branches, des fleurs et des feuilles. Elles sont pour la plupart coloriées d'une manière singulière, le terrain est dessiné par des hachures perpendiculaires. Du reste, le style dans les contours avec peu de hachures croisées dans les ombres ressemble à celui du Martyre de S. Erasme (B. X. p. 26 No. 48), dont la planche se trouve dans le cabinet de Mr. Silberrad à Nuremberg. Une ancienne épreuve dans le cabinet de Berlin porte le millésime 1444, écrit à Tencre de Chine. En tout cas, il parait que les gravures appartiennent à ^ la première moitié du XV. Siècle, et sont exécutées à Nuremberg. Ce sont les estampes suivants:

1. La Visitation. Elisabeth sort d'une porte à gauche, donne sa droite à la Vierge et lui met la gauche sur répaule. A droite, un petit arbre sur un rocher.

2. La Circoncision. Sous une halle à gauche 6 personnes, avec Tenfant Jésus. A droite, dans le lointoin une, ville.

3. L'Adoration desMage s. La Vierge est assise à la droite, l'enfant Jésus sur ses genoux, devant lequel est agenouillé un des rois, offrant de l'or. Derrière lui les deux autres, dont celui au milieu montre en haut l'étoile.

4. La Présentation au temple. Mane à droite tient deux pigeons dans une corbeille.

5. Fuite en Egyp te. La marche se dirige vers la droite, «oseph conduit l'&ne.

6. Le Massacre des innocents. A droite, Herode assis, à gauche, deux soldats dont chacun tue un enfant.

7. L'Entrée à Jérusalem. Le Christ chevauche vers la droite où sont deux hommes à genoux, à gauche» les disciples.

8. La Cône. Le Christ et ses disciples sont assis autour d'une table ronde ; 13 figures et le Chrisu

9. Jésus au jardin des Oliviers. Il est tourné vers la gauche, où le calice est posé sur un rocher.

tO. Le trah i son de Judas. Seulement 4 figures. 11 Le Christ dépouillé de ses habits par

502 Additions et errata du secoiid Volttme.

un soldat; à droite un soldat le frappe, derrière lui à gauche, le juge.

12. La II âge liât io n. Le Christ attaché & une colonne , est frappé par deux bourreaux, avec des fouets et des verges.

13. Couronnement d'épines. Deux bourreaux avec des bâtons pressent la couronne d'épines sur la tète du Christ.

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