‹ Le peintre-graveurChapitre 97 sur 154 · David tranchant la tête à Goliath. 11 lève son épée des · texte numérisé non relu

David tranchant la tête à Goliath. 11 lève son épée des

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deux mains. Dans le fond, près d'une caverne, cinq soldats et deux autres dans le lointain. Près de la caverne on lit:

GOLIATH INTERFICITVR A DAVIDE, etc.

et sous le bras gauche de Goliath , le premier des monogrammes cidessus. H. 5 p. 2 1. L. 5 p. 6 1. Paris.

Des épreuves postérieures assez bonnes portent l'adresse : Pétri de Nobilibus formis.

6. Le Jugement de Salomon. Il est assis à droite sur son trône; devant lui sont agenouillées les deux femmes. Le bourreau, debout à gauche et entouré de huit autres personnages, tient l'enfant élevé par le bras. Au bas, sur un billet, le monogramme du maître. H. 3 p. 4 1. L. 4 p. 3 1. Paris.

7. La Nativité. (B. 4.) Cette gravure d'après un dessin du Parmesan n'est point terminée et ne porte point de monogramme. Elle n'est point dans la manière usuelle du maitre et il est douteux <]u'elle soit de lui.

8. Même sujet. Dans le fond d'un riche édifice représentant le palais en ruines de David, est agenouillée la Vierge, ainsi que deux Anges devant le Christ nouveau-né. St. Joseph s'avance portant de la main gauche une lampe. En haut planent cinq anges et on voit, en petit, dans le paysage l'annonciation aux bergers. Au bas, l'inscription :

PARVVLVS NATVS EST NOBIS ET FILIVS DATVS EST NOBIS. et un peu plus à droite;

CE. Reverdinvs fecit.

H. 4 p. 3 1. L. 5 p. 9 1. Paris. Beriin.

9. L'Adoration des bergers. Au milieu des ruines d'une riche architecture est assise la Vierge tenant l'enfant Jésus, auquel un berger baise le pied. De la droite accourent deux autres pasteurs. Sur la frise de l'édifice on lit:

DOMINVS DEVS TVVS IN MEDIO, etc.

et à côté des deux bergers:

Paslores abeunt in Bethléem, etc.

Plus bas:

Ce. Reverdinvs. f.

Pièce ronde de 7 p. 4 1. de diamètre. Berlin. Paris.

10. L'Adoration des Mages. (B. 3.) La Vierge est assise à droite avec l'enfant Jésus, devant lequel un des rois est agenouillé, tandis que les deux autres se tiennent debout à gauche. Au milieu

110 Ecole Romaine de Marc Anloine.

du bas, sur une pierre^ le monogramme du maître. Pièce ronde de 4 p. 6 1. de diamètre.

11. Le Christ élevant St. Pierre à la dignité de chef de l'Eglise. (B. 5.) Le Christ, très-mouvementé, plane danè une gloire se tournant à gauche vers St. Pierre agenouillé et lui montrant les brebis qui paissent. Au bas: C. Reverdinus f. Pièce bombée en haut et en bas. H, 9 p. 5 1. L. 6 p. 4 1.

12. St. Pierre marchant sur les eaux. Pièce qui forme pendant avec la précédente. Le Christ tend la main à St. Pierre. (B. 6.) H. 9 p. 9 1. L. 6 p. 5 1.

13. Le Sermon sur la montagnV Le Sauveur est debout sur une pierre au milieu de Tesiampe. A sa droite une foule de vieillards, de lévites, d'aveugles, de perclus s'adressant à lui; à sa gauche ses adversaires, les pharisiens, les docteurs de la loi, les faux prophètes enveloppés de nuages signifiant les ténèbres, s'éloignent de lui avec leurs livres et leurs instruments. Pièce signée au bas: C. Reverdinus f. H. 6 p. 5 1. L. 10 p. 3 L Paris. •

14. La Vierge assise. (B. 7.) Elle est vue de profil, la tête baissée, tenant de la droite un livre que feuillette l'enfant Jésus assis sur les genoux de sa mère. Le chiffre est au milieu du bas. Pièce ronde de 3 p. de diamètre.

15. La Vierge debout. Elle se tient avec l'enfant Jésus dans une salle, tournée vers la gauche; près d'elle le premier des chiffres ci-dessus avec la date de 1554. Pièce ronde de 3 p. de diamètre. Paris.

16. La Sainte ïa m il le. (B. 8.) La Vierge est assise à gauche contre un arbre? et tient l'enfant Jésus sur les genoux. St. Joseph, vu seulement à moitié, est à drpite. Cette pièce est d'après un dessin du Parmesan ou, comme le veutBartsch, d'après une estampe de Meldola avec quelques changements. H. 4 p. 3 1. L. 3 p.

17. La Vierge avec cinq Saints. (B. 9.) Elle est assise au milieu de l'estampe avec l'enfant Jésus, qui veut descendre des genoux de sa mère pour embrasser le petit St. Jean. Derrière eux. St. Jean l'évangéliste ; à gauche, la Madeleine et deux autres saintes femmes. D'après le Parmesan. H. 9 p. 2 1. L. 6 p. 6 1.

18. La Conversion de St. Paul. (B. 11.) Saul est agenouillé au milieu de l'estampe, ébloui par les rayons de lumière. A droite, un cheval renversé et deux cavaliers qui s'enfuient à gauche. Sur le devant, à gauche, on lit sur une pierre:

Cesare Reverdino. 1 1 1

PAVLVS DAMASCVM PETENS, etc., et à droite, la marque du maître. Pièce ovale. H. 5 p. 9 1. L.. 7 p. 8 1.

19. L'E nfant prodigue. (B. 14.) Il est de retour et s'ageuouille devant son père qui se penche vers lui. A droite, quatre de ses parents, trois autres à gauche. Sur une pierre, au premier plan, on lit:

PATER PECCAVI IN COELVM ET CORAM TE. LVCAE XV. D'après un dessin du Parmesan. H. 5 p. 3 I. L. 3 p. 3 1.

20. Ste. Marie Madeleine. Elle est prosternée, pénitente, tournée vers la gauche, devant un crucifix qui s'élève au milieu des ruines et sous lequel on Ht:

Dimissa sunt ei peccata multa quoniam dilexit multum. Quatre petits anges planent dans les airs, et à droite, on voit un cloître sur un rocher. Sur le haut d'un mur Finscription :

CReverdinus f.

H. 4 p. 9 l. L. 8 p. Paris.

21. Le Jugement dernier. (B. 15.) Le Christ est assis en jugement entre deux anges qui tiennent les instruments de la passion. A gauche est agenouillée la Vierge et dans la partie supérieure se trouvent les Saints sur des nuages. Au bas, les damnés parmi lesquels on voit le groupe du Laocoon. Cette estampe est une des plus finement exécutées du maître, dont le nom se trouve à la gauche du bas. Les épreuves plus récentes ont l'adresse:

Johann Bussemecher excudit Coloniae.

Pièce ronde de 7 p. 6 1. de diamètre.

22. Clélie se préparant à passer le Tibre. (B. 16.) Elle est à cheval et porte en croupe une de ses compagnes. Trois autres jeunes Romaines courent vers la droite. A droite, la figure du dieu du fleuve, et dans le fond à gauche, le camp de Porsenna avec une partie de Rome à droite. Au bas, la signature: C. Reverdinus f, et, à gauche, Tinscription:

CHLOELIA VIR. TIR. TRANAVIT.

Pièce ronde de 6 p. 1 1. de diamètre.

23. Tarquin et Lucrèce, (B. 17.) Tarquin, à gauche, monte dans le lit de Lucrèce qu'il menace d'un poignard. Au-dessus de la tète de celle-ci une tablette avec l'inscription :

Lucretia foemina nobilis Collatini uxor etc.

112 Ecole Romaine de Marc Antoine.

et au bas, à gauche, la signature C. Reverdinus f. IL 6 p. 5 1. L. 9 p. 6 1.

24. Lucrèce. Elle est vue de face, nue, et se plonge une épée dans le sein. Le fond est une colonnade en ruines. Pièce non signée, ronde de 3 p. de diamètre. Paris.

25. M. Curtius. 11 se précipite, à cheval, dans le gouffre. A droite six et à gauche, près d'un mur, trois hommes du peuple. Inscription: M. CVRTIVS PRO POPVLO, et au bas, à gauche, C. Reverdinus f. Pièce ronde, de 7 p. 6 1. de diamètre. Paris.

26. Mars et Vénus. (B. 18.) Il est assis sur un lit et tient la déesse sur ses genoux. Celle-ci passe le bras autour du cou du dieu et tient de la main gauche un vase. L*Amour se voit dans le fond à droite et près de lui l'inscription :

Omnia vincit Amor, et nos cedamus Amori.

A la gauche du bas, la signature CER. Pièce ronde de 4 p. 10 1. de diamètre.

27. Mars et Vénus surpris par Vulcain. (B. 19.) Celui jette le filet sur le couple assis sur un lit à gauche. A la gauche du bas, rinscription :

Peius adulterio turpis adulter obest, et sur une tablette le monogramme du maître. Pièce ovale H. 4 p. 5 I. L. 10 p. 1 1.

28. La Forge de Vulcain. (B. 20.) Les Cyclopes travaillent et à droite Vulcain assis s'entretient avec une déesse. De la gauche s'avance Vénus précédée de l'Amour. A la gauche du bas, la signature C. Reverdinus f. et au milieu l'inscription:

Ferrunp exercebanl vasto Cyclopes in antro.

29. Léda couchée. (B. 21.) Le Cygne, avec les ailes déployées, est au milieu de Testampe et donne un baiser à Léda couchée sur une draperie. A droite. Castor et Pollux; le premier debout, le second sortant de l'oeuf; un troisième enfant est assis sur le devant à gauche; près de lui l'inscription Ce. Reverdinus, fecit. Au milieu du bas, l'inscription:

Fecit olorinis Ledam recubare sub alis.

30» Léda debout. Près d'elle le Cygne, l'Amour, tlastor et Pollux« Sur un mur d'appui on lit:

Cantamus Ledae natos Jovis, etc.

Cesare Reverdino. 113

A la gauche du bas, Ce. Reverdi nns f. (B. 22.) H. 10 p. L. 7 p. 1 I.

31. ZethusetAmphion. Ils attachent Dircé aux cornes du taureau. D'après le groupe antique du palais Farnèse, actuellement à Naples. Pièce signée C. R. f. Folio en largeur. (V. Nagler, Kûnstler-Lexicon No. 32 et Cat. Sternberg No. 691.)

32. Bacchanale. Frise de* 15 personages, satyres, femmes et enfants. Les figures sont isolées. Au milieu Silène couché, dans la bouche duquel un faune verse du vin. Le second faune, à droite, tient une tablette avec la date de 1564. H. 2 p. 4 1. L. 10 p. Paris.

33. Dix-neuf enfants qui jouent. Pièce formant pendant avec la précédente. Au milieu, un enfant couronné, ressemblant à un Bacchus, est assis sur un tonneau ; près de lui un autre enfant apporte des raisins dans un panier plat posé sur sa tête. A gauche, un troisième enfant bat du tambour, tandis qu'un quatrième, à droite, en frappe un autre, agenouillé, du bâton. Un petit Amour tient plus loin un cercle dans lequel un enfant couché est frappé de verges. H. 2 p. 4 1. L. 10 p. 1 1. Paris.

34. Sept enfants qui jouent. Cinq d'entre eux dansent devant un édifice où un sixième regarde d'une fenêtre, tandis que le septième sonne de la trompette. A la gauche du bas, la signature C. R. H. 3 p. Il 1. L. 6 p. 2 1. Paris.

35. Enfants dansant au son du tambour. (B. 35.) Quatre dansent, tandis que le cinquième bat du tambour. Au bas, l'inscription :

ADOLESCENTIA ET VOLVPTAS VANA SVNT.

Pièce non signée, mais dont le Cabinet de Paris possède un exemplaire avec le nom de Ce. Reverdinus. Cette estampe est une copie en contre -partie de celle de Giov. Ant. di Brescia. (B. 19.) H. 4 p. L. 7 p. 6 1.

36. Dix enfants dansant au son de la cornemuse. (B. 37.) Ils dansent en rond, se tenant par les mains et se tournant le dos. Un onzième enfant joue de la cornemuse et près de lui on voit le chiffre IL Au bas, l'inscription:

Ubi est adolescentia, ibi est gaudium sine malicia. Pièce non signée. H. 3 p. 7 1. (avec 3 I. de marge) L. 7 p. 3 1.

37. Huit enfants dansant au son de la cornemuse, ils dansent en se tenant par les mains, et l'un d'eux est monté sur un autre qui marche à quatre pattes. Le neuvième enfant, qui joue

Vf. 8

114 Ecole Romaine de Marc i Antoine.

de la cornemuse, est debout, à droite, sur une pierre avec la marque L» ce qui peut faire croire que cette pièce est le pendant de la précé^ dente. A la gauche du bas, la marque du graveur. Les épreuves plus récentes ont l'adresse:

Romae Ant. LafreriJ MDLXX.

38 — 44. Les sept Vertujs. Suite de sept pièces. H. 6 p. 1 L L. 4 p. (B. 25 — 31.)

— 38. La Foi. Une femme debout tenant de la droite une croix et de la gauche une tablette avec l'inscription:

Fides est cogitare cum assenlione, etc.

A droite, un chien est couché près d'une colonne brisée et à la gauche du haut une main tient une couronne royale. Au bas, la marque du maître.

— 39. L'Espérance. Femme debout vue de profd et tournée vers la droite. Elle lève les mains vers les rayons qui descendent du haut, à droite. Dans le fond, le Phénix sur un bûcher allumé. Au bas, l'inscription:

Spes est certa expectatio, etc.

La marque est à la gauche du bas.

— 40. La Charité. Figure de femme debout portant un enfant du bras droit et relevant son vêtement de la main gauche. Un second enfant est debout devant elle. Dans le fond, un pélican s'ouvrant le sein pour nourrir ses enfants. A droite, sur une pierre, l'inscription :

Charitas est rectissima animi affectio, etc.

Le chiffre est à la gauche du bas.

— 41. La Prudence. Une femme se regardant dans un petit miroir qu'elle a dans la main gauche et tenant, de l'autre, un compas. A la gauche du bas, l'inscription:

Prudentia est rerum bonarum ac malarum scientia. A la gauche du bas, la marque du graveur.

— 42. La Justice. Figure de femme debout tenant d'une main la balance, de l'autre le glaive. Au bas, l'inscription:

Justitia est servare unicuique, etc.

La marque est à gauche.

— 43. La Force. Femme debout appuyant le bras droit sur une colonne brisée. A ses pieds, un lion, et sur une tablette, Tinscriptioo :

Cesare Reverdino. \{^

Fortitudo est firmitas, etc.

Le chiffre est au milieu du bas.

— 44. La Tempérance. Une femme debout verse un fluide d'un vase dans un autre. A gauche est couché un chameau. Au bas, l'inscription :

Teraperantia est moderatio cupiditatum rationi obe-

diéns.

La marque du graveur est à la gauche du bas.

45. Archimède ou le Mathématicien. Il est assis à droite, et inscrit un hexagone dans un cercle. De la main gauche il tient une équerre et un 61 à plomb se trouve sur le terrain. Dans le fond, un édifice en ruines où Ton voit un escalier tournant. A gauche, le soleil. Pièce signée au bas: C. Reverdi nus f. H. 3 p. L, 4 p. 1 1. Berlin. Paris.

46. Le Joueur de luth ou le Musicien. Il est assis à gauche jouant du luth et entouré d'instruments de musique. Le fond est un édifice de riche architecture et où se trouve un chien. Pièce non signée, mais faisant pendant à la précédente. H. 2 p. 11 1. L. 4 p. Paris.

47. Allégorie sur le globe terrestre. Sur le devant, à gauche, est assis un squelette tenant en haut le globe du monde où Ton voit figurées l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique. Au miHen se trouve la demi- figure d'un vieillard barbu qui tient de la main droite un sablier, tandis qu'il saisit de la gauche la jambe du squelette. Derrière lui, une jeune femme debout et devant celle-ci une vieille au nez crochu. A la droite du bas, la signature C. Reverdinus f. Pièce, cintrée par le haut. H. 4 p. 6 1. L. 4 p. 8 1. Paris.

48. Les Femmes au bain. (B. 35.) L'une est couchée à droite, l'autre à gauche et les deux autres se trouvent un peu en arrière dan^ une grotte. A gauche, on voit Mercure, à mi-corps, entre deux rochers; il tient dans la main un oeil humain. Sur une tablette, l'inscription:

Averte faciem tuam a muliere corrupta etc.

et au bas, C. Reverdinus f. H. 4 p. 8 1. L. 7 p. 3 1.

49. Danse de paysans. (B. 34.) Les quatre couples se tiennent par la main et dansent autour d'un arbre sous lequel un vielleur est debout. A la droite du bas, la signature C. Reverdinus f. et sur une tablette l'inscription :

Animus gaudens aetatem floridam facit.

116 Ecole Romaine de Marc Antoine.

50. Les Alchimistes. (B. 39.) Ils sont rassemblés autour d'un creuset enflammé, vus à mi-corps avec des têtes en caricature et quelquefois hideuses. Un d'eux porte la main à son bonnet, avec une expression de doute, et dans le fond, un autre portant lunettes semble se moquer des autres. A la droite du bas, la signature C. Reverdinus et sur une banderole l'inscription:

Spes chimici vanas buccis mendacibus infiant, etc.

51. L*Ane instruisant les autres animaux. Il est assis à gauche sur un banc entre deux troncs d'arbre et instruit les animaux réunis autour de lui; sur un papier suspendu près de lui, on lit:

HEV, HEV, QVJE MISEROS TRAMITE DEVIO DEDVCIT IGNO-

RANTIA, et à la droite du haut, sur une tablette:

QVVM ERROR TRANSIT IN CONSVETVDINEM FIT MALVM IMME-

DICABILÈ.

Au miUeu du bas, la signature du maître. Pièce ronde de 4 p. 10 1. de diamètre.

52. Un Alphabet romain. (B. 23.) Tablette renfermant sur quatre rangées un alphabet romain; sur la lettre Z gravée à rebours se trouve le monogramme de Reverdino. H. 3 p. 6 1. L. 5 p. 9 I.

Pièces douteuses.

Bartsch en compte 12 numérotées de 1 à 12. Nous pouvons y ajouter les deux suivantes.

13. L'Adoration des bergers. La Vierge contemple Tenfant Jésus couché sur la paille et soutenu par un ange; trois bergers l'adorent. Ou ne voit que les têtes du boeuf et de l'âne. Inscription :

Christus lux orbis, etc.

Pièce non signée, et que Zani attribue à Reverdino. H. 4 p. 2 I. L. 5 p. 6 1.

14. Six enfants jouant dans une salle ornée. A gauche, on voit un grand trô»e de marbre et des arbres visibles à travers trois petites fenêtres. Cette composition a probablement été.emprun-

Nicolas Bealrizet de Lorraine. 117

tée à un bas-relief antique, mais elle est raide de taille et très-incorrecte de dessin. Pièce non signée et attribuée à Reverdino dans la description du Cabinet Cicognara. H. 6 p. L. 9 p. 9 1.

^-r* -^T -r-^ -.-1 NvB

KB^ aNaBaFa, LvF

Nicolas Beatriiet; de Lorraine.

(Bartsch XV. 237.)

Nous ne pouvons guère ajouter aux renseignements que Bartsch nous donne sur cet artiste. Il naquit en 1507 à Thionville mais on ignore Tannée de sa mort. D'après les dates de ses estampes on peut croire qu'il a vécu à Rome de 1540 jusqu'à 1562. Son nom de famille était Beautrizet, comme il se signe lui-même sur son estampe No. 105 de Bartsch, mais il l'écrivait ordinairement Beatricius ou Beatrizet, pour se conformer à la prononciation italienne.

Ses premiers travaux ont dans la manière une certaine analogie avec celle d'Agostino Yeneziano, ce qui pourrait faire croire qu'il a été l'élève de ce graveur. Plus tard il se servit pour les demi-teintes de points selon le mode introduit par George Ghisi, mais il resta toujours un peu rude dans l'exécution et exagéra les muscles dans le goût de Michel Ange. On ne peut donc le compter parmi les graveurs délicats de l'école de Marc Antoine, mais il a le mérite de nous avoir conservé par la gravure plusieurs des dessins de Michel Ange et que, d'après Vasari, celui-ci avait exécutés pour la Marquise de Pescara, Vittoria Colonna, et qui se trouvent actuellement pour la plus grande partie en Angleterre.

Observations au Catalogue de Bartsch.

19. Le Christ au Jardin des Oliviers, d'après le Titien. Cette pièce, signée N.B. F. SE, est exécutée d'une manière froide et

118 Ecole Romaine de Marc Antoine.

<;onipassée et n'a aucun rapport avec celle du maître; c'est pourquoi Bartsch croit y voir un des premiers ouvrages du maître et explique les lettres SE par le mot Se qu a nus. Cependant nous croyons avec BruUiot (DicL II. No. 2o98) que cette signature doit se lire N a ta lis Bonifacio fecit Sebenicus, et cela avec d'autant plus de raison que les épreuves postérieures de cette pièce portent l'adresse de J o a n. Bertelli, etc., et qu'une autre pièce représentant St. Jérôme d'après le Titien est également signée N. A. F. S. 1571, avec l'adresse Nicolo Nelli for mi s, ce qui indique que ces pièces ont été gravées par le même maître et publiées à Venise.

23. Le Christ debout tenant sa croix. D'après la statue de Michel Ange dans l'église de Sancta Maria sopra Minerva. Les épreuves postérieures ont l'adresse suivante:

Marcelli clodij formis Romae.

33. La Conversion de St. Paul. Le pendant de cette pièce, représentant le Crucifiement de St. Pierre également peint à fresque par Michel Ange dans la chapelle Pauhna, a été gravé par Giovan Battista de' Cavalieri.

38. La Chute de Phaéton. D'après Michel Ange; H, 15 p. 4 1. L. 10 p. 7 l

Aux deux copies de cette pièce mentionnées par Bartsch, on en doit ajouter une troisième marquée ML (Michèle Lucchese).

40. Bacchanale d'enfants. Les épreuves postérieures de cette pièce portent l'adresse:

In Roma presso Carlo Losi Tanno 1773.

Additions à Bartsch.

109. Paul IIL Le pape est vu de profil à droite et porte barbe et capuce. Buste dans un ovale surmonté des armes du pape tenues par deux génies femelles. Au bas, dans un cartouche, l'inscription :

Paulus III. Pont. opt. max. an. XVL — Ant. Lafrerij. H. 10 p. 10 1. L. 7 p. 9 1. Beriin.

110. Paul III I. Il est vu de trois quarts, tourné vers la droite et assis sur un fauteuil. Il pose la main droite sur sa poitrine et tient de la gauche un petit livre. A la droite du haut ses armoiries. Dans la marge du bas, on lit:

Nicolas Beatrizel de Lorraine. 119

Paulus iiij. Pont. Max. gravissimus christianae pietatis

assertor atque restaurator.

H. 12 p. (avec une marge de 1 p. 2 1.) L. 8 p. 6 I. Coll. Albertine à Vienne.

111. Ganymède enlevé par l'aigle de Jupiter. Il plane dans les airs soutenu par Taigle et entouré de nuages. A la droite du bas, dans un riche paysage, hurle son chien. Pièce signée MI- CHAEL ANG; au bas Finscription :

GANIMEDES. JVVENIS. TROIANVS. RAPTVS. A. JOVE. Les premières épreuves ne portent point d'adresse. H. 15 p. 3 1. L. 10 p. 3 1.

112. Le Songe de la vie humaine. Un jeune homme nu assis sur une caisse remplie de marques et tenant de la droite un globe, regarde vers le haut de l'estampe où un génie lui souffle à l'oreille au moyen d'un tube. Autour, dans les airs, on voit représentées les passions: la Gourmandise, l'Ivrognerie, la Luxure, l'Avarice, la Colère, etc. A la* gauche du bas: MICHAEL ANGELVS INVEN. Pièce non signée. H. 16 p. L. 10 p. 9 1.

On trouve des épreuves de cette gravure avec l'adresse d'Ant. Salamanca et, plus tard, avec celle de Giov. Domenico de' Rossi alla pace.

113. Vue de Malte, avec l'inscription; MELITA NVNC MALTA. A gauche, une inscription de neuf lignes:

Melita insula in mari Siculo sita, etc.

€t au bas:

Nicolaus beatricius Lotharingus incidit et formis suis, etc.

114. Le Théâtre deMarcellus à Rome, avec les indications numérotées suivantes:

L Scaena. II. Proscaenium. III. Pulpitum. IV. Orchestra.

V, Chorus. VI. Cavea* XII. Padea sive Cunei.

A la gauche du bas, le monogramme Î6. F. Gr. in-fol. en largeur.

115. Figures anatomiques. Beatrizet a gravé les 42 pièces anatomiques pour le Manuel d'Anatomie de l'Espagnol Juan Valverde de Hamasco, qui avaient été dessinées par le peintre Gaspar Becerra, soit d'après Vesale, soit d'après des esquisses de Valverde lui-même. Les Tables de myologie. Nos 4 et 5, et le portrait de l'Auteur ont été signés de son monogramme. L'édition originale en espagnol parut en 1556 chez Anton Salamanca et Antonio Laflreri à Rome, in-folio. Toutes les

j20 Ecole Romaine de Marc Ânloine.

éditions postérieures, publiées en 1560, 1566, 1589 à Venise et à Anvers, n'ont point les gravures de Beatrizet, naais des copies ou des illustrations empruntées au Vesale. (V. Choulant, Geschichte der anatomischen Abbildungen. Leipzig 1852, p. 63.)

Appendice.

On a encore attribué h Beatnzet les pièces suivantes, en se fondant seulement sur les rapports qu elles ont avec sa manière, puisqu'elles ne portent point de signature.

116. Les Vices tirant à la cible. A gauche, on voit l'Amour céleste endormi, tandis que des enfants allument le feu à droite. Onze figures nues, planant en partie, lancent des flèches contre une tablette suspendue à un terme. Au bas, à gauche, MIC. ANC. BONAItOTL INV. et à droite, l'adresse de Ant. Lafrerij Romae. H. 8 p. 10 1. L.- 12 p. 10 1. L'esquisse originale à la sanguine, de Michel Ange, se trouve dans la Collection royale de Londres.

117. Un Dieu fleuve. Il est couché la tête tournée adroite près d'un mur antique. Les bras, les jambes et le nez de cette statue antique sont mutilés. A gauche est assis l'artiste qui la dessine et au-dessus de sa tête on voit en partie le Canipo Vaccine à Rome. Sur un mur, on lit un sonnet commençant:

Quest' è di Roma un nobil cittadino, etc.

Au milieu du bas, l'adresse: A. S. ESCVDEBAT. H. 11 p. 4 1. L. 14 p. 11 1.

118. Pasquino. Ce groupe antique mutilé représentant Ménélas portant le corps de Patrocle, est bien connu comme ayant donné l'origine aux Pasquinades dont dix se trouvent introduites dans la gravure et dont la première commence:

Romae caput attamen ipsa, etc.

et la dernière:

Pazzia, Sapientia, etc.

Sur le piédestal, on lit un sonnet dont voici les^ deux premières strophes:

Jo non son (come paio) un Babbuino

Stroppiato, senza piedi, et sensa mani,

Aeneas Vico de Parme. 121

Ne men con gli altri membri sconci et strani

La Sciraia son di Niccolo Zoppino.

Ma son quel famosissimo Pasqiiino

Che tremar faccio i Signor più soprâni,

Et stupir forastieri et Paesani

Quando compongo in volgare, o in latino, etc. Au bas, à droite, est une balance antique et à terre gisent des oreilles d'âne, des crânes de bélier, des bâtons et des verges. A droite, on a la vue sur une des rues de la ville. A la droite du bas, Tinscription : An t. Salm, scudebat Romae 1542. H. 13 p. 3 1. L. 9 p. 9 1.

119. L'Augurfe An ci us. Il coupe en présence de Tarquin la pierre à aiguiser. Adresse: Salamanca excudit 1545. Pièce in-fol. en largeur. Catalogue Sternberg, No. 3460.

120. Le Colis ée. Vue intérieure et extérieure de Fédifice en quatre feuilles. Pièce grand-in-folio en largeur. Catalogue Sternberg, No. 60.

Aeneas Ylco^ de Parme.

(Bartsch XV. 275.)

D'après les notices que Bartsch nous donne sur cet artiste, nous voyons que ses travaux portent les dates de 1541 à 1560, et qu'il a été employé d'abord par Tommaso Barlaccbi, dont probablement il était l'élève. A en juger par sa manière, il paraît avoir cherché à se perfectionner en imitant successivement le style d'Agostino Veneziano, de Giacopo Caraglio, de Giulio Bonasone et de Marc Antoine même. Ce ne fut que plus tard, vers 1550, qu'il adopta une manière de graver à lui particulière et dans laquelle il joignit à beaucoup de délicatesse des tailles fines et serrées qui donnent quelquefois à ses gravures un aspect métallique. Aiïo dit dans ses „Memorie degli scultori parmigiani". Vol. IV, que Aeneas Vico était fils d'un certain François et qu'il naquit en 1523. D'après le même écrivain, il était orfèvre et mourut en 1563, à l'âge de 44 ans. D'après cette dernière

122 Ecole Romaihe de Marc Ânloine.

assertion, il serait né en 1519, et celle de Bartsch qui le ferait aller en 1568 à la cour d'Alphonse II, à Ferrare, serait erronée.

Observations au Catalogue de Bartsch.

13. La Conversion de St. Paul. L'inscription qui s'y trouve :

Francisci Flor. Jo. Car. Salviati alu.mni inventum, ne se rapporte pas, comme le croit Bartsch, à Franz Floris, mais à Francesco de Salviati Florentino, comme l'avait déjà dit, du reste, Vasari lui-même.

21. Mars et Vénus. Cette pièce est une copie en contrepartie de la gravure de Giov. Battista Bertano, surnommé le Ghisi, de l'an 1539 (B. No. 13).

49. L'Académie de Baccio Bandinelli. Les secondes épreuves de cette pièce portent, avec le nom d'Aeneas Vico, l'adresse:

Romae Petrus Paulus Palumbus formis.

Le troisième état est celui que Bartsch décrit comme le second.

450. Rinceau de feuillages à la femme ailée. Les premières épreuves de cette pièce n'ont point encore l'adresse de Salamanca.

Additions à Bartsch.

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