‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 112 sur 328 · DIX-SEPTIÈME ET DERNIER CHEF D’ACCUSATION · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME ET DERNIER CHEF D’ACCUSATION

Lnjin d'être un terroriste, désorganisateur et meneur de section.

(Voyez la déclaration du citoyen Sollier, n° 1.)

« En lisant cette courte déclaration, on aperçoit que le citoyen Sollier, interrogé s'il savait quelque fait à ma charge, a déclaré qu’il n’en savait aucun, et qu’il a fallu remplir le vide fâcheux d’une pareille déclaration, par les impulations banales et légèrement appropriées aux circonstances d’être terroriste, désorganisateur et meneur de section.

» Sur le premier point, qui touche aux Opinions politiques que j'ai manifestées, je n'y répondrai que lorsqu'il sera bien constant qu'on peut traduire en jugement un représentant du peuple pour ses Opinions; mais grâce à la sagesse de la Convention nationale et au génie tutélaire de la liberté, je n'ai point encore à redouter ce danger, qui serait une calamité publique, et je ne dégraderai point le caractère dont je suis revêtu, au point d’entrer dans aucune discussion à cet égard.

» J'ai répondu aux deux autres, en affirmant que depuis que je suis représentant du peuple, je n'ai assisté à aucune Assemblée générale de la section, et je renouvelle le défi que j'ai porté à mes détracteurs, de prouver le contraire.

» Après avoir parcouru le cercle fastidieux des dix-sept chefs d'accusation rédigés contre moi par les commissaires de la section du Muséum, il est bon d’en présenter la récapitulation pour faire ressortir de plus en plus l'excellence de la méthode qu'ils ont adoptée pour multiplier les effets de la calomnie et grossir la prévention qu’ils ont voulu substituer aux preuves des faits allégués contre moi avec le plus scandaleux éclat, et l’impudeur la plus révoltante. ï

» Je remarquerai donc que sur dix-sept prétendus chefs d'accusation, cinq sont extraits de la déclaration d’un seul témoin, parlant sur oui-dire, d'après les bruits vagues et sans garantir les faits, savoir : le citoyen Chemelat, dont on a vu que toutes les déclarations ont pour principe le ressentiment d’avoir été exclu d’un Comité dont j'étais membre.

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» Six autres sont pareillement extraits de la déclaration d'un témoin unique et ne

portant que sur un seul fait : celui d’avoir refusé ma porte à la femme du citoyen Marcel

qui venait me prier de m'intéresser en faveur de son mari. » Ainsi, lorsque la loi exige la déclaration unanime de deux témoins sur un seul fait, les commissaires de la section du Muséum osent m’accuser de onze délits par deux témoins, et encore quels délits et quels témoins !

» Le douzième fait se trouve contredit par les témoins cités pour le prouver, et il est

avéré que la pièce qui a donné lieu à l'imputation et qui a été relatée sous la dénomination de liste de proscription, n’a réellement jamais existé.

» Le treizième est une conversation dont la fausseté est démontrée par la manière

seule dont elle est rapportée.

. » Le quatorzième est un mot de consolation à un citoyen qui venait réclamer mon secours dans une affaire où j'avais la douleur de ne pouvoir le servir. » Le quinzième m'est étranger, et j'en offre la preuve : il est relatif à ce qui s'est

passé, il y a deux ans et demi, aux Jacobins contre le citoyen Boze. Je réclame à cet égard

le témoignage du citoyen Dufourny, pour prouver que c'est par moi que Boze échappa au

danger qu’il courut.

» Le seizième est une supposition prouvée par jamais dit qu'il eût été persécuté par moi, et la

la déclaration mème dont il est extrait, ar Je citoyen Lethiere, dont il s'agit, n’a à rapporter, d’une manière inexacte, une conversation dont son intérêt et de lui faire sentir que, dans les circonstances à traiter un sujet qui indiquât

déclaration se borne seul fut le motif, puisqu'elle avait pour obj où nous nous trouvions, il pouvait y avoir quelque danger une opinion contraire à celle du gouvernement.

» Enfin le dix-septième est une imputation vague, insignifiante et d’ailleurs hau-

tement démentie par ma conduite depuis que je suis représentant du peuple, puisque j'y suis accusé d’être un #e»ewr de la section, lorsqu'il est certain que je n'ai jamais assisté à aucune de ses assemblées.

» Je crois avoir prouvé jusqu’ l'ouvrage de la haine et des plus aveugles p réclamer contre mes calomniateurs la vengeance des lois protectrices de l'honneur, de la ous les citoyens; mais malgré les dangers auxquels mes ennemis

à l'évidence que tout cet échafaudage d'imputations est assions ; et sans doute j'aurais bien le droit de

liberté, de la sûreté de t ont su m’exposer, malgré le but atroce d'une per: ie, je doute si, en détestant leurs criminelles intentions, je ne dois

le secret de leur conscience et le but de

sécution qui attaque depuis si longtemps

mon honneur et ma v pas les remercier d’avoir mis dans un si grand jour leurs démarches.

» Il sort, en effet, que dorénavant je dois être impassible à la calomnie, puisque les re plus furieuses passions attachées à ma poursuite depuis plus de neuf mois, n'ont pu prodéclamations, des injures, des contradictions, et pas un seul fait digne

de toute cette discussion un résultat bien consolant pour moi : c'est cherches laborieuses des

duire que de vaines

du moindre reproche.

» Oui! Je dois remercier mes ennemis d’avoir eux-mêmes établi mon innocence et

démontré la pureté de ma conduite par les moyens même concertés Pour me perdre: et je leur déclare que désormais, enveloppé dans ma conscience, et fort de la justice de la Convention nationale, je dédaignerai leurs Méprisables attaques, en continuant de marcher sans trouble et sans crainte dans la ligne de palriotisme, qui a toujours été la règle de ma vie et l’âme de toutes mes affections.

» Que de préventions cependant il leur sera facile d'élever contre moi! J'ai été membre de l'ancien Gouvernement, et ce Gouvernement a mérité l’indignation publique, et il a été détruit ; j'ai été attaché au parti de la Montagne, et la Montagne est en exécration ; j'ai Connu, j'ai fréquenté, j'ai même chéri des hommes qui ont joui dans la Révolution d’une grande renommée de patriotisme, et ces mêmes hommes se sont rendus criminels envers la liberté et ont été punis par la loi; enfin je me suis toujours et partout fait connaitre pour un ardent ami de la liberté et pour un des plus chauds partisans de la Révolution ; quelle surface immense je présente aux traits des passions qui grondent autour de moi!

» Mais contre ces traits je m'armerai d’une égide qui sera toujours impénétrable : c'est celle d’une vie pure, désintéressée, exempte des passions qui ont déshonoré la carrière de ceux qui ne furent qu'un moment les sincères amis du peuple; d’une vie surtout étrangère à tout autre sentiment qu'à celui de la liberté et à l'amour de la patrie.

» À des allégations calomnieuses, à de vagues déclamations, à des déclarations mensongères, à de fausses Suppositions, j'opposerai des faits positifs et clairement énoncés : c’est que David, qu’on présente à l'opinion publique comme un terroriste, un persécuteur, un homme livré à l'envie et altéré du sang de ses rivaux ; David, qu'on dit avoir été si terrible dans l'exercice de ses fonctions, qu'on appelle s@ foule puissance, N’A JAMAIS FAIT ARRÊTER UN SEUL HOMME ; et la preuve, il l'indique dans les registres du Comité de sûreté générale, et dans l'absence de toute dénonciation positive à ce sujet. Loin de là, il a servi quand il l’a pu à des hommes injustement persécutés, et il citera à cet égard Fouque, jeune homme intéressant, employé dans les bureaux de l'instruction publique, enveloppé dans la proscription des députés de la Gironde, et marchant à une mort certaine.

» Je citerai Rocoffort père, riche négociant de Lyon, à qui j'ai eu l'honneur de sauver la vie; Cholet, négociant de la même ville, à qui la liberté fut rendue sur la garantie que je donnai de son patriotisme et de son innocence, ef je pourrais en citer beaucoup d’autres dont j'ai pris vainement la défense, et particulièrement Floret ainé, père de famille, généralement estimé à Lyon, que j'ai voulu soustraire aux Proscriptions qui ont désolé son pays, et pour qui jai fait d’inutiles efforts.

» Et ceux qui m'accusent de leur avoir refusé ma médiation et mes secours, et qui, par ce fait seul, donnent lieu à six chefs d'accusation, ignorent que j'ai vu mes amis et mes alliés enveloppés dans les mesures cruelles adoptées par l’ancien Gouvernement, sans pouvoir les secourir ni les soustraire à une mort presque assurée.

» Qui ne sait que, pendant plus de quinze mois, j'ai défendu la vie de Charles Sériziat, général de brigade, mon allié, et qu'après l'avoir soustrait aux Proscriptions lyonnaises, J'ai eu la douleur de le voir arrêter et traduire au Tribunal révolutionnaire, le 10 messidor

dernier, malgré les plus vives représentations que je fis en sa faveur au Comité de sûreté générale qui prit cet arrèté contre lui. f

» Cependant cet homme m'était cher, et si je n’ai pu le sauver, si mes plus intimes amis ont péri sur l’'échafaud, sans qu'il me fût même permis de mêler mes larmes aux pleurs de leurs familles désolées, comment ose-t-on me faire un crime, en six chefs d'accusation, de n’avoir pu m'intéresser aux plaintes d’une femme parlant pour son mari, que je n’ai jamais connu, et qui n’était point exposé à de si grands dangers ?

.» Non, jé le dis avec une noble assurance, parce que je n’ai pas besoin de le dire pour repousser les accusations absurdes intentées contre moi, je n’ai point une âme insensible et mon cœur ne fut jamais fermé aux douces impressions d’une juste pitié. En suivant le char de la Révolution, j'ai voulu m’attacher à la cause de l'humanité, et je n’en ai jamais tiré les moyens sacrilèges dont quelques hommes ont su couvrir ou déguiser leurs funestes desseins.

» Exempt de toute espèce d'ambition et seulement passionné pour la gloire que donne les beaux-arts, je n’ai accepté lés fonctions publiques que dans la vue de les servir et d'assurer leur prospérité (1).

» C'est par les vues relatives à cet objet unique de toutes mes études que je me suis

fait des ennemis, d'autant plus violents qu’ils ont trouvé dans l'application de mes prin-

cipes la destruction de leurs frivoles et chimériques jouissances, et c'est parce que j'ai voulu oublier les hommes pour ne m'occuper que des choses, que je vois s'élever contre moi d'irréconciliables inimitiés.

» Ma nullité dans le Comité de sûreté générale, auquel j'ai été appelé malgré moi, est connue de tous mes collègues. Vingt fois j'ai voulu m'en retirer, et vingt fois ma démission a été refusée, et cependant je ne m’y rendais que le plus rarement possible et sans avoir jamais pris d'autre part à tout ce qui s’y délibérait que par ma signature, que j'avais soin de n’apposer (lant était grande ma circonspection dans les affaires de sa compétence) qu'après celles de mes collègues où du moins le plus grand nombre d'entre eux.

» Qu'on examine ma conduite pendant tout le temps que j'ai été associé aux doulou-

reuses obligations de ce Comité, On y reconnaitra l'inquiétude d’un homme transporté hors

de sa sphère et entraîné par le tourbillon révolutionnaire dans des fonctions étrangères à

son caractère, à ses connai

ances, à ses principes, à son cœur.

» Jamais on ne m'a vu faire aucun rapport au nom de ce Comité, et j'en ai fait souvent, au contraire, au nom de celui de l'instruction publique; jamais je n’ai accepté aucune mission ; jamais je n’ai accusé ni dénoncé personne, et si, à raison de la sévérité des principes que j'ai suivis pour me garantir des erreurs et des suggestions dont les hommes publics ne sont que trop environnés, si pour me conformer aux lois que s'étaient imposées tous les membres du gouvernement de n’écouter aucune sollicitation, j'ai été privé de la

douceur de tendre une main secourable à ceux qui ont été dans le cas de réclamer mon

la surveillance m'ont

(4) « Je le répète, mes fonctions au Comité d'instruction publique et les travaux dont j'avais générale où je n’assistais jamais, et dont je ne faisais partie que pour compléter le nombre des membres qui devaient le composer. »

entièrement isolé du Comité de sûret

appui, je n'ai rien, du moins, à me reprocher, et toute la fureur de mes ennemis ne pourra m'imputer, avec preuve, d'avoir contribué personnellement à l'exécution des mesures rigoureuses qui ont fait tant de victimes. 1

» Ah! que les ennemis cruels qui me poursuivent et qui, en abusant des circonstances, osent me peindre des plus sombres couleurs, descendent dans l’intérieur de ma vie et qu'ils en exposent, s’ils le veulent, le tableau fidèle sous les yeux du public: qu'ils me saisissent par tous les rapports qui constituent les devoirs de l’homme envers l'humanité, du citoyen envers la patrie, du fils envers sa mère, du père envers ses enfants, qu'ils citent l’indigent que j'ai refusé de secourir, qu'ils disent quel sacrifice J'ai refusé de faire à mon pays, par

où j'ai violé les droits de la nature, {trahi les devoirs de l'amitié, ceux de la reconna

sance, et s’ils me trouvent environné, pressé, défendu par tous ceux qui ont été les témoins de mes actions privées, par fous ceux qui m'ont connu, par ceux mêmes qui n’ont fait que m'entrevoir, y reconnaitront-ils les traits hideux dont ils ont voulu marquer mon caractère et le déshonorer ?

» Oui, mes malheurs mêmes ont ouvert pour moi la source de ces consolations, dont les

âmes sensibles peuvent seules

oûter les jouissances; ils m'ont fait retrouver le cœur de mon épouse abusée par de fausses apparences ; ils ont fait plus, ils m'ont dessillé les yeux sur les principes, les vues de ceux de mes collègues, qui, victimes comme moi d'une injuste prévention, ont subi le joug d’une tyrannie à laquelle mon cœur n'eut Jamais de part, puisqu'elle fut le produit de l'erreur entretenue par ceux qui en furent les coupables auteurs.

» J’éprouvai avec transport que des cœurs vraiment républicains n’ont besoin que de se rapprocher pour s’entendre, et la réciprocité des sentiments de la plus douce fraternité, fut le fruit d’une circonstance que je regarderai toujours comme une des plus heureuses de ma vie.

» Cest ainsi que la nature, inépuisable dans

5 bienfaits, place les sources du bonheur dans le sein mème de l'amertume et de la douleur, et que souvent elle cache le principe des plus douces espérances dans les causes mêmes des noirs chagrins et du désespoir.

» Par le principe fécond de cette cause ineffable, dont les effets sont généralement sentis dans le système moral de l'univers, j'ai vu se rallier autour de moi ceux dont l’amitié doit m'être d'autant plus chère que je me suis toujours porté vers eux par des témoignages plus marqués d’attachement et de prédilection.

» Les élèves de l’art que je professe, ces jeunes artistes dans lesquels je me verrai revivre, ont signalé envers moi cette piété filiale, qui lie l'élève à son maitre par des chaînes aussi fortes que les liens du sang, puisqu'elles se rattachent aux plus nobles sentiments du cœur humain. J'ai vu leur tendre sollicitude, leur estime, leur touchante amitié, leur espoir, leur reconnaissance et J'ai béni mon malheur, puisqu'il m’a valu de pareils dédommagements.

» Jeunesse intéressante et sensible, reçois dans cet écrit l'expression des sentiments que tu m'inspires. Je le composai pour repousser les attaques du crime, il doit être un hommage à tes vertus, et tout mon cœur t’en décerne le prix.

» Ah, pour m’acquitter envers toi, je te ferai sans cesse remarquer les ignobles écarts

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des hommes qui me poursuivent ! Je te dirai souvent : garantis-toi de l'influence des froides

passions, de la haine, de la jalousie, de l'envie. Regarde les artistes qui me persécutent, ils n'ont point de génie, ils n'ont pas même de talents ! Et comment en auraient-ils? Le génie ne respire que par les plus nobles sentiments el les passions viles le tuent (L).

y Unissant ainsi les maximes de la morale aux leçons des beaux-arts et aux préceptes de l'exemple, je guiderai tes pas dans le sentier difficile de la gloire, heureux de pouvoir bientôt les suivre sans distraction, et de laisser au bout de la carrière, des artistes plus dignes

que moi de ses couronnes immortelles.

Cevendant, après six semaines de détention, David ne se voyant appelé devant aucun ; à F

tribunal, s’adressa en ces termes au Comité de salut public.

« Paris, le 27 messidor an III.

» David, représentant du peuple, détenu à la maison des Quatre-Nations,

au Comité de salut public.

» J'avais obtenu un congé pour aller rétablir ma santé à la campagne et jy vivais solitaire, paisible, étranger aux manœuvres et aux complots qui ont, un instant, troublé l'ordre publie, lorsqu'à l'occasion des événements qui se sont passés à Paris dans les premiers jours de prairial, on est venu marracher à ma retraite pour me mettre de nouveau dans les fers. Je me suis soumis avec résignation à la rigueur d'un sort si peu mérité, me confiant à la force de la justice et de la vérité, dont la voix crie sans cesse en faveur d’un innocent opprimé, et je crois qu’elle va être enfin entendue.

» Citoyens représentants, lisez ma défense (les scellés posés sur mes papiers viennent d’être levés), jugez-moi! Oui, je suis innocent, et des imputations qui m'ont été faites, et des événements qui ont souillé la Révolution, et des mesures que vous avez condamnées, et de toute entreprise qui à menacé la liberté. Je ne suis coupable que d’avoir aimé cette liberté, l'objet de nos vœux et de nos efforts, avec toute la passion d'un cœur formé pour elle; mais cette passion a été pure el sans mélange d'aucune vue étrangère à son objet, et je n'ai jamais accusé, dénoncé, #1 {ail arrêler personne. Mes ennemis les plus acharnés n'ont pu

citer contre moi un seul fait de cette nature, et leur ardeur de nuire s'est épuisée sur des

« Je dois remarquer ici que je n'ai pas la douleur de compter au nombre des hommes qui me persécutent les

élèbres qui sont en ce moment l'honneur de l'École franc

se. J'ai recu de quelques-uns d'eux les marques la noblesse de leur âme

artis|

du plus touchant intérêt, et je regrette de ne pouvoir leur rendre ici l'hommage que je doi et à leur rare vertu. L'un d'eux, et c'est un des plus dignes de renommée, est venu m'offrir dans ma prison, des consolations. J’ai refusé les secours, je n’en avais pas besoin, mais mon âme s'est ouverte tout entière Un autre, non moins célèbre,

secours et

à la rec sance que je dois à sa démarche, et elle en retiendra un éternel souvenir. et particulièrement mon rival dans la carrière que j'ai parcourue jusqu'ici, s'est vengé lui, en prenant ma défense contre mes détracteurs, eb il s’est opposé, autant qu'il à été en lui, à l'irruption des vengeances que mes opinions ont soulevées de toutes parts. Un jour viendra, peut-être, où je pourrai lui rendre un hommage public des sentiments que m'inspire Sa conduite généreuse. Mais, en attendant, son cœur entendra le mien, et c'est une consolation pour moi de sentir, par son exemple, que la calomnie n’a pu m'enlever l'estime des gens de

es torts que j'ai eus envers

bien. »

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