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David, à la charge, par lui, de distribuer un exemplaire des deux gravures à chaque membre de la Convention nationale et à chaque administration des départements. » En exécution de ce décret, David à touché jusqu’à concurrence de 12,000 livres qu'il
a distribuées aux artistes char
de la gravure. Il offre de rapporter leurs quittances; mais
l’ouvr
ge n'a pas eu son entière exécution, et les changements, qui ont été la suite de la révolution du 410 thermidor, ont déterminé le Corps législatif à rendre à l'exposant les tableaux dont il lui avait fait hommage, en dérogeant au décret qui interdisait aux législateurs de les retirer du lieu des séances de la Convention sous quelque prétexte que ce fût.
» L'effet des dispositions ci-dessus intéresse l'exposant sous deux rapports, savoir : celui
de la propriété des tableaux et celui des comptes qu'il doit pour les sommes qu’il a touchées.
» Quant à la propriété, il ne pense pas qu'il puisse y avoir un doute; il en avait fait hommage à la Convention sous des conditions consacrées par le décret du 24 brumaire ; ces conditions ont été postérieurement rétractées, les tableaux ont élé rendus à leur auteur, et
tout est terminé à cel égard.
» Mais, relativement à sa comptabilité, il lui importe d'ètre pleinement déchargé des sommes qui lui ont été remises, en justifiant qu’il en a fait l'emploi dont il était tenu. A cet égard, il joint au présent mémoire les quittances des artistes qui avaient été acceptés par le
Comité d'instruction publique pour graver les ouvrages dont il se
it. Au moyen de la
production de ces titres, il pense qu'il ne doit y avoir aucune difficulté à lui donner une
pleine décharge de la somme de 12,000 livres ci-dessus énoncée, el e
ce à quoi il conclut.
» Salut, fraternité et respect.
» DAVID, peintre, membre de l'Institut national.
» Paris, ce." »
A cette lettre étaient joints les deux traités passés avec les graveurs Tardieu et Morel, une quittance de Serangeli de 400 livres pour une copie du Marat, une de Devosge de la mème somme, pour un dessin du Zepellelier, puis les quittances de Tardieu pour 5,170 livres; enfin, celles de Morel pour 6,000 livres. De ces payements, deux avaient été faits par anticipation, le 15 thermidor an Il, la veille de l’incarcération de David, et les derniers à la date
des 23 et 29 brumaire an IV.
Pour compléter ces détails, nous donnons la copie du traité passé entre David et Tardieu; celui de Morel est identiquement semblable :
« Nous soussignés, Jacques-Louis David, peintre et député à la Convention nationale, et Pierre-Alexandre Tardieu, graveur, sommes convenus de ce qui suit :
» Savoir :
» Moi, Jacques-Louis David, d’une part, m'engage à payer à P.-A. Tardieu, la somme de 6,000 Livres en quatre payements égaux de 1,500 livres chacun, payables de quatre mois en quatre mois, savoir : le premier à la fin de frimaire courant; le second à la fin de germinal suivant; le troisième à la fin de thermidor suivant, et le quatrième et