‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 126 sur 328 · GRAVURES DE LEPELLETIER ET MARAT · texte numérisé non relu

GRAVURES DE LEPELLETIER ET MARAT

dernier, à la fin de frimaire de l’an III de la République française, époque à laquelle Tardieu s'engage à livrer la planche.

» Et moi, d'autre part, P.-A. Tardieu, m'engage à graver le dessin du tableau de David, représentant la Wort de Lepelletier et à lui délivrer la planche gravée à la fin de l'an III de la République française. Je m'engage, en outre, à retoucher la planche lorsqu'elle sera usée, moyennant de nouvelles conditions ; bien entendu que, suivant l'usage qui accorde aux graveurs une quantité quelconque d'épreuves, il m'en sera accordé une douzaine et pas plus.

» Fait double entre nous, à Paris, le 24 frimaire de l'an II de la République francaise,

une et indivisible.

» TARDIEU, DAvip., »

D'après un rapport, assez légèrement fait sur ce mémoire, pour qu'on ait omis d'y mentionner la dernière quittance de Morel de 3,000 livres qu'il avait recues, son travail une fois terminé, le ministre répondit ainsi à David, en le déchargeant de cette somme dont il croyait n’avoir pas retrouvé l'emploi :

« 9 germinal an V,

Au ciloyen David.

» Sur le rapport qui m'a été présenté, Citoyen, j'ai reconnu, par les pièces jointes à votre mémoire, que, sur la somme de 12,000 livres assignats que vous recütes en l'an II pour subvenir aux frais de gravure des deux tableaux, Marat et Lepelletier, dont vous étiez chargé, vous en avez employé 8,970 à payer les artistes qui vous ont secondé dans cette entreprise, de sorte qu’il ne vous est resté, pour votre travail personnel dans les tableaux dont l'exécution est abandonnée, que 3,000 livres assignats. Il me parait donc juste de vous décharger, comme je vous décharge, en effet, de toute comptabilité relative à cet objet.

» Quant à la propriété des tableaux, personne, je pense, n’est disposé à vous la contester. Vous pouvez en exercer tous les droits.

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