‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 127 sur 328 · BENEZECH · texte numérisé non relu

BENEZECH

David ne se contenta pas de cette réponse; il exigea la rectification de l'erreur qui avait oublié la somme de 3,000 livres, et pour que l'emploi intégral des 12,000 livres fût justifié, il joignit à sa seconde lettre une quittance de Potrelle de 30 livres pour

l'encadrement des deux dessins de Lepelletier et de Murat.

« 4 messidor an V.

» Citoyen Ministre,

» Dans la liquidation qui s'est faite, relativement aux 12,000 francs que j'ai touchés pour faire graver les tableaux de Lepelletier et Marat, il s’est glissé dans vos bureaux une erreur de plus de 3,000 francs; je vous prie, citoyen ministre, de vouloir bien la faire rectifier. On a oublié de comprendre une quittance. Cette inattention est très

peu de chose en elle-mème; mais il faut qu'elle soit réparée pour que je sois déchargé,

comme je le désire, de toute responsabilité financière. Il reste 30 francs dont je n’ai point

à faire encadrer les dessins qui ont servi à

encore justifié l'emploi. Is ont été emplo la gravure, ainsi que vous le verrez par la quittance qui en justifie. » Salut, fraternité.

» DAVID

Ces deux dessins dont parle David, et qui avaient été encadrés par Potrelle, sont : celui du Zepelletier, par Devosges, et celui du Marat, par Wicar. La copie de Serangeli

avait été commandée pour les Gobelins. Le ministre répondit par la lettre suivante :

« 4 messidor an V.

» Le ministre de l'Intérieur au citoyen David, peintre à Paris.

» Le nouvel examen que j'ai fait, citoyen, d’après votre lettre du 4 de ce mois, des pièces de dépenses relatives à l'exécution des deux tableaux, Marat et Zepelletier, dont vous aviez fait hommage à la Convention nationale en l’an Il, m'a pleinement convaincu que la somme de 12,000 francs, par vous reçue en à entièrement en déboursés réels et effectifs justifiés par ces pièces, en y compre-

gnats pour les tableaux, à été

employée nant les 30 francs montant de la quittance nouvellement recouvrée, qui était jointe

votre dernière lettre.

» Ilen résulte qu’il ne vous est rien resté pour votre travail personnel, et que vous

devez, par conséquent, ètre déchargé, comme je vous décharge, en effet, par répétition, de toute comptabilité relative à ces deux tableaux, dont la propriété ne peut vous être

contestée.

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