‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 128 sur 328 · BENEZECH · texte numérisé non relu

BENEZECH

Les exemplaires des estampes de Tardieu et de Morel, dont les planches ont été brisées, sont très rares. Nous ne connaissons que Ceux que possède la Bibliothèque nationale, dans le fonds Hénin. Encore la seule épreuve du Zepelletier, une épreuve de remarque, est-elle lacérée de manière à avoir fait disparaître les emblèmes qui expliquaient la fin tragique de ce député à la Convention.

A ce moment, le parti royaliste, se croyant assuré du succès, ne cachait plus s

espérances ; il annonçait de cruelles représailles à exercer contre les restes de l’ancien gouvernement révolutionnaire. « Le monstre hideux, la grosse joue, » comme on appelait

és par les

David, ne devait plus, cette fois, échapper au glaive de la justice. Encoura

artistes jaloux de son talent, « les mignons aristocrates » se répandaient en invectives contre le peintre des Æoraces, reculant d'effroi quand on leur disait qu'on lui avait serré la main, et ne cessant, bien qu'incapables de citer un seul nom, d’invoquer le souvenir des nombreuses victimes que son envieuse cruauté aurait fait jeter dans les cachots ou

sous le fer des bourreaux.

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