‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 13 sur 328 · CE TABLEAU EST DE 10 PIEDS CARRÉS · texte numérisé non relu

CE TABLEAU EST DE 10 PIEDS CARRÉS

Dans ce tableau David avait trouvé l'occasion de montrer plus clairement que dans ses précédents ouvrages le résultat de ses études antiques. Le lieu de la scène, le costume des

personnas tout, jusqu'au ton général, se ressentait de l'Italie. Mécontent cependant de

son effet, il avait consulté Vien qui lui avait fait couvrir sa femme d'une draperie blanche. La critique loua le dessin, la composition, l’idée ingénieuse de faire tendre par un enfant le casque de Bélisaire aveugle; mais elle fut unanime à regretter la couleur foncée et terne de cetouvrage ; quelques écrivains entrant dans plus de détails portèren leurs observations sur

le soldat qu’ils trouvèrent d'un caractère mesquin et trivial. La justesse de leurs remarques

fut confirmée par les changements que l’auteur apporta dans sa ré étition en petit de ce mème tableau; d'autres, se piquant d’érudition, mais oubliant les bas-reliefs de la Colonne

Trajane, lui reprochèrent comme une erreur de lui avoir fait porter son épée à droite.

N° 212. Saint Rock intercédant la Vierge pour la quérison des pestiférés. CE TABLEAU EST DE 8 PIEDS DE HAUT SUR Ô DE LARGE.

Cet ouvrage fut aussi goûté à Paris qu'à Rome. Tout le monde admira le groupe des pestiférés. On fut frappé de l’onction du saint Roch atteint lui-même de l'affreuse maladie, mais on signala le peu de transparence de la gloire qui entoure la Vierge, et l'on regretta que la dimension du tableau eût forcé le peintre à sacrifier les groupes accessoires. On lui reconnut volontiers de l’idée, de l'originalité, sans ces réminiscences qui se rencontrent souvent dans les œuvres d'artistes qui ont travaillé en Italie.

N° 313. Ze portrait de M. le comte Potocki à cheval,

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