‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 152 sur 328 · TRIOMPHE DE GROS · texte numérisé non relu

TRIOMPHE DE GROS

Quant à Hennequin, comme pour tous les vaincus

sa Balaïlle de Quiberon « d'effroyable gâchis », et en lui chantant sur l'air des Perdus :

Non, tous ces pauvres gens qu'on bat Ne relracent pas un combat.

Vite, Arlequin, que ta batte aille Frapper cette triste bataille

Où le devant et le fond du

Tableau, mon cher, sont confondus.

Telle était l'opinion d'Arlequin au Muséum. Sa muse maligne et mordante à un autre élève de David, à Mme Mongez, qui avait exposé un « Alexandre pleurant la mort de la femme de Darius ». Mme Mongez, dont le mari, de l’Institut, était l'ami intime de David, possé dispositions pour les arts,

s'attachait

numismale distingué et membre lait un esprit fin et enjoué. Douée d'heureuses elle avait reçu les leçons de Regnaul

t'et de David et on disait que ce dernier travaillait à ses ouvrages. Déj

à, au Salon de

dans son tableau mère, les journaux s’étaient donné le de reconnailre, « au premier aspect », 1 Cette fois-ci, Aylequin, tout en parais reproche dans le couplet suivant :

d'Astyanaz arraché aux bras de sa malin plaisir a main de son maitre.

ant plaisanter, accentuait bien plus vivement ce

Air : Je suis encore dans mon printemps

Il est fort bien peint ce tableau ; Cette draperie est bien faile ; Mais en louant votre pinceau, Autour de moi chacun répète Qu'à David Mongez dit toujours :

« Venez, venez à mon secours. »

David était sincèrement heureux du triomphe de

Gros, bien qu’il fit preuve dans ses ouvrages d'un sentiment de 1

‘art inconnu à son école. Il devint bientc éveilla dans son cœur, surtout dans ses

Ôt son élève chéri et

assombries par l’âge et l'exil, Les sentiments affectueux qu'il avait ressentis autrefois pour Drouais.

Le jeune vainqueur du Salon de 1804 avait ci

dernières années

uitté la salle du Jeu de Paume de Versailles, qu'on lui avait prètée pour l'exécution du tableau de

Nazareth, et était installé dans un des ateliers dont l'administration disposait dans

le couvent des Capucines. I1 rencontrait en ce Ingres, Granet, Bergeret, élèves, comme lui, de David, et tr. bruyant de brillants officiers. L'avenir

lieu availlait au milieu d’un concours s’annonçait pour lui sous les meilleurs

auspices, car Napoléon venait de prendre un arrèté qui lui pré

Sageait une ample moisson de lauriers.

son esprit, le premier Consul s'était arrèté sur 1 intellectuelle de la France, qu’il voulait voir des armes.

Dans les vastes conceptions de a Situation aussi illustre par l'éclat des ar Mais, pour mesurer les progrès que la nation fer. énergique vo:onté, il fallait d’abord constater L'état où il l’av Révolution.

{S que par celui ait sous l'impulsion de son

ait trouvée au lendemain de la

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