‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 172 sur 328 · GIRODET · texte numérisé non relu

GIRODET

Mais, pour mieux riposter aux coups de la critique, il publia lui-même une étude intitulée : Critique des critiques du Salon de 1806. La partie la plus remarquable de cet opuscule est celle où il décerne, à la nouvelle page de Gros, la Batuille d'Aboukir, les éloges les plus sincères et les plus mérités.

Au Salon de 1808, David envoya le Cowronnement avec les Sabines, et un Portrait de l'Empereur en habits impériauz. Ce dernier tableau, d’une autre

composition que celui de la ville de Gène

S, avait été commandé par Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, dans la famille duquel il est resté jusqu’à ce jour.

Cette Exposition, une des plus remarquables de l’Empire, fut le triomphe de D son école, qui atteignait alors

avid et de son plus haut degré de splendeur et d'éclat. Le maître y paraissait entouré de quarante-trois élèves et P entraient en lutte avec les siennes.

armi eux des talents dont les œuvres

Gérard, déjà membre de la Légion d'honneur depuis la fondation de Balaille d'Austertitz, une de ses plus belles pages ceux de Zalleyrand, de Ducis, C

l'ordre, exposait la , etonze portraits officiels parmi lesquels anova, sont demeurés célèbres. Girodet parai

it avec Atala au tombeau et Namoléon recevant les clefs de Vienne. [1

Gros était représenté par la page saisissante du Champ de bataille d'Eylau, et le portrait entraînant du Général Lasalle.

Parmi les rivaux de David, Prud’hon avait exposé Za Justice et la Vengeance divine Doursuivant le crime, et Guérin son Bonaparte pardonnant aux révoltés du C

Après eux, nous retrouvons Bergeret, Debret, Delécluse, Deville Joseph Franque, Gautherot, Granet,

aire.

rs, Ducis, Fabre, Me Mongez, Ponce-Camus, Riesener, Schnetz et Serangeli, se groupant autour du drapeau de l'atelier David.

Cette Exposition excita la verve des journalistes : une foule de critiques volantes se débitaient à la porte du Louvre, et parmi elles reparut le spirituel nous avons déjà cité pour le Salon de 1804. Paraissant par premier celte annonce du tableau de David :

Arlequin au Muséum, que numéros, il contenait dans le

« Nous avons l’honneur, Messieurs, de vous

annoncer la seconde représentation du tableau du Couronnement (1) de M. David.

» Heureux si cette pièce à grand spectacle, mais un peu froide à la vérité, a le bonheur de vous plaire d'après les retouches qu'on y à faites. — Dans le cas contr.

aire, on y ferait de nouvelles corrections. Nous v

ous prévenons, en conséquence, de ne regarder cette seconde

(1) Quelques personnes disent qu'il faut ici une virgule

, je soutiens le contraire, ne se rappelle-t-on pas les couronnes jetées sur ce tableau.

(Note d'Arlequin.)

‘représentation que comme une répétition générale, et dont la représentation définitive aura

lieu très incessamment. »

Le numéro suivant était entièrement consacré à David.

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