‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 197 sur 328 · OFFRES DU ROI DE PRUSSE · texte numérisé non relu

OFFRES DU ROI DE PRUSSE

David, alléguant encore la santé de sa femme, la tranquillité et la considération dont il jouissait à Bruxelles, déclina de nouveau les propositions qui lui étaient faites: mais le prince de Hasfeld, ayant à cœur de satisfaire les désirs du Roï, envoya, comme négociateurs, sa femme et ses filles. Ces dames se rencontrèrent à l'atelier avec la comtesse de L..., amie particulière de Sa Majesté. Malgré d'aimables instances, la beauté n'eut pas plus de succès que la diplomatie, et il ne resta à Me l'ambassadrice qu’à prier la comtesse de L... de rapporter au Roi le témoignage de leur bonne volonté et de l'impuissance de leurs efforts.

Enfin, quelques semaines après, le frère du Roi, voyageant sous le nom de prince de Mansfeld, vint trouver David. Il le sollicita de partir, mettant sa voiture à sa disposition pour se rendre à Berlin, lui demandant qu'aussitôt arrivé, il commenc comme celui qu'il exécutait en ce moment du général Gérard.

ât son portrait,

Malgré ces démarches si flatteuses, David persista dans sa résolution et ne céda pas aux prières du prince.

L'ambition seule aurait pu lui conseiller de quitter la Belgique, où il recevait de tous côtés des marques d'estime et d'affection, et où la sympathie du Roi le couvrait contre les vexations que les réfugiés éprouvaient de la surveillance inquiète de Wellington.

Étant allé au mois de juillet visiter Gand, la Société royale des Beaux-Arts et de Littérature de cette ville, qui le comptait au nombre de ses membres, lui avait fait une brillante réception. Elle lui avait donné une sérénade dont le dernie

r morceau, par une attention délicate, était l'air :

«Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille? »

Le lendemain, à un banquet qui avait suivi la distribution des prix assisté comme un des présidents, des toasts, accompagnés de son honneur. Enfin, après une visite dans l'atelier d

, à laquelle il avait couplets, avaient été portés en e De Cauwer, on l'avait prié, à la Bibliothèque, d'écrire sur un registre son nom, « autour duquel, dit le journal, vingt autres noms d'artistes ont formé une couronne : on eût dit le soleil entouré de ses rayons.» Quelques jours après, la police ayant encore pris contre les bannis des mesures qui

auraient pu l’inquiéter, les artistes de Bruxelles, pour le rassurer, lui souhaitèrent chaleu-

reusement sa fête. A cette occasion, M. Wallez, de Gand, lui envoyait la pièce de vers suivante, imprimée sur satin blanc.

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