‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 201 sur 328 · LE BOURGMESTRE ET ÉCHEVINS DE LA VILLE DE BRUXELLES · texte numérisé non relu

LE BOURGMESTRE ET ÉCHEVINS DE LA VILLE DE BRUXELLES

Ces expositions payantes, où le talent de 1

‘artiste recevait une preuve sincère de l’ du publie, avaient toujours été dans 1

à pensée de David.

pour établir cette coutume en Franc peu d’imitateurs. Depuis son séjour à Bruxelles, ces sor motif charitable, étaient devenue

Stime

Avec ses Subines, il avait fait une

première tentative e, où, il faut l’avouer, il rencontra

tes d'expositions, S'appuyant sur un S plus fréquentes

et semblaient devoir entrer dans les

usages du pays. David s'applaudissait de ces progrès, el quand son élève Odevaere songea à montrer à Londres son tableau du Prince d'Orange à Waterloo, il l'encouragea ainsi dans son intention.

« Bruxelles, ce 21 janvier 1818.

» Votre lettre, mon cher Odevaere, m'est parvenue bien à temps. Je m’informais de vous de tous côtés, et les nouvelles que je recevais ne se trouvaient point d'accord : les uns vous disaient en Angleterre, les autres en Hollande ; je vois par la vôtre que les uns et les autres avaient raison. Je sais donc à présent à quoi m'en tenir.

» J’approuve beaucoup votre démarche et le parti que vous prenez d'exiger une sorte de rétribution ; il n’y a rien, selon moi, de plus honorable que de se procurer une aisance avec les talents que le ciel nous a répartis. Par ce moyen on n'est pas à charge à ses concitoyens; au contraire, On les met à leur aise, parce qu'on n'aime pas toujours avoir obligation pour une chose qui coûte si peu. D'ailleurs, mon bon ami, vous allez parcourir deux pays pour qui l’industrie individuelle est une grande recommandation, qui doivent chacun leur richesse à leur intelligence naturelle, et c’est cette mème industrie qui les fait tant admirer de l’Europe.

» Vous n'avez pas besoin de mon secours pour motiver votre démarche, elle est hono-

rable, je vous le répète, elle sera à préciée par tout le monde. On doit être fier, au contraire,

quand c’est son propre ouvrage qu'on expose aux yeux du public sans avoir recours à l'intervention d'un protecteur qui, dans son amour-propre secret, se fait un honneur de l'ouvrage quand il réussit, et vous abandonne aussitôt qu'il croit apercevoir qu'il déplait.

» Le vôtre, mon bon ami, aura le succès qu'il a eu ici, et qu'il aura partout où il y aura des yeux qui savent voir et des âmes qui savent sentir. Je ne vois qu'une chose là dedans qui peut me faire de la peine ; c'est que ce voyage va me priver pour longtemps du plaisir de vous voir. »

Ce projet n'eut pas de suite, le tableau d'Odevaere se rapportait trop particulièrement à l'histoire des Pays-Bas pour être goûté en Angleterre.

Pendant qu'en Belgique tout ce qui cultivait les beaux-arts faisait à leur plus illustre

représentant un si brillant accueil, il récoltait par les efforts de l'atelier qu'il avait laissé en France, une nouvelle moisson de lauriers.

qui, à son départ, avait accepté la direction de l'école, s’abritait dans sa modestie

Gros,

les ouvrages comme exemples à ses

sous les préceptes de son maître, dont il citait sans ces élèves. Ceux-ci avaient, comme d'habitude, fourni de nombreux concurrents aux prix de Rome del818, etavaient été assez heureux pour voir réussir leurs camarades Hesse el Coutan.

Gros, à l'occasion de ce succès, adressa aussitôt à Bruxelles la lettre suivante :

« Paris, le 19 juillet 1818.

» Mon très cher Maitre,

et de plus

» Tandis que, par vos chefs-d'œuvre, vous honorez le pays où vous à

les faites servir au soulagement des malheureux, votre génie plane toujours sur nou, et le

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