‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 204 sur 328 · LES SABINES ET LÉONIDAS ACHETÉS PAR LOUIS XVIII · texte numérisé non relu

LES SABINES ET LÉONIDAS ACHETÉS PAR LOUIS XVIII

ance? » Puis-je jamais avoir eu en tête ais je me connais aussi. Laissez-moi où je suis,

je l’'éprouve, je suis content.

ession cordiale de son bon

que votre nom nous buvons à votre santé. Nous louons ligne votre gran

ie n'est pas par les journaux

ait à son maître

ibines et du Zéonidas, suivi de l'exposition 7, provoquerait un mouvement de les s’opposant au rapprochement du gouverste, appuyé dans cette noble tâche par les aient un jour rendu aux tableaux du maître, con— la Sorbonne, un hommage spontané. En effet, quand , au Salon de 1819, d'anciens disciples de ateliers de Gros et de Regnault, s'étaient almes et de couronnes, aux

; puisse la justice du Roi le

sous l’impulsion du comte de le mois de décembre 1819, la cession des Subines et du Zéonidas, remise à flot par Gros et traitée par MM. Del Musées, était considérée comme

er du cordon de l'ordre de

» DAvip.

l’'amertume de son refus.

prononcé vos

par talent. Ils m'ont fait

que vous vous faites

assent et l’impartiale

AVID. »

, ne perdait pas l'espoir

France. Il pensait avec

spirations

ahaye, avoué de

Saint-Michel, est heureux d'exprimer à son maitre sa satisfaction sur la terminaison de cette affaire, qui va rendre au Luxembourg deux chefs-d’œuvre destinés à ramener l’école

dans la bonne voie.

« Paris, ce 15 décembre 1819.

» Mon très cher maitre,

» Je reçois toujours avec la plus sensible reconnaissance le peu de lettres que vous voulez bien m'envoyer.

» Par votre avant-dernière j'ai senti que mon zèle me rendait indiscret, mais, mon

cher maitre, qui mieux que moi peut prévoir nos besoins, et malgré l'éclat que vous avez

laissé à l'école Française, j'apercois la maladie qui la menace. Ne dois-je pas tourner sans

cesse vers vous mes regards, comme père el comme véritable sauveur de notre école qui

courra toujours de grands dangers tant qu'elle ne vous reverra pas dans son sein? Les hommes voyant tant de jactance dans tous les tableaux, s’écrient souvent : « Si le père David était lè

Heureusement vos deux chefs-d’œuvre exposés au Luxembourg vont rappeler tout cela à

| »Jé crains fort que les talents ambitieux et à fracas ne gangrennent l’école.

l'ordre. C'est avec une bien vive satisfaction que j'ai vu réussir le traité de leur acquisition, et je me suis abstenu de vous écrire pendant tout ce temps-là, de peur que la plus petite chose ne vienne le troubler. Le tableau du /ew de Paume est soigneusement roulé et déposé dans mon atelier, qui est tout à votre service ; ce qu'Eugène jugera à propos d'y déposer y

sera gardé avec le même soin.

» J'ai été bien touché de la petite lettre que m'a remise Eugène. Nous en faisons souvent autant de notre côté. Quand ce sera-t-il de plus près ? » Tous nos succès étant votre ouvrage, j'ose vous dire, mon cher maitre, l’insigne

récompense que j'ai reçue précisément aujourd’hui. Permettez-moi d'en déposer l’hommage sur vos genoux comme sur CEUX d'un père. Le Roi a eu la bonté de me comprendre dans la nouvelle promotion des cordons de Saint-Michel. Forts de vos lecons, nous recueillons les plus belles récompenses terrestres, mais c'est en vous voyant planer et jouir de votre immortalité, et élançant vers votre haute région nos vœux et nos sentiments constants de reconnaissance et d’admiration.

» L'amitié que vous me portez n'a encore valu un honneur qui m'est bien précieux, puisque l’Académie de Gand veut bien m'inscrire au nombre de ses membres el me ranger encore ainsi près de vous et sous vos ailes où j'ai toujours été si heureux. J'ai répondu avec toute la gratitude de tant d'honneur, mais veuillez être mon interprète après avoir été mon protecteur auprès de ces messieurs, et leur renouveler tous mes sentiments d'estime et de reconnaissance.

» La promplitude de cette occasion ne me permet pas d'en avertir Eugène.

» Recevez, mon cher maître, ainsi que M" David, mes affectueux embrassements.

» GROS

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